Gaz et prix du carbone : le point de vue de Patrick Pouyanné

Gaz et prix du carbone : le point de vue de Patrick Pouyanné

TITRE 1 : 
1 – 5 JUIN
WGC PARIS 2015
CONGRES MONDIAL DU GAZ

 

TITRE 2 :
POUR TOTAL LE GAZ EST UNE ENERGIE D’AVENIR

Patrick Pouyanné, directeur Général de Total

Aujourd’hui le gaz, c’est la moitié de la production du Groupe, moitié gazier, moitié pétrolier. C’est peu connu. Donc le gaz c’est aussi une énergie en forte croissance pour Total, avec une position de leader dans le Gaz naturel liquéfié.

Nous avons besoin le monde  a besoin de plus d’énergie. La demande en énergie va croissante. On aura toujours besoin d’énergie fossile. Bien sûr les énergies renouvelables vont croître et Total sera acteur dans ce secteur des énergies renouvelables, mais parmi les énergies fossiles c’est le gaz qui notamment pour produire de l’électricité est l’énergie la plus verte, en tout cas la plus propre. Et donc le gaz a un avenir et devrait devenir à nos yeux la première énergie fossile dans le bouquet énergétique mondial.

 

 

TITRE 3

PRIX DU CARBONE :
UNE INITIATIVE POUR LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le gaz est en compétition avec d’autres énergies, donc le charbon notamment pour produire de l’électricité et aujourd’hui le charbon est à un prix extrêmement bas. Ça a conduit notamment en Europe à fermer des centrales au gaz, et donc à favoriser des centrales au charbon.  La façon de corriger cela, c’est simplement de mettre un prix pour le carbone. Et effectivement six grandes compagnies pétrolières européennes, et c’est une première, se sont alliées : BP, Shell, Total, Statoil, Eni,  BG, ensemble pour lancer un appel aux gouvernements, de façon à ce que dans le cadre de la négociation de la Cop 21, cette question de trouver un mécanisme pour donner un prix au carbone puisse progresser, ça serait important parce que c’est ce signal prix qui permettra aux investisseurs de faire le choix du gaz versus les autres énergies. Je crois qu’on ne peut pas penser quand on est producteur d’énergie à notre futur à 15 ou 20 ans sans se dire qu’on doit aussi tenir compte de la maîtrise du réchauffement climatique. C’est un challenge pour tout le monde. Nous sommes en partie responsables, par les produits que nous fabriquons. Un tiers des émissions viennent du pétrole et du gaz. Mais nous sommes aussi une partie des solutions. Nous avons les technologies, les compétences, les moyens financiers donc il faut qu’on s’engage, on doit regarder la réalité en face et je pense que c’est une évolution très favorable de voir que les groupes pétroliers veulent apporter des solutions  à cette question du changement climatique.

 

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