Total s’est engagé dès 2000 à ne plus accepter le principe de brûlage (1) continu sur le développement des nouveaux champs, en valorisant le gaz partout où cela est possible ou en le réinjectant dans les gisements. Sur les installations déjà existantes, nous mettons en place des équipements pour le réduire. Ces mesures s’inscrivent dans la lignée de nos engagements pris avec le Global Gas Flaring Reduction Public-Private Partnership (2).
Sur le champ offshore Amenam/Kpono au Nigeria par exemple, tout le gaz associé à la production de pétrole du champ d'Amenam (15 Mm3/j) est réinjecté dans le réservoir. Une part importante de ce gaz alimente l’usine de liquéfaction de Bonny, située au sud de Port-Harcourt, de même que les gaz associés produits sur les champs d'Ofon et d'Odudu, proches d'Amenam.
Ce schéma de développement sans brûlage continu permet d’éviter le rejet annuel de 15 Mt de CO2 dans l’atmosphère.
Le brûlage de gaz associé représentait 23% des émissions de GES du Groupe en 2005. En dépit de productions en forte hausse, les quantités de gaz brûlés dans les installations opérées par Total ont été réduites de 40% entre 1998 et 2005.
En décembre 2006, Total a par ailleurs annoncé son engagement à réduire de moitié le brûlage de gaz de ses installations opérées dans le monde d’ici 2012, ce qui correspond à une diminution de 70 % depuis 1998.

Usine de liquéfaction de gaz de Bonny
(1) brûlage à la torche des gaz associés au pétrole
(2) programme lancé par la Banque Mondiale en 2001