Mai 2006
Olubumni Obembe, General manager Supply Chain de Elf Petroleum Nigeria Ltd et coordinateur de la politique de part locale au Nigeria
« Nous travaillons déjà depuis plusieurs années sur la question de la part locale. Aujourd’hui les directives du gouvernement nous poussent à faire mieux. Grâce à l’étroite collaboration avec NNPC, la compagnie nationale, et à l’expérience acquise sur les précédents projets tels que Odudu en 1992, Ofon en 1996, ou AKOGEP I en 2003, nous pouvons faire progresser encore la part nigériane de nos projets dans le respect des exigences techniques et de développement durable des communautés locales.
Sur le champ d’Usan, nous nous sommes fixé l’objectif de dépasser tous les projets précédents en matière de part locale.Et ce, alors même qu’il s’agit d’un projet en eaux profondes nécessitant la maîtrise de technologies complexes et des moyens industriels importants. Ce projet est en phase de « basic engineering »1 et l’étude de faisabilité technique en a été confiée à un consortium d’entreprises locales associées à un entrepreneur international. Pour la construction des infrastructures, l’objectif est d’allouer 54 % du temps travaillé à des Nigérians (salariés Total et sous-traitants). C’est un objectif ambitieux qui nécessite d’une part d’associer très tôt les sous-traitants, et d’autre part de réaliser des évaluations préalables minutieuses, élément par élément, de ce qui pourra être fabriqué au Nigeria. Par exemple, nous pensons que la part nigériane représentera 39 % des heures travaillées pour la construction du FPSO2, et 51 % pour ses topsides3. Avec les études préalables, nous anticipons aussi comment le projet pourra le mieux contribuer au développement des compétences industrielles et techniques locales, via la formation du personnel ».
1 Phase de définition industrielle des installations du projet. 2 Unité flottante de production, de stockage et de chargement. 3 Équipements nécessaires au traitement sur le FPSO du brut qui vient d’être extrait. |