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Les causes du naufrage

Le naufrage s’explique par la forte corrosion des structures internes du navire, selon l’analyse des experts judiciaires nommés par le Tribunal de commerce de Dunkerque et celle du collège expertal de l’instruction, analyse reprise par le Tribunal correctionnel de Paris dans son jugement.


Dans leur rapport du 28 novembre 2005, les experts judiciaires nommés par le Tribunal de commerce de Dunkerque précisent également que "ni au moment de l’affrètement, ni lors des opérations de vetting, Total ne pouvait être en mesure de déceler l’état de corrosion des structures de l’Erika tel qu’apparu après le sinistre."


Cette corrosion a été dissimulée à l’affréteur, TOTAL S.A.. L’Erika bénéficiait d’une attestation du RINA, société de classification de premier rang, et membre de l’IACS. Selon ce certificat, les structures du navire étaient en bon état. Il venait de subir sa grande visite quinquennale avec mise en cale sèche et réalisation d’importants travaux.


Il a en effet été démontré à travers des expertises judiciaires que le naufrage est survenu dans les conditions suivantes :


  • la réalité de la structure du navire ne correspondait pas à la certification qui en a été faite après la remise "à neuf" du navire ;
  • en effet les expertises ont révélé qu'il comportait des zones de corrosion localisées en fond de citernes, qui normalement auraient dû interdire la certification ;
  • les expertises judiciaires ont également révélé que les travaux de remise à neuf n'ont pas été intégralement effectués alors que la certification indiquait qu'ils avaient été réalisés.

Le navire a été confronté à une tempête force 8/9 les 11 et 12 décembre 1999 : cette tempête est un facteur contributif du naufrage, mais ne suffit pas en soi à l’expliquer.