Respecter l'environnement

Energie et climat

Comment concilier approvisionnement énergétique et lutte contre le changement climatique ? Pour nous, il n'existe pas de réponse unique à cette question cruciale mais plutôt un ensemble de mesures complémentaires à combiner.

Les enjeux

Selon nos estimations, les énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon) assuraient en 2010 environ  81% de l'approvisionnement énergétique de la planète. A horizon 2030, leur contribution devrait être de l’ordre de 75%.

En parallèle, selon les estimations de l’Agence Internationale de l’Energie,  la demande en énergies fossiles pourrait augmenter de près d’1/3, au regard de la croissance démographique de la planète et de la hausse du niveau de vie moyen. 

Environ 60% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) générées chaque année par l’activité humaine sont dues aux énergies fossiles. Plus de la moitié d’entre elles sont dues au pétrole et au gaz (soit environ 1/3 des émissions globales de GES), le reste est lié au charbon.

Or, la communauté scientifique et notamment le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) indiquent que les émissions de gaz à effet de serre ont une influence sur le climat et qu’un effort mondial est nécessaire pour limiter à 2°C d’ici 2100 l’augmentation de la température en résultant.

L’industrie pétrolière et gazière est donc concernée par cette problématique et par les réponses possibles pour réduire les niveaux globaux d’émissions, qu’il s’agisse :

  • des émissions des installations de production et de raffinage/distribution (ces émissions repréentent en moyenne 15% des émissions globales de CO2 équivalent liées aux hydrocarbures) ;
  • des émissions liées à l’usage de produits pétroliers utilisés comme carburants ou comme combustibles par les clients (ces émissions représentent en moyenne 85% des émissions globales de CO2 équivalent liées aux hydrocarbures).

Emission de gaz à effet de serre - nouvelle fenêtre

Nos actions

En tant qu’industriel consommateur, producteur et distributeur d’hydrocarbures, nous avons la responsabilité d’agir sur :

  • les émissions issues de nos installations opérées : 52 millions de tonnes équivalent CO2 en 2010 ;
  • les émissions associées à l’utilisation des produits que nous vendons : 627 millions de tonnes équivalent CO2 en 2010.

Pour ce faire, nous déployons une stratégie visant à maîtriser et réduire les émissions de GES de nos installations et de nos produits et services.

Notre démarche s’articule autour de 4 axes complémentaires :

  • la réduction du brûlage des gaz associés à la production de pétrole : en savoir plus
  • l’optimisation de l’efficacité énergétique de nos installations ainsi que de nos produits et services : en savoir plus
  • le captage-stockage de dioxyde de carbone (CO2) : en savoir plus
  • le développement d’énergies peu émettrices de gaz à effet de serre : en savoir plus

Par ailleurs , depuis plusieurs années, nous intégrons un coût du CO2 de 25 euros par tonne à l’étude de nos projets. Une incitation efficace à un design plus économe, qui nous permet d’anticiper les différentes réglementations qui doivent se mettre en place sur le sujet.

L’ensemble de ces différentes actions devrait nous permettre, à l’horizon 2015, de réduire d’environ 15%  par rapport à 2008 les émissions de gaz à effet de serre générées par nos activités opérées.

Signalons également que depuis plusieurs années déjà, nous travaillons pour agir sur les émissions de nos produits et services. Dans cette optique, nous développons des produits et services innovants, dotés d’un impact environnemental moindre au niveau de leur cycle de production et d’utilisation (voire de fin de vie). Toutes nos compétences d’innovation et d’expertise sont mobilisées à cette fin.

Émissions de GES de Total en 2010 

Gaz à effet de serre : de quoi parle-t-on ?

La surface de la Terre absorbe environ 50 % de l’énergie que lui envoie le Soleil. Elle réémet cette énergie sous forme de chaleur (le rayonnement infrarouge) dont une partie est absorbée par les nuages et certains gaz de l’atmosphère.

Ensemble, ils se comportent comme un couvercle qui réfléchit cette énergie thermique vers le sol et réchauffe ainsi les basses couches de l’atmosphère.

L’équilibre de ce processus, appelé « effet de serre », est vital. Il réduit les écarts de température diurne et assure une température relativement stable à la surface de la Terre (15 °C au lieu de -18 °C).

La vapeur d’eau est le principal gaz à effet de serre (GES). Elle contribue pour plus de 70 % à l’effet de serre.
Toutefois, elle a un cycle de vie très court. En effet, la vapeur d’eau est évacuée en quelques jours de l’atmosphère. Les autres GES, qu’ils soient d’origine naturelle ou anthropique (c’est-à-dire liés à l’activité humaine), mettent, eux, très longtemps à s’en éliminer, en particulier le dioxyde de carbone (CO2).
Les plus importants GES d’origine anthropiques sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O), suivi par les gaz fluorés synthétiques.
Le dioxyde de carbone est responsable des ¾ de l’effet de serre lié aux gaz anthropiques.