Accueil
Yemen LNG : les principes de la RSE en action
Imprimer

Fin août 2005, le gouvernement yéménite a approuvé le plan de développement de Yemen LNG (YLNG), un projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de grande ampleur mené par Total.
La conduite de ce projet montre la manière dont, dès la phase de lancement, et durant toute la phase de construction, nous sommes amenés à prendre en compte les différents domaines couverts par nos principes et nos standards : impacts sur la population, sur l'environnement, sur l'économie locale, etc.

Yemen LNG en bref

L'usine de YLNG produira du gaz naturel liquéfié destiné à l'exportation par méthanier ; elle sera située dans la zone portuaire de Balhaf, sur la côte sud du pays. Cette unité, équipée de deux trains de GNL, d'une capacité totale de 6,7 millions de tonnes par an, sera alimentée en gaz à partir des champs situés sur le bloc 18, dans la région de Marib, à environ 180 km à l'est de Sana'a, la capitale. Le gaz sera acheminé jusqu'à l'usine par un gazoduc de 325 km. La mise en service de l'usine de liquéfaction de Yemen LNG est prévue en 2009.








Transfert de compétences, emploi local et formation

Le projet YNLG a créé plusieurs milliers d'emplois locaux pendant les trois ans de construction des installations, et devrait en créer à peu près 500 ensuite pendant les 25 ans que durera l'exploitation.
Il va donc participer au développement économique local, notamment via le plan de « yéménisation » des équipes, dont l'objectif est qu'à terme 90 % des postes soient occupés par des Yéménites.
La « yéménisation » des effectifs fait aussi l'objet de clauses spécifiques dans les contrats avec les sous-traitants et fournisseurs.

Recruter
Pour son démarrage en 2009, Yemen LNG emploiera 650 personnes en majorité yéménites, dont 200 à 300 techniciens et ingénieurs spécialisés

Pour tenir cet objectif, YLNG a lancé une grande campagne de recrutement régional et national : à ce jour 500 personnes ont été recrutées dont 75 % de Yéménites.
Les Yéménites recrutés par YLNG occupent des postes opérationnels ainsi que des emplois administratifs, de support et de management. YLNG n'a recours à des expatriés que lorsque les compétences manquent sur place. Sur une période de cinq à dix ans, il est prévu que les expatriés seront progressivement remplacés par des Yéménites, notamment dans l'équipe dirigeante de YLNG. 120 personnes supplémentaires seront donc recutées pour couvrir les besoins du plan de yéménisation.

Former
Comme il est difficile de trouver sur place ou dans la région, l’ensemble des compétences techniques nécessaires, des programmes de formation et de transfert de compétences consolident le dispositif. Deux centres de formation technique sont établis à Sana, et de manière permanente à Balhaf

Les nouvelles recrues suivent des programmes adaptés à leurs futures fonctions d’opérateurs ou personnels non techniques Ainsi les techniciens et opérateurs suivent des cursus de 18 à 24 mois : 200 ont commencé leur formation en 2006, rejoints par 75 nouvelles recrues en 2008.

24 élèves marins sont également en formation depuis 2007. Ils seront ainsi embauchés par APMM et MISC, les deux principales compagnies de transport maritime qui fourniront et opéreront les quatre tankers de GNL. L’objectif est de former 200 marins en 15 ans.

Des études d'impact détaillées et mises à jour

Le choix des sites pour les installations de YLNG a été précédé d'études d'impact très détaillées qui constituent un préalable nécessaire à la bonne gestion des enjeux environnementaux et sociaux soulevés par de telles implantations.
L'emplacement de l'usine de liquéfaction et le tracé du gazoduc ont été approuvés par le gouvernement yéménite sur la base d'une première étude d'impact environnementale et sociale, réalisée en 1997.
Pour la construction de l'usine de liquéfaction, le site de Balhaf a été préféré à huit autres en raison des caractéristiques du littoral. À cet endroit, celui-ci offre en effet une profondeur d'eau et une protection face aux marées qui dispensent de drainer les fonds et de construire une digue protectrice.
Le projet Yemen LNG ayant été suspendu entre 2002 et 2004 en raison de l'évolution mondiale du marché du gaz, une mise à jour de ces études de base s'imposait.
Commencée en mars 2005, une étude d'impact complète, conforme aux critères de la Banque mondiale, a actualisé les études précédentes et les a complétées, notamment en approfondissant les enjeux liés à la préservation de la biodiversité marine. Elle a été publiée en février 2006 (1).

L'impératif de sécurité

Comme pour tout projet industriel, la sécurité est fondamentale. Conformément aux pratiques de Total, la diffusion d'une culture de sécurité parmi les équipes de YLNG et des entreprises extérieures constitue une priorité durant toutes les phases des opérations. En tant que leader technique du projet, Total veillera au respect de sa charte Sécurité Environnement Qualité et de toutes ses normes de sécurité tant par les partenaires que par les sous-traitants et fournisseurs.

L'attention portée aux communautés voisines

Le site même de l'usine appartient au gouvernement et personne n'y habite en permanence : la construction ne devrait donc pas entraîner d'expropriation.
En revanche, la zone d'exclusion qui entoure le site de l'usine pour d'indispensables raisons de sécurité, réduit l'aire d'activité des pêcheurs locaux. YLNG a donc demandé à MacAlister-Elliot and Partners Ltd (MEP), cabinet de conseil connaissant bien la pêche artisanale au Yémen, une étude socio-économique et technique pour l'aider à trouver une solution juste et équitable à ce problème. Même si le tracé du gazoduc a été défini pour éviter au maximum les zones peuplées et agricoles, quelque 4 hectares de terres agricoles le long de ses 325 km seront concernés par une expropriation. Les compensations sont gérées par un comité spécial mis en place par les autorités nationales et régionales, dans lequel YLNG est représenté et veille à ce que les compensations soient en ligne avec les standards de la Banque mondiale.
Pour conduire un dialogue continu avec les parties prenantes tout au long des opérations et veiller à la bonne intégration locale des activités, YLNG a constitué une équipe Développement durable. Celle-ci a déjà entamé des consultations à tous niveaux : habitants de la zone, représentants régionaux du gouvernement, ministères concernés, ainsi que certains acteurs internationaux tels que des ONG et des ambassades. Sur plusieurs sujets elle collabore avec des organisations spécialisées : outre MEP sur la question des pêcheurs, elle fait appel à la Croix-Rouge française et au Croissant-Rouge yéménite pour l'aider à identifier les besoins en eau potable le long du gazoduc et dans la région de Balhaf.

L'environnement surveillé et préservé

Les études environnementales ont souligné la richesse des coraux et des poissons dans la zone des opérations. Nous avons élaboré les plans du site et les travaux de construction de façon à limiter les impacts sur la vie sous-marine locale et sur la circulation des courants marins. Les eaux de refroidissement sont rejetées au large afin d'éviter tout impact significatif sur la température de l'eau.
Plus généralement, l'impact sur la biodiversité sera très faible pendant l'exploitation. Toutefois, les activités de construction pourront affecter affecter les coraux. Cet impact sera suivi par des observateurs indépendants pendant et après la construction de l'usine. L’évaluation des impacts sur la biodiversité marine de Balhaf, où l’usine de liquéfaction a été construite, s’est notamment portée avec attention sur la surveillance des coraux : le pipe de rejet de l’usine passe entre deux rangs de coraux. Leur surveillance repose sur une technique internationalement reconnue dite de « transects », consistant dans le balisage des zones traversant le récif corallien, afin de suivre son évolution à un emplacement bien défini. Selon une méthodologie stricte, les évaluations d’impact se sont succédées : la première évaluation a eu lieu en septembre 2005 avant le début de la construction de l’usine. Les campagnes de surveillance sont aujourd’hui réalisées à un rythme d’une tous les deux mois. En juin 2007, 18 mois après le début des travaux marins, aucun signe de dégradation ni de blanchiment des coraux n’était visible : une bonne santé confirmée par la capacité de développement et de reproduction intactes des coraux.
YLNG ne se contentera pas de limiter l'impact de ses activités. Nous souhaitons participer à la préservation de l'environnement yéménite. Aussi YLNG a-t-il contacté l'autorité yéménite en charge de la protection de l'environnement afin de contribuer financièrement à la mise en place du Coastal Zone Management Plan (2).

 

Une procédure pour les réfugiés venus de Somalie
Chaque année, entre septembre et mars, quand les conditions météorologiques sont favorables, des centaines d'Africains partent de Somalie en traversant le golfe d'Aden à bord d'embarcations de fortune, pour la plupart depuis le port de Bossasso, au nord-est du pays.
Vu la situation de Yemen LNG sur la côte sud du Yémen, les responsables du site coopèrent dès à présent avec les autorités locales, des ONG, et, dans le cadre d'un accord formel, avec le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies sur la prise en charge des réfugiés qui arrivent dans la zone des opérations : à Balhaf, un campement d’accueil temporaire fournit de l’eau et de la nourriture et apporte aux réfugiés des soins de premier secours et d’urgence.
Pour faire face à cette situation humanitaire difficile, YLNG a établi une procédure interne qui, en conformité avec les lois yéménites et internationales, repose sur le principe de respect de la vie humaine et sur l'obligation d'assistance. Notre dispositif prévoit de confier sans délai à l'antenne du HCR à Mayfah (à 70 km de Balhaf) les réfugiés qui arriveraient dans la zone du site.

 En savoir plus : visitez le site officiel de l’UNHCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés)

 
     


(1) Consultez le site yemenlng.com
(2) Projet qui émane d'une initiative de la Banque mondiale lancée en 1982 à la Convention de Jeddah, et à laquelle le gouvernement yéménite a adhéré en 1996.

Envoyer par e-mail Haut de page
  
  En savoir plus :
 Site web Yemen LNG (en anglais)
Témoignage :
 Trois ans pour attirer, recruter et former 650 collaborateurs au Yémen, Phil Campbell

Études de cas :
 Dalia : la responsabilité en action
Votre avis nous intéresse :
 Envoyez-nous un e-mail
   Environnement et Société

Télécharger la version complète du rapport Environnement et Société 2008
lien vers les mentions légales lien vers le plan du site lien vers le lexique lien vers les flux RSS lien vers les alertes e-mail