| Le 12 décembre dernier, le pétrolier Erika sombrait au large des côtes bretonnes avec à son bord une cargaison de fioul lourd n°2, un combustible classique destiné à une centrale thermique de la compagnie nationale italienne d'électricité ENEL.
De nombreuses expertises ont déjà levé toute ambiguïté sur la nature de la cargaison. Toutefois, afin de faire définitivement cesser toute polémique sur celle-ci, TotalFinaElf a précisé que des échantillons seraient prélevés au moment du pompage sur les quantités encore prisonnières dans les cuves de l'épave.
TotalFinaElf sollicite auprès du Président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Brest la nomination d'un huissier avec mission, en qualité de représentant de l'ensemble des parties concernées, de contrôler les opérations de prélèvement, de recueillir les échantillons et de les remettre aux experts chargés par la justice de procéder à leur analyse. A des fins de transparence, TotalFinaElf invite les collectivités territoriales et les groupements professionnels intéressés à s'associer à sa démarche et à participer à la prochaine audience du TGI de Brest. Cette invitation prend la forme d'une assignation en référé remise aux élus et représentants de ces collectivités territoriales et groupements professionnels.
L'échantillonnage qui devrait être réalisé dès le mois de juillet sous le contrôle de l'huissier permettra de confirmer les analyses déjà faites. Rappelons que la raffinerie de Dunkerque, conformément à ses procédures de contrôle de qualité, avait fait analyser, le 8 décembre, le fioul de l'Erika. Le 9 décembre, dans un cadre contractuel, un laboratoire expert indépendant agréé, ITS Caleb Brett France, avait analysé un échantillon " moyen bord " de l'Erika. Par ailleurs, l'Institut Français du Pétrole (IFP), avait également été sollicité par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) pour identifier le produit. Toutes ces analyses ont déjà démontré, sans le moindre doute possible, que le produit chargé le 8 décembre à Dunkerque et transporté par l'Erika était bien du fioul lourd n°2.
Cette demande de prélèvement sous contrôle d'huissier s'inscrit dans la démarche de transparence qui est celle de TotalFinaElf ; le Groupe a d'ailleurs été le premier à engager, dès le 15 décembre dernier, une action de recherche des causes du naufrage de l'Erika auprès du Tribunal de Commerce de Dunkerque. |