Mai 2007
Le 13 décembre 2006, le champ de Dalia est entré en production au large des côtes de l’Angola. Projet aux défis technologiques hors normes mené par Total, Dalia produira, en rythme de croisière, 240 000 barils par jour. Une contribution au développement de l’industrie pétrolière angolaise et à ses retombées économiques locales.
Le retour de la paix en 2002 a permis le redémarrage de l’économie angolaise, avec un taux de croissance de 35 % annoncé par les autorités pour 2007. Une croissance presque entièrement portée par la production de pétrole qui a dépassé 1,4 million de barils quotidiens à la fin de l'année 2005 et pourrait atteindre 2,5 millions de barils par jour d’ici à 2011.
Présent depuis 50 ans en Angola, Total est un acteur important de la production pétrolière du pays, notamment via les champs en eaux profondes de Girassol (250 000 barils/jour) et de Dalia.
Renforcement des compétences et du tissu industriel
Priorité des pouvoirs publics angolais, le renforcement des compétences locales et l’ « angolanisation » des effectifs constituent l’un des axes de la stratégie de Total. Un vaste programme de formation a permis à une cinquantaine d’ingénieurs et de techniciens angolais d’acquérir des savoirs nécessaires à la supervision de la fabrication de certains éléments des installations puis à l’exploitation de ces dernières. Ce programme s’est aussi accompagné d’un “transfert” industriel puisque le projet privilégie l’emploi et les achats de biens et de services locaux quand les ressources sont disponibles. Cela a représenté environ 2 millions d’heures de travail sur place, entre 2003 et 2006, et a suscité l’installation d’usines modernes à Luanda, Lobito et Dande destinées à la production des équipements industriels sophistiqués de Dalia.
La fabrication d’une partie des lignes de commande, des piles d’ancrage du FPSO, des lignes de production et d’injection et de la bouée de chargement ainsi que l’assemblage final et les tests des collecteurs de puits ont été réalisés sur des chantiers angolais.
Contribution au développement humain
Total participe au développement communautaire en concertation avec le gouvernement et les institutions locales. Les principaux axes d’action du plan d’investissement sociétal de Total E&P Angola concernent la santé, l’éducation, la formation et le développement économique.
En association avec les ONG angolaises Agrisud et Okutiuka, Total finance des projets agricoles autour de Luanda ou dans les zones de reconstruction nationale. Petits agriculteurs, mais aussi anciens réfugiés, combattants et autres soldats démobilisés reçoivent formation, appui et conseil pour le développement de cultures maraîchères et vivrières. Près de 400 personnes des communes de Cabiri et Caop et 5 000 personnes à Samboto bénéficient d’une meilleure sécurité alimentaire grâce à cette production agricole locale.
Dans le secteur de la santé, Total E&P Angola, en partenariat avec l’ONG Douleurs sans frontières, a mis en place un réseau de soins médicaux de proximité grâce à des unités mobiles. Au programme : vaccinations, lutte contre les pandémies (choléra, malaria, etc.), transfert de connaissances aux acteurs de santé locaux, formation et promotion de l’éducation sanitaire communautaire. Plus de 80 villages proches de sites opérés par Total peuvent ainsi avoir accès aux soins, soit 23 000 personnes.
Les résultats sont probants : 100 % des enfants ont consulté (plus de 5 000) et 100 % des femmes enceintes sont vaccinées et suivies régulièrement.
Ce programme devrait se déployer vers d’autres communes et s’étoffer avec la réhabilitation de dispensaires, la veille sur les maladies opportunistes,
En 2007, le budget de Total E&P Angola destiné aux actions sociétales sera de 4,5 millions de dollars par an, dont une partie importante liée au projet Dalia.
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Sécurité et environnement au coeur du projet Comme pour tous ses projets, Total a érigé la sécurité en priorité sur le projet Dalia. Avec 15 millions d’heures travaillées, celui-ci a mobilisé jusqu’à 4 600 personnes sur une vingtaine de sites industriels répartis sur l’Afrique, l’Europe, l’Asie et les États-Unis. Le projet s’est déroulé sans accident majeur : l’ensemble des accidents enregistrés en 2006 n’a pas dépassé 8 par million d’heures travaillées et le plus grave n’a entraîné que 10 jours d’arrêt. En phase d’exploitation, les objectifs de Dalia sont en ligne avec ceux de Total E&P Angola : ils visent un maximum acceptable de 0,7 pour le taux de fréquence des accidents avec arrêt de travail et de 2,5 pour celui de l’ensemble des accidents enregistrés. Pour y parvenir, l’amélioration des comportements HSE individuels fait partie des priorités du management, notamment via des actions de formation et des audits et inspections réguliers. Autre pierre angulaire des objectifs HSE de Dalia, la minimisation de l’impact environnemental du projet a été prise en compte dès la phase d’ingénierie. Des études d’impact ont permis d’identifier, de quantifier et d’évaluer les impacts environnementaux des différentes phases du projet : conception, production et démantèlement. L’absence de brûlage de gaz en conditions d’opérations normales et la réinjection des eaux de production dans les réservoirs font de Dalia un projet exemplaire sur le plan environnemental. Le site de Dalia devrait à terme être certifié ISO 14001, comme les autres unités de production du Bloc 17. Par ailleurs, une première certification est attendue en 2007 sur le site de Girassol. |
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Un défi technologique
 Les partenaires du projet :
Sonangol (concessionnaire)
Total (opérateur - 40 %)
Esso (20 %)
British Petroleum (16,67 %)
Statoil (13,33 %)
Norsk Hydro (10 %)
Le champ de Dalia :
des réserves enfouies à 800 mètres sous le sol marin, situé entre 1 200 et 1 500 mètres de la surface
un brut collecté particulièrement visqueux et acide
71 puits sous-marins, dont 37 puits de production raccordés à 9 collecteurs
31 puits d’injection d’eau et 3 puits d’injection de gaz
160 kilomètres de pipelines et de lignes de commandement pour acheminer le brut recueilli jusqu’au FPSO. |
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