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Une stratégie globale pour réduire notre impact climatique
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Conscients de l’impact de nos activités, nous nous mobilisons pour maîtriser nos émissions de gaz à effet de serre (GES), améliorer l’efficacité énergétique et développer des solutions technologiques innovantes.

Une politique déterminée face au changement climatique

En tant que producteur d’hydrocarbures – quelque 2% des combustibles et carburants utilisés dans le monde –, Total est directement concerné par les problématiques liées au changement climatique. Il l’est aussi en tant qu’industriel puisque ses activités émettent annuellement près de 60 Mt de CO2.

Partageant les conclusions de la communauté scientifique internationale sur la nécessité de réduire les émissions de GES, le Groupe privilégie quatre axes : 

  • la fiabilisation des chiffres de ses émissions à travers le comptage, le reporting et la vérification externe ;
  • la maîtrise des émissions de GES au niveau de ses sites – progression de 7,7% de ses émissions globales entre 1990 et 2007, alors que dans le même temps l’activité du Raffinage progressait de 28%, et celle de l’E&P de 112% –, parallèlement aux services et produits qu’il propose à ses clients pour qu’ils consomment moins et mieux ; 
  • l’optimisation de l’efficacité énergétique des produits et procédés ; 
  • la préparation du futur énergétique.

 

Émissions de gaz à effet de serre (six gaz)
en millions de tonnes de CO2/an
Groupe en 2007 : 58,4 Mt


Le secteur Amont comprend les branches Exploration & Production (E&P) et Gaz & Énergies Nouvelles (GEN) ; le secteur Aval décrit ici la branche Raffi nage & Marketing (R&M)





Consommation d’énergie primaire* (en millions de GJ/an)
Groupe en 2007 : 628,5 MGJ


* L’énergie primaire inclut la génération
d’électricité exportée et exclut
le brûlage, le dégazage à l’atmosphère
et le gaz de production d’hydrogène
ou d’ammoniac.

 
 

Part relative (%) des six gaz
à effet de serre dans les émissions
du Groupe en 2007



Part relative (%) des sources de gaz à effet de serre dans les émissions du Groupe en 2007










 
       

L’amélioration de l’efficacité énergétique des installations industrielles

Le Groupe a défini une orientation commune à toutes ses activités en matière de gestion de l’énergie et mène des programmes d’investissement ambitieux pour réduire ses consommations.

Au niveau de ses installations industrielles, il poursuit et approfondit les actions déjà engagées afin notamment de diminuer les consommations inhérentes aux procédés. Cela passe par :

  • le développement des projets de valorisation en raffinage et d’amélioration de la qualité des produits pétroliers (Clean Fuel)
  • l’amélioration du pilotage des installations (chaudières et fours notamment) ainsi que l’optimisation du suivi opérationnel et des systèmes de contrôle des unités pour prévenir les pannes et dysfonctionnements éventuels
  • la modernisation des équipements, en particulier ceux des installations à haute consommation énergétique (distillations atmosphériques, reformage catalytique...)
  • la cogénération, qui permet de coproduire les deux formes d’énergies utilisées en raffinerie et en pétrochimie (la vapeur et l’électricité) avec un rendement très supérieur au schéma classique. Total opère à la raffinerie de Normandie la plus importante unité de cogénération en France. Lancée fin 2004, celle-ci fournit la vapeur dont la raffinerie a besoin tout en coproduisant de l’électricité qui est revendue sur le réseau.

Au Raffinage, les investissements qui seront réalisés au cours des cinq prochaines années visent à améliorer l’efficacité énergétique d’un point par an.

A la Pétrochimie, un plan d’action prévoit d’accroître de 2% par an l’efficacité énergétique de 2006 à 2012.

La branche Chimie exploite toutes les possibilités de modernisation susceptibles de permettre la réduction des consommations d’énergie, comme elle l’a fait pour l’extension de l’usine de Daesan en Corée du Sud, mise en production à la fin 2007.

L’E&P a testé en 2007, dans deux filiales, un système d’audit visant à établir le « bilan Énergie » des sites (état des lieux précis des consommations, identification des actions d’amélioration à mener à court et moyen terme). Sur ses champs pétroliers, Total s’est par ailleurs engagé à accélérer ses efforts pour réduire le brûlage des gaz associés à la production de brut et pour développer leur valorisation.

Des solutions technologiques innovantes

Le captage et le stockage géologique du CO2
S’ajoutant aux solutions déjà mises en œuvre pour maîtriser les émissions de gaz à effet de serre, le captage-stockage du CO2 représente une voie prometteuse. Selon les experts du GIEC1 , cette innovation pourrait en effet traiter, d’ici à 2030, de 20 à 40% des émissions mondiales de gaz carbonique.

 Pour en savoir plus consultez le dossier Captage et stockage géologique de CO2

Le pilote du bassin de Lacq
Après des études préliminaires, menées en 2006, le Groupe a annoncé, en février 2007, le lancement en France, dans le bassin de Lacq, de la première chaîne complète du processus de captage et de stockage géologique du dioxyde de carbone. Cette expérimentation, qui permettra de stocker environ 150 000 tonnes de CO2 en deux ans, a pour but :

  • d’améliorer la maîtrise de la filière oxycombustion2
  • de réduire de moitié le coût du captage ;
  • de développer une méthodologie et des outils de surveillance afin de démontrer la pérennité du stockage à long terme.

Les résultats obtenus par le Groupe seront aussi utilisés par la plate-forme technologique européenne (Zero Emission Fossil Fuel Power Plant) dont il est partenaire. En décembre 2007, un accord a par ailleurs été conclu avec l’Indonésie pour partager ces résultats.

 Pour en savoir plus consultez le dossier Captage et stockage géologique de CO2

 Visionnez la vidéo sur le pilote du bassin de Lacq

Des programmes nationaux et internationaux de R&D
Maîtrisant les procédés industriels de captage et doté d’une importance expertise géologique, Total participe à de nombreux programmes de recherche sur le captage-stockage du CO2 :

  • programmes européens comme ENCAP (ENhanced CAPture of CO2 et CO2ReMoVe ;
  • programmes de l’Agence nationale pour la Recherche (ANR) qui consiste à identifier des sites de stockage dans le sous-sol français.

Le Groupe fait aussi partie de réseaux technologiques comme CO2NET

1. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
2.  L’oxycombustion est l’une des trois technologies existantes pour capter le CO2. Elle consiste à séparer l’azote de l’air avant la combustion et produit directement un effluent très concentré en CO2.

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  En savoir plus :
  Indicateurs environnementaux
 Le site de L’université Total
 Total va réduire le brûlage* de gaz de 50 % d’ici 2012

Feuilles de route :
 La valorisation énergétique de la biomasse  
 L'électricité photovoltaïque  
 Accès à l'énergie dans les pays en développement
 Les Gaz à effet de serre
 Le captage et le stockage géologique de CO2

Entretiens avec :
 
Jean-Michel Gires, Directeur du développement durable et de l'environnement
 Jean-François Minster, Directeur scientifique à la Direction Générale

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   Environnement et Société

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   Répondre durablement aux besoins en énergie

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