Juin 2007
Développement économique et social, santé et éducation forment les trois volets de l’engagement durable de Total dans la société civile congolaise.La démarche éthique de Total ne se limite pas à ses savoir-faire techniques. Elle concerne aussi bien l’éducation et la santé dans le cadre d’un développement national, régional et local.

Levier principal du développement de la République du Congo, la valorisation de son potentiel pétrolier exige aujourd’hui de franchir de nouveaux seuils pour produire des ressources restées inexploitées car technologiquement inaccessibles. Des avancées de la sismique à celles du forage, Total E&P Congo mobilise toute la chaîne de ses expertises et innove pour relever avec succès une grande variété de défis.
Situés dans l’offshore conventionnel à moins de 200 mètres de profondeur d’eau, tous les champs opérés aujourd’hui par Total E&P Congo sont entrés dans leur phase de maturité ou de déclin. Une large gamme de savoir-faire réunissant spécialistes des géosciences, foreurs et exploitants converge pour prolonger leur durée de vie. Mais c’est aussi dans le domaine extrême des grands et ultra-grands fonds que se joue l’avenir pétrolier de la République du Congo. Membre du club très fermé des quelques majors ayant déjà franchi avec succès cette frontière technologique, le Groupe met au service du pays ses expertises de pointe dans ce domaine.
Programmé pour 2008, le démarrage de Moho-Bilondo, à des profondeurs variant de 540 à 660 mètres,inaugurera cette nouvelle page de l’histoire pétrolière congolaise. Au-delà de cette première étape,Total E&P Congo oeuvre à la concrétisation des perspectives ouvertes par Andromède Marine 1 et Pégase Nord Marine 1, ses deux découvertes réalisées en 2 000 et 2 004 sur le permis Mer Très Profonde Sud,sous 1 893 et 2 000 mètres d’eau. Deux succès étroitement liés à sa maîtrise des toutes dernières avancées du retraitement sismique.
Dans le respect des hommes et de l’environnement

Priorité absolue du Groupe, la sécurité est une préoccupation de tous les instants pour les équipes de Total E&P Congo, comme pour celles de ses contractants et sous-traitants. Formation du personnel et sensibilisation constante aux risques inhérents aux métiers de l’Exploration & Production forgent sa “culture sécurité”où chaque collaborateur se doit d’incarner au quotidien cette responsabilité sociale de l’entreprise.
Avec un taux de fréquence de 1 accident déclaré avec arrêt de travail par million d’heures travaillées pour l’année 2004,la filiale congolaise de Total affiche des résultats en ligne avec les objectifs du Groupe. Un bilan d’autant plus remarquable au regard de l’âge moyen élevé de ses collaborateurs : essentiellement recrutés lors du grand boom pétrolier des années 80, à une époque où la sécurité n’avait pas la même prégnance qu’aujourd’hui,ils ont su évoluer et s’approprier cet impératif.
Optimiser la valorisation des ressources tout en préservant la qualité de l’eau et de l’air : pour Total, ces deux engagements forment la double face de sa responsabilité d’opérateur vis-à-vis des générations futures. Partout où il intervient, ce sont ses normes, souvent plus contraignantes que ne l’exige le cadre local, qui s’appliquent. Opérant des champs matures dont nombre produisent 70 % d’eau et plus, la filiale congolaise du Groupe fait de la préservation de la qualité de l’eau un aspect essentiel de sa politique environnementale. Avec une teneur en hydrocarbures des eaux rejetées à la mer de 50 mg par litre en 2004 et passée sous le seuil des 35 mg par litre à la mi-2005, elle n’a de cesse d’améliorer ses performances en la matière.
En parallèle, Total déploie une stratégie très volontariste de maîtrise des gaz à effet de serre. Le Groupe a ainsi posé en principe depuis l’année 2000 l’absence de torchage en routine sur tous les nouveaux champs. Le prochain développement de Moho-Bilondo aura, à cet égard, valeur d’exemple au Congo, cette exigence ayant été l’une des bases de son concept de développement. Sur les anciens sites, naturellement moins performants sur ce point, l’objectif est celui de la réduction des émissions. L’augmentation des capacités de compression pour la réinjection du gaz sur Nkossa en 2002 a ainsi permis de réduire l’intensité des émissions de gaz à effet de serre de la filiale de près de 30 % entre 2002 et 2004. Les travaux en cours sur Nkossa permettront d’éliminer complètement le torchage en routine sur ce champ au premier trimestre 2006.
Des projets sociétaux pérennes
Total E&P Congo entend être un acteur du développement durable du pays au-delà du strict cadre de ses savoir-faire techniques. L’éducation, la santé ainsi que le développement économique et social forment les trois volets de son engagement dans la société civile congolaise. Avec, pour fil rouge, l’accompagnement de projets concrets qui, s’ils sont conçus pour porter leurs fruits aussitôt que possible, s’inscrivent résolument dans le long terme.
Parce qu’elle est le terreau d’où émergeront les compétences nationales de demain, Total E&P Congo a choisi de s’impliquer dans l’éducation, en reconstruction après les années de guerre civile. Aux côtés d’une action ponctuelle “d’urgence” fournissant 500 tables et bancs par an aux écoles du Kouilou depuis 2001, la filiale a pour objectif de contribuer à pallier le manque de jeunes diplômés dans cette région industrielle de Pointe-Noire.
Enjeu majeur pour le pays, il l’est aussi pour Total E&P Congo, dont la volonté de donner la priorité aux recrutements nationaux se heurte souvent, en effet, au manque de compétences locales,en particulier d’ingénieurs. En oeuvrant à la montée en puissance des formations scientifiques et techniques, la filiale sert ainsi conjointement les besoins du pays et son objectif d’augmenter encore la part des Congolais dans ses effectifs, voisine aujourd’hui de 80 %. Son soutien à l’Institut Supérieur de Technologie d’Afrique centrale (ISTAC) de Pointe-Noire, qu’elle abrite, en est une parfaite illustration. Émanation de l’Université Catholique d’Afrique Centrale de Yaoundé (Groupe ICAM), il délivre une formation de maintenance industrielle sanctionnée par un diplôme de premier cycle de niveau DUT. Total E&P Congo offre une bourse aux deux meilleurs étudiants congolais de chaque promotion de ce premier cycle. La filiale propose également une préembauche à quelques étudiants qui accèdent au deuxième cycle de trois ans menant au diplôme d’ingénieur dispensé à Yaoundé. Ils bénéficient d’une allocation leur permettant de financer leur scolarité au Cameroun et la possibilité d’effectuer des stages en alternance. Au terme de leur formation, leur recrutement au sein de Total E&P Congo devrait en être facilité.
Le Groupe a également pour ligne de conduite, partout où il opère, d’associer prioritairement les entreprises locales à ses développements industriels via sa stratégie contractuelle. Pour apporter son concours à l’émergence de contractants potentiels, encore très rares sur le marché congolais, il promeut activement l’Association Pointe-Noire Industrielle, dont il abrite le secrétariat général.
En parallèle à ses actions dévolues au développement national ou r régional, Total E&P Congo s’emploie aussi, plus localement, à améliorer les conditions de vie des communautés vivant à proximité de ses installations industrielles. Ce volet sociétal se concentre,au Congo,sur le travail poursuivi depuis plusieurs années avec la communauté villageoise de Djeno, voisine du terminal pétrolier,unique site qu’il opère à terre renvoi focus Djeno. Le dialogue de proximité instauré avec cette communauté de 1 500 personnes et la démarche participative l’associant étroitement à la définition de ses besoins conduisent aujourd’hui à la naissance de microprojets qui, du maraîchage à l’élevage,sont autant de ferments à la création d’activités rentables et durables.
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