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Énergies fossiles : repousser les limites
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Total accentue son effort d’exploration, augmente le potentiel de production des champs existants et mise sur l'innovation technologique pour exploiter les ressources de l’extrême.

De nouvelles ressources pour le Groupe

L'augmentation des ressources passe par :

  • la découverte de gisements,
  • l'obtention de permis d'exploration,
  • la mise en production de champs nouvellement découverts.

En 2007, plus de cinquante nouveaux permis ont été obtenus dans dix pays. L’année 2007 a également été celle du lancement du nouveau projet Pazflor dans l’offshore profond angolais, et de la conclusion d’un accord majeur avec Gazprom pour l’étude du développement et de l’exploitation du champ gazier de Shtokman en mer de Barents (Russie). Le Groupe prévoit de consacrer 1,8 G$ à l’exploration en 2008.

A la fin 2007, le niveau des réserves prouvées et probables du Groupe s'élevait à 20 milliards de bep1, soit plus de vingt ans de durée de vie au rythme actuel de production.

L'innovation, pour de nouvelles perspectives

L'innovation permet d'optimiser le potentiel des gisements et de valoriser les ressources non conventionnelles.

Optimiser le potentiel des gisements
Seuls 35% de l'huile et jusqu’à 80% du gaz présents dans les réservoirs peuvent être récupérés avec les méthodes d’extraction classiques. Grâce à l'innovation technologique, une amélioration du taux de récupération devient possible et offre aux champs matures2, à savoir la plupart de ceux qui sont connus et exploités aujourd’hui, un potentiel de production encore considérable. Total met en œuvre différentes techniques innovantes pour maximiser l’extraction d’huiles, comme :

  •  la production par combustion in situ,
  •  l'injection de vapeur d’eau, de gaz miscibles, de dioxyde de carbone ou de polymères,
  •  l'utilisation de méthodes d'imagerie sismique pour améliorer la caractérisation des réservoirs.

Alwyn en mer du Nord, Abu Al Bukhoosh à Abu Dhabi (Émirats Arabes Unis), mais aussi les champs opérés en Argentine, au Cameroun et au Gabon sont autant de cas exemplaires, dont Total a accru les réserves et prolongé la durée de vie.

Afin de généraliser cette approche, un plan de valorisation des ressources a été lancé par le Groupe. Il doit permettre d’identifier systématiquement, sur tous les champs, les actions de progrès possibles et les technologies nécessaires à leur réalisation.

Valoriser les ressources de l'extrême
Hydrocarbures des grands fonds marins, bruts extra-lourds3, ressources très enfouies, gaz « acides » et réservoirs de gaz peu perméables représentent un potentiel majeur de réserves énergétiques pour le futur. L'innovation permet à Total de mettre en production ces « territoires » longtemps réputés inexploitables :

  • les hydrocarbures des grands fonds marins (à 500 mètres de profondeur et plus) : comptant parmi les principaux acteurs mondiaux dans l’offshore profond, le Groupe continue de se renforcer dans les zones où des gisements de ce type sont les plus nombreux (Afrique subsaharienne, Amérique du Nord et Amérique du Sud). Il multiplie en effet les réalisations comme dans le Golfe du Mexique (Green Canyon, Walkbridge) ou en Angola sur le Bloc 17, avec la mise en exploitation de Dalia en 2006 et de Rosa en 2007.
  • les bruts extra-lourds : au Venezuela, le Groupe est partenaire de Pedro Cedeño, vaste projet d’exploitation de bruts extra-lourds par production froide à l’échelle industrielle ; au Canada, il continue de préparer le développement de ses deux projets d’exploitation – par méthodes thermiques et extraction minière – des sables bitumineux de l’Athabasca (permis de Surmont et de Joslyn).
  • les réservoirs très enfouis : situés à 4 000 mètres et plus sous terre, ils rendent l’exploration, le forage et la production particulièrement complexes étant donné les très hautes pressions et très hautes températures qui peuvent y régner. Depuis la mise en production en 2001 d’Elgin-Franklin (mer du Nord), par 5 000 mètres de fond, Total a franchi d’autres seuils avec par exemple la mise en valeur en 2006, du gisement voisin de Glenelg qui a nécessité l’installation d’un puits dévié à 5 600 mètres de profondeur.
  • les « gaz acides » et réservoirs de gaz peu perméables : doté d’une solide expérience dans le domaine des « gaz acides » qui doivent être soumis à des traitements spécifiques étant donné leur forte teneur en dioxyde de carbone et en hydrogène sulfuré, Total opère aujourd’hui de nombreux gisements de ce type dans le monde. Il intervient également dans le secteur des réservoirs de gaz peu perméables, notamment en Algérie.


Continuer de se renforcer tout au long de la chaîne gazière

Total Total détient d’importantes positions dans le gaz naturel qui constitue une part croissante de son portefeuille. Sa production de gaz a augmenté de 3,5% en 2007 pour s’établir à 4 839 Mpc/j4. Le Groupe est ainsi la quatrième société privée internationale productrice de gaz naturel.

Gaz naturel liquéfié (GNL) : une stratégie de croissance et de diversification

Total conforte ses positions sur l’ensemble d’une chaîne de plus en plus intégrée : il se situe déjà parmi les cinq premiers acteurs mondiaux de cette filière et prévoit d’augmenter ses ventes de GNL de 13% par an entre 2006 et 2010. A cet horizon, près de 40% du gaz extrait par le Groupe sera transformé en GNL (32% en 2007).

En amont, le Groupe est partie prenante de neuf usines de liquéfaction – en exploitation ou en construction – à travers le monde.

En aval, soucieux d’assurer à ses projets des débouchés sur les principaux marchés mondiaux, Total développe ses capacités de regazéification : il est partenaire ou dispose de capacités réservées dans six terminaux en Inde, au Mexique, en France, au Royaume-Uni, en Croatie et aux États-Unis.

Dans le transport maritime du GNL, Total a franchi en 2006 une étape essentielle en mettant en service l’Arctic Lady, premier méthanier affrété directement par le Groupe.

1. En se limitant aux réserves prouvées et probables couvertes par des contrats d’exploration-production, sur des champs ayant déjà été forés et pour lesquels les études techniques mettent en évidence un développement économique dans un environnement de Brent à 60$/b, y compris la quote-part de Joslyn développée par techniques minières.
2. Ce qui signifie qu’ils ont amorcé le déclin de leur production ou sont sur le point de le faire.
3. La densité des huiles extra-lourdes est inférieure à 10 degrés API (American Petroleum Institute).
4. Mpc/j : millions de pieds cubes par jour.

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  En savoir plus :  
 Comprendre les énergies : site pédagogique
  Indicateurs environnementaux

Entretien avec :
 Jean-François Minster, Directeur scientifique à la Direction Générale

Publications :
  Champs matures : valoriser les champs conventionnels
  Bruts Extras Lourds et bitumes : des réserves pour demain
  Grands Fonds : les gisements de l'extrême
  Réservoirs trés enfouis : de nouvelles conquêtes
  Gaz Acides : une expertise historique
  Gaz naturel liquéfié


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