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Nous transportons chaque jour, par mer ou sur la terre, des matières dangereuses : pétrole brut, gaz naturel, produits chimiques ou pétroliers... La maîtrise des risques liés aux transports de produits repose sur des principes communs qui s’accompagnent de plans d’actions adaptés à chacun des modes de transport. En 2007, le Groupe a transporté dans le monde d’importants volumes d’hydrocarbures, de gaz naturel et de produits chimiques. Ainsi, plus de 210 millions de tonnes ont été transportées par voie routière, ferrée, maritime et fluviale. A cela s’ajoutent les quantités transportées dans un réseau de pipelines totalisant plus de 23 000 Km.
Une politique de maîtrise de risque globale
Quel que soit le moyen de transport utilisé, la maîtrise des risques repose sur des principes communs :
- la sélection des fournisseurs (transporteurs et intervenants) : laquelle fait intervenir des critères liés aux performances sécurité de l’entreprise,
- la mise en œuvre de programmes d’audits et d’inspections : ceux-ci concernent entre autres les moyens de transports, en particulier avant leur sortie des sites,
- l’attention portée à la qualification des intervenants, via des formations réglementaires pour le transport de matières dangereuses et des stages complémentaires, portant notamment sur l’utilisation des équipements du site de chargement / déchargement,
- le déploiement des Systèmes de Management de la Sécurité : une attention particulière dans ce domaine étant portée à la formation des intervenants, à la vérification de l’efficacité des procédures internes, à la veille réglementaire ainsi qu’à la qualité du reporting,
- l’utilisation d’analyses de risques permettant d’évaluer les risques de certains trajets développés avec l’aide de systèmes d’informations géographiques,
- la déclaration et l’analyse des accidents ainsi que l’observation des « bonnes pratiques » pour permettre le retour d’expériences et la mise en place d’indicateurs de suivi des performances de sécurité.
Pour l’ensemble des modes de transport, une analyse globale des incidents et accidents corporels et matériels est effectuée, afin de mieux connaître les risques associés et d’orienter les programmes d’amélioration. La prépondérance, à près de 80 %, des accidents routiers dans l’ensemble des accidents de transports du Groupe justifie la mise en œuvre de plans d’actions spécifiques dans toutes les entités.
Le risque routier
En Afrique et au Moyen-Orient, le Groupe poursuit les actions de progrès engagées en 2002 dans le cadre du programme PATROM (programme d’amélioration des transports routiers à l’outre-mer) qui renforce les partenariats entre filiales et transporteurs, rationalise les flottes et améliore la formation des conducteurs. Un programme d’amélioration et de sécurisation des transports routiers pour les GPL a également été lancé en juin 2007. Il prévoit une inspection à l’entrée des sites, l’équipement des véhicules avec des ordinateurs de bord, une évaluation des systèmes de gestion de la sécurité des transporteurs et une analyse du risque circulation. Des programmes analogues ont été développés sur les autres continents. Ainsi, en Amérique Latine, de réelles avancées ont été obtenues en intégrant la démarche sécurité pour les véhicules légers comme pour les poids lourds. En Asie, le lancement du programme AP TRIP (asia pacific transportation on road improvement program) en avril 2007 a été précédé d’une semaine de formation aux risques. Enfin, en Europe, le nouveau référentiel d’audit des systèmes de gestion de la sécurité des transporteurs a été publié le 1er juillet 2007. Il comporte de nouveaux outils facilitant la réalisation des audits et intègre des vérifications sur le terrain auprès des conducteurs.
Les transports maritimes et fluviaux
Un travail important de cartographie a été réalisé pour les routes maritimes et fluviales empruntées par tous les produits (hydrocarbures, GPL, GNL, produits chimiques, engrais, charbon) transportés par le Groupe. Ce travail contribue à mieux connaître les flux par région, famille de produits, mode et condition d’affrètement, à disposer d’une vue globale et à mieux évaluer les risques.

Renforcer la maîtrise des risques dans les dépôts
Des plans d’action visent aussi à améliorer la sécurité des dépôts en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient ainsi qu’en Asie où un état des lieux a été dressé en 2007. En Europe, les contrôles des systèmes de protection des bacs contre le débordement ont été déployés , en priorité dans les 25 sites desservis par bateau et pipeline.
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