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“Tout projet de développement, tout lancement de produit n’est engagé qu’après un examen préalable de ses risques pour la sécurité, la santé et l’environnement, prenant en compte l’ensemble de son cycle de vie.” Total, à travers l’article 2 de sa charte Sécurité Environnement Qualité, exprime clairement sa volonté de maîtriser et réduire l’impact de ses activités et de ses produits.
Les impacts sanitaires des produits passés au crible
Parce que certains produits du Groupe peuvent avoir un impact néfaste sur la santé des utilisateurs, information, évaluation et transparence sont au coeur de la politique Sécurité Environnement Qualité de Total. L’information sur les propriétés des produits passe notamment par les fiches de données de sécurité (FDS). Élaborées par un réseau d’experts au sein des équipes HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement), celles-ci synthétisent les informations sur les dangers potentiels des produits, ainsi que les précautions à prendre pour les utiliser. Elles sont disponibles sur internet (www.quickfds.com) et via l’intranet du Groupe. Des actions ciblées en fonction des produits et des contextes sont également mises en oeuvre comme en témoigne par exemple le centre de formation au GPL en Argentine. L’année 2006 a par ailleurs été marquée par l’adoption de la réglementation REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals).
Né sous l’impulsion de l’Union européenne, REACH fixe deux grandes orientations pour préserver la santé humaine et l’environnement : réduire les risques liés à la fabrication, la distribution, l’utilisation et l’élimination des produits; améliorer la conception, l’évaluation et l’information. Pour les importateurs et les producteurs de produits chimiques – dont l’ensemble des produits pétroliers –, l’application de REACH passe par l’évaluation de toutes les gammes commerciales en termes de conditions de fabrication, de commercialisation et d’utilisation, ainsi que de risques associés à ces étapes.
En tant que premier raffineur européen et industriel de la chimie, Total est concerné directement par le nouveau règlement, qu’il s’est efforcé d’anticiper. Pour satisfaire aux exigences fixées par REACH, il appartient au Groupe de faire progresser l’expertise interne sur ses produits, mais aussi de se tenir toujours plus à l’écoute des parties prenantes.
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Former les acteurs du GPL à la maîtrise des risques
Professionnaliser les métiers du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et améliorer les conditions de sécurité entourant la manipulation de ce produit : tels sont les objectifs assignés au centre de formation qui a ouvert ses portes en août 2006 à Santo Tomé, en Argentine. Le GPL est un produit très spécifique dont la maîtrise des règles de maniement, de transport et de stockage ne s’improvise pas. L’initiative va permettre de former non seulement les collaborateurs et les prestataires de Totalgaz Argentine et Total Paraguay, mais aussi tous les acteurs de la zone en contact avec du GPL dans leur activité : chauffeurs, pompiers, policiers, etc. Le centre assurera notamment des stages pratiques de lutte contre les fuites et les incendies. Avec ce projet, Total s’est donné les moyens de répondre à un besoin jusqu’à présent non satisfait dans cette région du monde.

Centre de formation aux usages du GPL à Santo Tomé (Argentine) : vue des installations destinées à former les stagiaires à la maîtrise des risques d'incendie.
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| Optimiser le cycle de vie des produits
Prendre en compte la totalité du cycle de vie des produits est un enjeu essentiel pour les industriels comme Total. Cela passe par des solutions innovantes, depuis la conception du produit jusqu’à sa fin de vie pour en améliorer la performance environnementale. Limiter les émissions nocives, valoriser les déchets, concevoir de nouveaux produits : autant d’axes de travail du Groupe illustrés par les exemples qui suivent.
Une solution originale et performante pour valoriser les huiles usagées
Sous le nom Osilub, Total et Veolia Environnement ont conclu en 2006 un partenariat industriel pour développer une filière de recyclage des huiles de moteur usagées : un projet en phase avec le programme de développement durable du Groupe. La joint-venture créée par Total et Veolia1 va conduire à la construction d’une usine, située en France près de Rouen, qui sera mise en exploitation en 2009. Elle permettra à Osilub de régénérer chaque année jusqu’à 120 000 tonnes d’huiles usagées, soit la moitié de la “production” française actuelle. Le produit obtenu sera destiné au raffinage pour la fabrication de nouveaux lubrifiants ou carburants. Il ne s’agit pas d’aboutir à une huile de base régénérée, à un monoproduit final comme c’est classiquement le cas, mais de donner naissance à un VGO (Vacuum Gas Oil), dont le rendement sera par conséquent supérieur dans un vapocraqueur catalytique. Ce VGO pourra être utilisé en raffinerie pour la fabrication de tous les produits pétroliers, mais il pourra aussi alimenter directement les chaînes d’huiles de base, avec une qualité de production au moins égale à celle des meilleures huiles vierges issues du raffinage. Par sa sophistication et ses performances techniques, Osilub correspond, pleinement à la vision du Groupe sur les huiles du futur. Il faut également souligner la grande complémentarité des deux entreprises dans le cadre du projet : grâce à sa maîtrise, de la collecte des huiles usagées, Veolia garantira la ressource, tandis que Total assurera le débouché. En participant activement au recyclage d’huiles qu’il a initialement, au moins en partie, mises sur le marché, Total assume les exigences découlant de sa responsabilité de producteur. Le recyclage sera d’ailleurs des plus vertueux, puisque pratiqué sur plusieurs cycles, avec un rendement de 70 à 80 %. Osilub est un projet harmonieux, qui associe engagement en faveur de l’environnement et intérêt économique et industriel.
1Détenue à 35 % par Total Lubrifiants et 65 % par Veolia Propreté.
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En Afrique, Ecolub fait des émules
Le Groupe a développé au Cameroun une filière de collecte et de valorisation des huiles usagées : Ecolub. Total Cameroun met à la disposition de ses propres stations-service et des gros consommateurs d’huiles des équipements de stockage, puis se charge de la collecte et de l’acheminement des matières usagées jusqu’au site de Douala, où une unité les recycle en les mélangeant à du fioul lourd pour les transformer en combustible. Le produit final est destiné à des clients locaux, particulièrement des cimentiers. Près de 2 000 tonnes ont ainsi été traitées en 2006. Après avoir été développée par Total à Madagascar, au Burkina Faso et au Niger, la filière Ecolub devrait être étendue à d’autres pays d’Afrique comme le Gabon et le Sénégal. |
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Bâtiment : Bostik convertit ses produits au développement durable
La démarche de développement durable de Bostik, fabricant de colles, d’enduits et de mastics, repose sur deux ambitions : maîtriser au mieux l’impact de ses produits et systèmes sur l’environnement et contribuer à la promotion d’un habitat sain et confortable.
Une logique d’écoconception au service des clients Une approche responsable de la construction appelée démarche HQE® (Haute qualité environnementale) se développe dans le secteur du bâtiment en France. Afin de répondre aux exigences de cette démarche, Bostik innove et adapte ses produits. Il met à disposition de ses clients des fiches de déclarations environnementales et sanitaires (FDES) pour plusieurs familles de produits. L’élaboration de ces documents repose sur l’analyse du cycle de vie, qui consiste en un inventaire de toutes les consommations de ressources et émissions de rejets depuis l’origine jusqu’à l’élimination des produits. Depuis 2006 Bostik propose par exemple un nouveau produit : le Novaflex® GCP, un revêtement de sol d’intérieur associant une résine polyuréthane et des granulats de caoutchouc dont la performance globale satisfait aux exigences HQE® (cycle de vie, émissions de composés organiques volatils, comportement face à une contamination bactérienne ou fongique, etc.).

Innover pour améliorer les produits existants Bostik a lancé sur le marché nord-américain un mastic destiné aux revêtements extérieurs en PVC : Bostik Siding Ultra. Outre ses qualités d’adhésion et de stabilité chromatique, ce produit sans solvant et à faible émission de composés organiques volatils répond à l’évolution de la réglementation environnementale en matière d’élimination des solvants chlorés. Il place le Groupe dans une position de leader technologique sur ce marché aux États-Unis.
Fondant sa stratégie sur l'innovation en matière de produits, Bostik dispose de 7 laboratoires de recherche dans le monde (photo ci dessus : laboratoire de l'usine de Coubert en France)
Transport routier : réduire l'impact des produits
Pour limiter l’impact de la consommation énergétique des véhicules sur l’environnement, le Groupe commercialise des produits permettant de réduire la consommation de produits pétroliers et les émissions nocives, pour la santé et l’environnement.
Total Excellium Diesel convainc
Disponible depuis 2005, le carburant Total Excellium Diesel est à la fois plus, performant et plus respectueux de l’environnement, car il :
- réduit les rejets de CO2 et d’autres polluants
- diminue les pollutions sonores
- aide les moteurs à fonctionner mieux
et plus longtemps
- diminue la consommation des véhicules.
En 2006, les filiales françaises de Bouygues Construction et de Saur ont testé pendant six mois sur une flotte de 752 véhicules le Diesel Excellium. Après huit millions de kilomètres parcourus, les résultats ont révélé une économie de 3,7 % de la quantité de carburant consommée et une réduction de même proportion des émissions de dioxyde de carbone par rapport au diesel classique. Le groupe de BTP a annoncé sa décision d’étendre l’utilisation de Total Excellium Diesel à l’ensemble de sa flotte professionnelle en France, soit 25 000 véhicules. L’impact environnemental attendu est une économie de 9 250 tonnes de CO2 par an, ainsi qu’une réduction de 20 % des émissions de monoxyde de carbone.
Réduction des émissons de NOx : Adblue disponible aux Pays-Bas
Une part importante des émissions d’oxyde d’azote (NOx) est issue du transport routier. Pour réduire ces rejets, il existe un procédé consistant à injecter de l’urée en solution aqueuse dans les gaz d’échappement afin de libérer, sous l’effet de la chaleur, de l’ammoniac. Celui-ci déclenche une catalyse qui conduit à la transformation de 90 % des oxydes d’azote en deux substances inoffensives : l’azote et l’eau. Depuis 2005, le Groupe commercialise la solution aqueuse normalisée qui a pris le nom d’AdBlue. Total Pays-Bas a inauguré sa première installation en 2006, dans la station-service de Zwinderen, au nord-est du pays. Située sur l’axe qui mène vers l’Allemagne, elle sera bientôt au cœur de l’un des principaux nœuds autoroutiers européens. En 2006, cet aménagement a permis à Total Pays-Bas de commercialiser 62 544 litres d’AdBlue.
Economies d'énergie : la recherche sur les lubrifiants se poursuit
Au sein de la branche Raffinage & Marketing, des équipes travaillent au développement de lubrifiants capables de réduire la consommation d’énergie et donc son impact sur l’environnement. Dans le domaine des transports, ces lubrifiants permettent de réaliser une économie de consommation de carburant de 3 % en moyenne pour les véhicules légers et les poids lourds. La gamme haute performance dédiée au secteur des transports comprend notamment les produits Quartz Ineo ECS (commercialisé sous la marque Activa en France), Quartz Futur 9000 5W-30 et Elf Evolution SXR 5W-30.
Biocarburants de première génération : des objectifs ambitieux
Leader européen des biocarburants, le Groupe en soutient le développement depuis 1992. Il en intègre aujourd’hui 900 000 tonnes à ses carburants vendus en Europe. Le Groupe détient des positions dans les deux grandes filières de production de biocarburants de première génération :
- l’ETBE, éthyl-tertio-butyl-éther
- l’EMHV, ester méthylique d’huile végétale.
Total possède ou est associé à sept unités de production d’ETBE en Allemagne, Belgique, Espagne et France et incorpore de l’EMHV dans les gazoles de ses raffineries et dépôts en France, en Allemagne et en Italie. Par ailleurs, Total développe depuis dix ans, à l’usage des flottes captives, la distribution de gazole contenant jusqu’à 30 % d’EMHV. En 2006, il a incorporé 1,75 % de biocarburants aux carburants distribués en France, et contribuera à l’objectif de 5,75 % arrêté par le gouvernement français, un niveau conforme au taux fixé par l’Union européenne pour 2010. Parallèlement, le Groupe s’est engagé dans le développement de plusieurs filières qui devraient aboutir à des carburants, de deuxième génération, encore plus performants en matière environnementale
Le Groupe intégre 900 000 tonnes de biocarburants à ses carburants vendus en Europe.
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La première pompe verte de démonstration d’E-85 a été inaugurée dans l’une des stations-service parisiennes du Groupe. Les véhicules FFVs (Flexible Fuel Vehicles) pourront rouler indifféremment avec ce nouveau carburant à haute teneur en éthanol (jusqu’à 85 %), avec de l’essence ou bien avec un mélange des deux. Pour conforter son engagement dans le développement de cette filière, Total a signé la charte pour le développement de la filière superéthanol en France, qui décrit notamment les engagements de chacun des acteurs pour garantir l’accessibilité de l’E-85 à un prix compétitif. Au moins 200 points de ventedevraient être équipés d’ici à la fin de l’année 2007. |
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