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Mise au point Erika
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03 Oct. 01

A la suite du naufrage du pétrolier Erika le 12 décembre 1999, une instruction judiciaire est ouverte depuis janvier 2000. Dans ce cadre, plusieurs collaborateurs de TotalFinaElf ont été entendus et le Groupe a toujours veillé à transmettre les informations et les documents demandés. En revanche, TotalFinaElf et ses représentants n'ont pas accès au dossier de l'instruction et ne peuvent en commenter des éléments.

Néanmoins, le versement au dossier d'un nouveau rapport d'expertise a conduit les médias à reproduire certains commentaires face auxquels le Groupe souhaite apporter les précisions suivantes.

- La première information parvenue à TotalFinaElf en provenance de l'Erika date très exactement du samedi 11 décembre 1999 à 18h34. Dans un message téléphonique enregistré, le Commandant faisait état d'un simple problème de gîte et manifestait son intention de poursuivre normalement son voyage. Un second contact téléphonique a eu lieu le même jour vers 21h30. Le Commandant a alors indiqué qu'une fissure était apparue sur le pont, qu'aucune pollution n'était constatée et que le navire se déroutait sur le port de Donges.

- Lorsqu'un navire se trouve en situation d'avarie, il s'adresse prioritairement aux autorités maritimes et aux navires les plus proches, ainsi qu'à son armateur. Il ne demande jamais l'assistance directe de l'affréteur, qui n'intervient qu'en qualité de locataire et n'a aucune autorité pour interférer dans la gestion nautique et la sécurité du navire et de son équipage. Ceci est d'ailleurs confirmé par le fait que TotalFinaElf a été prévenu tardivement, bien après les autres parties concernées.

- L'Erika transportait un peu moins de 31 000 tonnes de fioul lourd, sa capacité maximale étant de 34 600 tonnes. Les capacités de chargement optimales du navire étaient donc respectées.

- La responsabilité des soutes d'un navire n'est en aucun cas celle de l'affréteur au voyage, mais bien celle de son armateur exploitant. En d'autres termes, il n'incombait pas à TotalFinaElf de vérifier les quantités de carburant dont disposait le navire.

- Au moment de l'affrètement du navire, la base de données SIRE (Ship Inspection Report), qui compile des données réunies par les inspecteurs des compagnies pétrolières, ne contenait aucun élément allant à l'encontre de " l'affrétabilité " de l'Erika.

- TotalFinaElf demande à ses prestataires de l'alerter en cas de problème majeur. Ces échanges ne se substituent en aucun cas aux procédures normales d'alerte des responsables de l'armement du navire et des autorités en charge de la sécurité maritime. On ne peut déduire de ce légitime souci d'information qu'il existe un lien de subordination entre TotalFinaElf et l'équipage d'un navire.

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