La dégradation accélérée de la biodiversité et des richesses naturelles est un sujet qui préoccupe la communauté internationale. Depuis de nombreuses années, Total œuvre à la préservation de la diversité biologique. Cet engagement est désormais formalisé dans la Politique Biodiversité du Groupe. Il est mis en œuvre concrètement par de multiples initiatives locales et fait l’objet de programmes de recherche. Des actions de mécénat sont également déployées via la Fondation pour la biodiversité et la mer.
Un engagement pionnier
Le Groupe s’est engagé depuis près de 30 ans à préserver la diversité biologique :
- constitution du Comité des dunes de Saint-Fergus (Écosse), en 1980,
- création de la Fondation pour la biodiversité et la mer en 1992,
- mise en place d’un Système de management de l’environnement, il y a plus de dix ans,
- adhésion aux conventions régionales et internationales déclinées dans sa charte Sécurité Environnement Qualité (HSEQ) et dans son Code de conduite.
Une politique formalisée au niveau du Groupe
Total a formalisé son engagement en publiant en 2005 une Politique Biodiversité ainsi qu’une Feuille de Route. La politique du Groupe vise à :
- minimiser l’impact de ses activités sur la biodiversité,
- intégrer la préservation de la biodiversité dans son Système de management environnemental,
- porter une attention plus particulière à certaines régions dans lesquelles la biodiversité est riche ou vulnérable,
- contribuer à la recherche scientifique et au progrès des connaissances.
Pour faciliter la mise en application pratique de cette politique sur le terrain, Total a élaboré un guide méthodologique en trois volets :
- la connaissance de la biodiversité du site et de l'impact éventuel des activités sur celle-ci,
- la protection de la diversité biologique par des mesures de réduction d’impacts et / ou de compensation des dommages, ainsi que par une meilleure intégration de la biodiversité dans les outils de management environnemental,
- la coopération avec des partenaires locaux et / ou scientifiques dans le cadre de projets de recherche et de développement communs.
Le développement du concept d’Observatoire de la biodiversité, à proximité immédiate de nos installations, est un élément clé de la démarche qui est proposée dans le guide. L’objectif est en effet de pouvoir ainsi :
- effectuer, à partir du ou des sites dédiés à l’Observatoire, un suivi régulier de l’état de santé du milieu et de la biodiversité,
- assurer la cohérence et la validation des données de surveillance du milieu et crédibiliser les résultats à travers un panel d’experts et les partenariats mis en place,
- rendre compte, auprès des parties prenantes, de la qualité du milieu et vérifier, à travers une démarche concertée, la pertinence et l’efficacité des mesures prises,
- contribuer à la R&D à travers la réalisation d’inventaires, le développement de cartes de sensibilité écologique, etc.
Le Guide Biodiversité est en phase de test sur un certain nombre de sites pilotes : Feyzin, Prémont, Yemen LNG et le réseau de gazoducs du sud-ouest de la France (Tigf).
Yemen LNG (Yémen) : l’usine, actuellement en construction, est située à proximité de récifs coralliens. Constituant un écosystème idéal pour le suivi du bon état de santé du milieu, ceux-ci font l’objet d’une attention toute particulière à travers :
- la conduite d’un inventaire approfondi d’identification des espèces présentes,
- la réalisation d’un « point zéro » pour permettre le suivi et la comparaison,
- la participation active des autorités et de l’Université au programme de « monitoring » des travaux.
Tout sera en place pour que puissent s’engager, dès la mise en service de l’usine, à la mi-2009, les activités d’observation / « monitoring » qui se dérouleront pendant toute la phase d’exploitation, sur les huit kilomètres de côtes concernées par le projet.
Prémont (Haute Maurienne, France) : démantelé dans les années 90, remblayé, « reprofilé » et réaménagé, cet ancien site industriel fait l’objet d’un suivi visant à s’assurer des conditions de recolonisation de l’environnement. Dans ce cadre, le bureau d’études Tereo a réalisé un inventaire, qui a permis de mettre en évidence une certaine richesse de la biodiversité, tant floristique que faunistique (167 espèces végétales et 46 espèces de papillons recensées) et ce, malgré le caractère artificiel du site. Cette tendance évolutive est à confirmer et un nouvel état des lieux pourrait donc être lancé d’ici deux à trois ans.
Feyzin : le défi consiste ici à intégrer la biodiversité sur un site industriel en activité et localisé dans la vallée du Rhône, une zone fortement industrialisée et aménagée. Au-delà de l’état des lieux en cours sur la biodiversité dans l’environnement de la raffinerie, on étudie actuellement, avec des associations environnementales locales, la possibilité de mettre en place un observatoire qui intégrerait les principaux écosystèmes représentatifs (Ile de la Chèvre, plateau de Feyzin).
D’autres projets pilotes biodiversité sont par ailleurs à l’étude :
- sur le réseau de gazoducs du sud-ouest de la France (Tigf). Il s’agit d’un partenariat d’étude avec un groupement École Centrale Paris / ESSEC, pour un projet d’entretien écologique des servitudes de passage des canalisations (maintien de corridors verts).
- sur le site de la Raffinerie des Flandres (Dunkerque). La raffinerie examine la possibilité de mettre en place, sur une aire attenante de 45 ha, un observatoire de la biodiversité qui serait géré en partenariat avec le Conservatoire des sites naturels de la Région Nord-Pas-de-Calais.
- à Sogara au Gabon. En liaison avec la Fondation Total, l’écoparc de Port Gentil serait mis en valeur, pour en faire un observatoire de la biodiversité.
La Fondation Total pour la biodiversité et la mer
Créée en 1992, la Fondation conduit des actions de mécénat qui visent à soutenir des projets de recherche liés à la préservation des espèces et des écosystèmes marins et côtiers. Reconduite en 2007 pour cinq ans, elle a élargi son champ d’intervention à la solidarité, au patrimoine et à l’environnement.
La Fondation s'entoure systématiquement de partenaires – Conservatoire du Littoral, l’UICN, le CNRS, l’Ifremer, etc. – qui l'aident à traduire dans la réalité les projets qu'elle souhaite soutenir et financer. En 2007, elle s’est notamment associée au Muséum national d’Histoire naturelle pour l’exposition Abysses, consacrée au monde des grandes profondeurs. Elle a par ailleurs organisé un symposium sur le Changement climatique et la biodiversité des écosystèmes marins avec l’Ifremer, le parc national de Port-Cros, l’UICN et le National Oceanography Centre-Southampton. Elle apporte également son soutien au programme mondial de recensement de la biodiversité marine, Census of Marine Life.
Les initiatives des filiales et des sites, de même que celles des collaborateurs du Groupe sont, elles aussi, soutenues par la Fondation :
- réhabilitation de lagunes au Maroc,
- préservation des tortues en Oman,
- implantation de mouillages fixes en Guadeloupe...
En savoir plus sur la Fondation et les programmes mis en place.
|