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Pétrole
Localisation : au large de l'Angola , à 150 kilomètres de Luanda, par des profondeurs d’eau de 600 à 1 200 mètres
Les partenaires :
- • Sonangol,la compagnie pétrolière angolaise, est le concessionnaire du
« bloc 17 ».
Total, est l'opérateur et détient 40 % des parts, - • StatoilHydro 23,33 %,
- • Esso 20 %,
- • BP 16,67 %.
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Carte du Permis
Angola : démarrage de la production de Pazflor, l’un des plus grands projets pétroliers jamais réalisés en eaux profondes.
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Schéma de développement de Pazflor.
Le développement de Pazflor concerne la mise en production de quatre champs, Perpetua, Hortensia et Zinia (au Miocène supérieur) ainsi qu'Acacia (à l'Oligocène) découverts entre mi-2000 et début 2003.
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FPSO du champ offshore de Pazflor au large de l'Angola
Vue du FPSO de Pazflor, situé à environ 150 kilomètres des côtes angolaises et à 40 kilomètres au nord-est de Dalia, par des profondeurs d'eau de 600 à 1 200 mètres.
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Schéma d'un des puits du projet Pazflor
Un des 49 puits sous-marins alimentant l'unité flottante de traitement, stockage et expédition (FPSO) de la production de Pazflor.
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Centre Scientifique et Technique Jean Féger
Image sismique affichée sur un écran d'ordinateur du centre, en vue de l'analyse et de l'exploitation des champs offshore en eaux profondes de Pazflor (Perpetua, Zinia, Hortensia et Acacia), au large de l'Angola.
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FPSO du champ offshore de Dalia
Opérateurs sur une passerelle du FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola.
Lancé en décembre 2007, Pazflor est le plus gros projet en cours opéré par Total. C'est un développement majeur pour l'Angola dont il va augmenter la production pétrolière de 220 000 barils par jour . La mise en huile de Pazflor a démarré en août 2011, en avance par rapport au calendrier initial. Les réserves prouvées et probables de Pazflor sont estimées à 590 millions de barils. Pazflor a relevé de nombreux challenges technologiques majeurs dont, en première mondiale, des systèmes de séparation gaz / liquide sur le fond de la mer.
Quatre réservoirs distincts pour ce géant des grandes profondeurs
L'aventure de Pazflor commence en 2 000 quand l'exploration de Total s'enrichit d'un nouveau succès sur le bloc 17, permis grand fond dans les eaux angolaises du golfe de Guinée, avec la découverte du réservoir de Perpetua. En 2002, ce sont Acacia et Zinia qui seront débusqués par les explorateurs du Groupe, suivis en 2003, par Hortensia. Ces quatre réservoirs qui forment l'ensemble de Pazflor, cumulent une superficie gigantesque, s'étirant sur 600 kilomètres carrés, soit six fois la superficie de Paris, à environ 1200 mètres de profondeur d'eau.
Un défi technique : une seule installation de traitement pour produire deux huiles différentes
L'un des principaux défis techniques de Pazflor consistait à produire deux huiles aux caractéristiques très différentes, issues de ces quatre réservoirs distincts.
Si le réservoir nommé « Acacia », formé à l'époque Oligocène (environ 25 millions d'années), renferme une huile légère de bonne qualité comparable à celle de Girassol, les réservoirs nommés « Perpetua », « Zinia » et « Hortensia », sont plus récents car datant du Miocène (5 à 7 millions d'années), et recèlent un pétrole plus difficile, car plus lourd et beaucoup plus visqueux.
Dans une recherche constante d'optimisation de la valorisation des ressources en grande profondeur, Total a opté pour le développement conjoint de ces deux hydrocarbures très différents. Un choix ambitieux pour un projet d'une envergure exceptionnelle, embrassant deux systèmes sous-marins de production distincts reliés à une seule installation flottante de traitement et de stockage de l'huile (FPSO).
La séparation gaz-liquide sous-marine : une première technologique mondiale
En janvier 2011, trois unités de séparation sous-marines gaz-liquide (SSU, Subsea Separation Units), mastodontes de 1200 tonnes chacune, ont donc été installées par 800 mètres de profondeurs pour effectuer la séparation sous-marine gaz-liquide . Ce dispositif de séparation constitue, à cette échelle, l'innovation phare du projet et représentent une première technologique mondiale.
Le pétrole issu des réservoirs n'est jamais « pur », mais mêlé à du gaz et de l'eau, dans des proportions variables, et évoluant aussi au cours de la production des champs. Tous les développements menés sur le bloc 17 avant Pazflor (Girassol, Dalia, Rosa) remontent l'intégralité de ce « mélange » en provenance des puits sous-marins de production jusqu'au FPSO. Et c'est en surface que s'opère le traitement séparant huile, gaz et eau. L'audace de Pazflor est de séparer le gaz des liquides (huile et eau) sur le fond de la mer pour les trois réservoirs de la zone miocène recelant une huile lourde et visqueuse, à une profondeur excluant toute possibilité d'intervention humaine.
Après séparation, les liquides sont remontés jusqu'à la surface grâce à de puissantes pompes, également posées sur le fond de la mer, et spécialement conçues pour Pazflor. Le gaz, plus léger, remonte naturellement jusqu'au FPSO, unité flottante de traitement et de stockage.
Ces équipements sous-marins vitaux pour la production, sont installés pour une durée de 20 ans. Ils sont l'aboutissement de très lourds programmes de Recherche & Développement incluant de nombreuses étapes de qualification pour s'assurer de leur fiabilité.
Ce dispositif de séparation sous-marine, constitue, à cette échelle, une première technologique mondiale.
La robustesse technologique née de l'expérience
L'huile plus légère du champ d'Acacia a, quant à elle, directement bénéficié de la longue expérience du Groupe Total dans le domaine de l'offshore profond, avec des options technologiques robustes et largement éprouvées. Ainsi, les puits de production sous-marins sont reliés à des lignes de production formant une boucle - un schéma désormais conventionnel des grands fonds -, la connexion du réseau sous-marin jusqu'au FPSO étant assurée par deux immenses conduites flexibles : les risers de type IPB (Integrated Production Bundle) un concept qui a déjà été mis en œuvre sur Dalia.
Le FPSO Pazflor, un colosse flottant
Les deux unités de séparation sous-marine sont reliées à une seule installation flottante de production, de traitement et de stockage de l'huile, le FPSO (Floating Production, Storage and Offloading). Après avoir quitté la Corée en janvier 2011, le FPSO a atteint l'Angola après un voyage de 84 jours et de 18 500 km, soit 10 000 miles nautiques.
Le FPSO de Pazflor, est le premier à assurer le traitement de deux huiles de qualités très différentes. Un des plus gros FPSO jamais construit, ce colosse d'environ 120 000 tonnes d'aciers est doté d'équipements, dont les turbines à gaz générant une puissance électrique record de 120 Méga Watt permettrait d'alimenter une ville de 100 000 habitants. Le FPSO Pazflor va traiter progressivement jusqu'à 220 000 barils d'huile par jour et stocker 1,9 millions de barils. C'est le troisième FPSO installé par Total sur le Bloc 17, en Angola.
Un immense puzzle industriel mondial
La conception et la construction des équipements nécessaires au développement de Pazflor mobilisent de nombreux savoir-faire aux quatre coins du monde, sur des dizaines de sites industriels. Objectif pour Total : réussir à fédérer toutes les équipes et leur compétences vers un but commun : Garantir le démarrage de Pazflor au cours du deuxième semestre de 2011. Depuis l'île de Koje en Corée, jusqu'à Houston aux États-Unis, en passant par la France, la Norvège, l'Ecosse le Mexique et bien sûr l'Angola, ce sont des milliers de femmes et d'hommes qui mettent leur expertise au service de ce projet majeur. À titre d'exemple et pour le seul FPSO, ce sont 7 millions d'heures de travail qui ont été nécessaires.
Fidèle à son esprit de partenariat avec l'Angola, Total a fait de Pazflor un vecteur important du développement industriel pétrolier du pays. En contribuant également à la formation de techniciens et de cadres angolais aux technologies de pointe des grands fonds, ce projet s'inscrit dans la continuité de la relation fructueuse de Total avec Sonangol, la compagnie pétrolière nationale angolaise.
Sécurité des hommes et respect de l'environnement
La sécurité est bien sûr une priorité absolue pour faire face aux risques potentiels d'un développement d'une telle envergure. Avec pour philosophie une sensibilisation permanente aux risques, menée dans un esprit de coaching des équipes, qui implique la responsabilité de chacun à tous les niveaux hiérarchiques. Cet impératif se double d'un engagement à respecter l'environnement. L'inventaire de la faune et de la flore des grands fonds de Pazflor et une étude d'impact environnemental ont été des préalables au lancement du projet.
L'absence de brûlage à la torche (ou « torchage ») des gaz associés à la production -grâce à leur réinjection dans les réservoirs ou à leur exportation vers une future usine de liquéfaction angolaise-, la réinjection des eaux de production dans les réservoirs du Miocène ou bien encore l'utilisation de turbines à gaz à haut rendement énergétique, permettent de limiter l'impact du projet sur l'environnement.
- À 150 kilomètres des côtes angolaises, Pazflor exploite 4 réservoirs étendus sur une superficie de 600 kilomètres carrés, enfouis sous 600 à 1 200 mètres de profondeur d'eau et sous 1 200 à 2 100 mètres de sédiments.
- Son FPSO mesure 325 mètres de long, 61 mètres de large et 32 mètres de haut. Son quartier vie permet de loger 140 personnes.
- Son plateau de production sera de 220 000 barils par jour.
- Ses deux systèmes sous-marins de production cumulent 49 puits (25 producteurs, 22 injecteurs d'eau et 2 injecteurs de gaz) et 3 unités de séparation sous-marines associées à 6 pompes.
- Quelque 175 kilomètres de pipelines et 90 kilomètres d'ombilicaux, lignes de commande et de contrôle serpentent sur le plancher de l'océan.
Pour aller plus loin sur le projet Pazflor :
Communiqués de presse et actualités :
Pazflor en dates
Décembre 2007 : lancement du projet de développementMars 2009 : début de la campagne de forage
3eme trimestre 2010 : démarrage de la phase d'installation offshore
2eme semestre 2011 : démarrage de la production
Groupe
Fondation Total
Trois axes : solidarité et santé, environnement et biodiversité, culture et patrimoine.
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