En décembre 1999, dans les jours qui ont suivi la catastrophe de l'Erika, TotalFinaElf a déposé auprès du Tribunal de Commerce de Dunkerque une demande d'expertise judiciaire portant notamment sur les causes du naufrage. D'autres parties se sont par la suite associées à cette demande. Le Tribunal a alors nommé un collège de trois experts en charge de conduire cette expertise.
Une polémique se développant aujourd'huiautour de certains éléments de cette procédure, TotalFinaElf tient à apporter les précisions suivantes.
Une rencontre a eu lieu jeudi 30 août, à Paris, réunissant le collège d'experts et les représentants des parties, afin de juger de l'opportunité de s'engager dans une opération de relevage. Cette opération consisterait à récupérer, par 120 m de fond, deux morceaux du navire de plusieurs dizaines de tonnes chacun, séparés des deux épaves principales au moment du naufrage. L'opération comprendrait également des prélèvements de pièces métalliques sur les deux épaves principales.
TotalFinaElf estime qu'il est aujourd'hui prématuré de s'engager dans une telle opération.
En effet, les experts disposent déjà de nombreux éléments d'information qui n'ont toujours pas été complètement dépouillés et analysés. Ainsi,aux mois d'août et de septembre 2000, TotalFinaElf, après le pompage du fioul lourd encore contenu dans les cuves de l'Erika, avait maintenu sur place le navire de support de plongée CSO Constructor et ses équipes de plongeurs pour procéder, à la demande des experts et en leur présence, à des prises de vue sous-marines et à des relevés d'épaisseur de tôles.
Aujourd'hui, la priorité est donc d'exploiter ces informations plutôt que d'engager de nouvelles opérations dont l'utilité n'est pas encore établie. TotalFinaElf, qui est à l'origine de cette expertise, est attaché à ce qu'elle soit conduite dans la plus grande rigueur méthodologique afin que ses conclusions ne puissent être contestées.
L'examen approfondi des éléments matériels disponibles permettra d'infirmer certaines hypothèses et d'en retenir d'autres. C'est au terme de ce processus que l'éventuelle nécessité de rechercher des preuves matérielles complémentaires pour corroborer les hypothèses retenues pourra être examinée. |