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Participer à la recherche sur le captage et le stockage géologique du CO2
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Le captage du CO2, suivi de son stockage dans des formations géologiques pourrait constituer une solution à moyen et long terme pour la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit de séparer le CO2 produit lors de la combustion des hydrocarbures, avant son émission dans l’atmosphère, et de le transporter pour ensuite le stocker dans des formations souterraines appropriées : gisements d’hydrocarbures épuisés, réservoirs aquifères salins profonds ou veines de charbon impropres à l’exploitation. Sous réserve d’une étanchéité démontrée à long terme, cette option semble prometteuse : les travaux du groupe Greenhouse Gas (GHG) de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) évaluent ainsi entre 1 200 et 11 000 Gt de CO2 les capacités mondiales de stockage géologique, alors que les rejets de CO2 actuels sont de l’ordre de 25 Gt par an.

Fortement engagé sur ces thèmes, Total prend part depuis plusieurs années à des projets d’études et de R&D :

  • Au-delà de l’injection dans l’aquifère du CO2 du gisement de Sleipner en activité depuis 1996 (Statoil opérateur, Total partenaire), Total est également associé à un projet d’injection sur le champ de gaz de Snøhvit opéré par Statoil en mer de Norvège. Le CO2 sera séparé à terre dans une usine de gaz naturel liquéfié (GNL), convoyé en mer par pipeline et injecté par puits sous-marin dans les aquifères salins du Tubåen à 2 600 mètres de profondeur.
  • Total contribue également au projet de recherche Picoref (Piégeage du CO2 dans les Réservoirs en France), visant à préparer les démonstrations industrielles d'injection de gaz carbonique dans le sous-sol français (gisements d'hydrocarbures et aquifères salins notamment).

  • Total a par ailleurs engagé la réalisation d'un pilote de démonstration d'une filière complète de captage et stockage du CO2 associée à de la production de vapeur sur le site de son usine de Lacq.
    Le projet vise à convertir en oxycombustion l’une des cinq chaudières de vapeur existantes de la centrale utilisée sur le site du gisement de gaz et à capter les émissions de CO2, les comprimer et les injecter dans des réservoirs de gaz déplétés de la région de Lacq. Le pilote émettra jusqu’à 150 000 tonnes de CO2 sur deux ans qui seront captées et stockées. Ce pilote, qui devrait démarrer en 2008, après deux ans d’études et de préparation, constitue un projet de taille unique en oxycombustion de combustible gaz et liquide et, en ce qui concerne le stockage du CO2, la première expérience française. Il nécessite donc un dialogue constructif avec l’administration de tutelle qui précisera la réglementation applicable ainsi qu’avec les parties prenantes. Ces travaux amélioreront la maîtrise de la filière oxycombustion - notamment en vue de la production chaude des huiles extra lourdes de l’Athabasca – et contribueront à évaluer l’intérêt du site de Lacq comme lieu de stockage pérenne de CO2.
     
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   Total va réduire le brûlage* de gaz de 50 % d’ici 2012 ce qui correspond à une diminution de 70% depuis 1998

 Captage et stockage géologique de CO2 : concertation sur le projet pilote dans le bassin de Lacq

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