« La mer du Nord est une zone mature pleine d‘avenir »

10/10/2018
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Glendronach, Tyra, Culzean, Johan Sverdrup, la mer du Nord a le vent en poupe chez Total. Michael Borrell, directeur mer du Nord et Russie à l’Exploration-Production, revient sur les récents succès du Groupe dans cette zone mature pleine d’avenir.

Plusieurs annonces, en mer du Nord, ont été faites ces derniers jours. La première est la découverte de Glendronach…

Michael Borrell / La découverte du champ de gaz de Glendronach, situé à l’ouest des îles Shetland, au large du Royaume-Uni, est très importante : c’est un succès de l’Exploration, qui valide la stratégie consistant à explorer des bassins matures proches des infrastructures existantes, là où nous avons des champs en production. C’est aussi un projet que nous allons pouvoir développer en cycle court : grâce à sa proximité géographique avec Edradour, il va pouvoir être raccordé aux installations actuelles développées pour Laggan-Tormore et le gaz sera traité dans l’usine des îles Shetland. Glendronach pourra produire l’année prochaine. Synergies sur les infrastructures, cycle court et coûts de développement optimisés : c’est exactement notre stratégie. Et pour la filiale Total E&P UK, c’est une excellente nouvelle qui permet d’étendre la vie de l’infrastructure West of Shetland.

Après l’acquisition de Maersk Oil, Total a décidé d’investir plus au Danemark ?

M. B. / Oui, nous continuons d’investir en augmentant notre participation dans le DUC ou Danish Underground Consortium. Il s’agit d’un consortium qui exploite quinze champs offshore pesant 90 % de la production de pétrole et de gaz du pays. Nous reprenons les 12 % de Chevron pour passer à 43 % dans ces actifs, avec la volonté de tirer le meilleur parti de notre rôle actuel d’opérateur. L’opération nous permet d’augmenter notre participation dans le redéveloppement de Tyra. C’est ce projet complexe qui va nous assurer un bel avenir dans l’offshore danois pour les décennies à venir. Il assurera à compter de  2022 une capacité de production de 60 000 barils équivalent par jour (bep/j). 
En intégrant Maersk Oil et en installant les équipes à Copenhague, nous avons pris un engagement de long terme au Danemark : en continuant d’y investir comme nous le faisons, nous démontrons que nous avons confiance dans le fait que le pays nous apporte de la valeur. 

Les actifs de Maersk nous ont d’ailleurs réservé de bonnes surprises sur Johan Sverdrup, en Norvège…

M. B. / En effet, au terme d’un travail d’appréciation approfondi, Equinor, l’opérateur de Johan Sverdrup, a réévalué les réserves de ce projet norvégien à la hausse : elles sont désormais estimées à 2,7 milliards de barils équivalent pétrole. Les coûts de développement, pour leur part, ont de nouveau été revus à la baisse. C’est une excellente nouvelle pour ce projet géant dont la phase 1 démarrera dès l’année prochaine et qui produira à terme 660 000 barils/jour. Couplés aux 100 000 bep/j du champ de Culzean au Royaume-Uni, qui entrera également en production en 2019, au redéveloppement de Tyra ainsi qu’à la découverte de Glendronach, ils confortent la dynamique de la mer du Nord. La zone sera fortement contributive à la croissance de la production du Groupe dans les années à venir. 

Chiffres clés

  • 2e place d’opérateur en mer du Nord
  • Démarrages 2019 :
    • Culzean, opérateur, 100 000 bep/j
    • Johan Sverdrup, 660 000 b/j
    • Tyra Future, 60 000 bep/j
    • Glendronach