Santé et sécurité des personnes

Maintenir le plus haut degré de vigilance

La politique du Groupe vise à réduire les risques par des mesures de prévention et de protection, à améliorer l'intégration des sites urbains dans leur environnement et à anticiper les situations d'urgence pour limiter les conséquences d'accidents éventuels.

La maîtrise des risques dans l’exercice des métiers de base

Assurer la sécurité des installations industrielles, c’est veiller à :


  • La mise en œuvre de règles liées à la sécurité dès la conception des installations
  • L’utilisation de standards techniques reconnus
  • Le respect et l’amélioration des procédures d’exploitation
  • L’efficacité des opérations de maintenance et d’inspection
  • La gestion des compétences de tout le personnel

À titre d’exemple, une directive sur la conduite « des opérations sensibles pour la sécurité » a été émise en 2006. Elle recommande pour ces opérations une coordination et une planification rigoureuses, une supervision renforcée pendant leur réalisation et la préparation à d’éventuelles manœuvres en cas d’incident.

La maîtrise des risques passe également par le renforcement des compétences des opérateurs en charge de la conduite des unités. Nous nous appuyons sur des outils de simulation pour permettre à nos personnels de se former sur des installations nouvelles ou de maintenir leurs connaissances en s’entraînant sur les procédés existants.



L’inspection générale de sécurité (IGS)

En 2009, nous avons été confrontés à une succession d'accidents très graves.
Face à ces circonstances exceptionnelles et au-delà des audits réguliers effectués tout au long de l'année, nous avons décidé de lancer une inspection générale sur 13 sites français à risques technologiques, représentatifs de nos activités : six raffineries, deux usines pétrochimiques, trois sites de fertilisants, un de production d’hydrocarbures et un de stockage de gaz naturel.



L’objectif : déterminer


  • Pourquoi des situations à haut potentiel de risques surviennent encore dans nos installations
  • Pourquoi un écart significatif peut subsister entre le niveau attendu de nos exigences et les pratiques de terrain

De septembre 2009 à janvier 2010, onze professionnels venant de tous les horizons du Groupe ont interrogé des centaines de personnes autour de sept axes (conduite des opérations, entreprises extérieures, gestion des compétences…). Au-delà des rapports destinés à chaque site, leur travail a débouché sur 58 recommandations concrètes visant à renforcer les exigences sur les processus les plus importants et la rigueur de leur mise en œuvre, sur l’ensemble de nos sites et installations.

Si l’IGS a pu constater que l’opération de nos sites repose sur des bases robustes, et particulièrement sur le professionnalisme de nos équipes, il est cependant essentiel de s’assurer en permanence de la solidité de ce socle.

Ce socle, garant de notre maîtrise opérationnelle, est constitué de standards techniques, de procédures organisationnelles et de règles opératoires dont il ne faut pas s’écarter sous peine d’ouvrir la voie à une défaillance.

Pour agir dans tous ces domaines, l’encadrement doit réorienter ses priorités vers le terrain et y exercer son leadership vis-à-vis des équipes qu’il dirige. C’est sur le terrain que l’on peut donner l’exemple, réagir face au non-respect des règles et maintenir la rigueur opérationnelle au meilleur niveau.

Les recommandations ainsi émises par l’IGS ont une portée générale et s’adressent à toutes les entités du Groupe. Elles doivent constituer des éléments importants pour relancer la dynamique de progrès en matière de sécurité.


Clôture du programme d’IGS de 2009 (France)


Un programme de visites de bilan et de clôture des actions IGS consécutives aux inspections conduites en France en 2009/2010 a été établi sur 2012/2013, les premières visites ayant été menées sur le site TIGF de Lussagnet, sur la raffi nerie de Feyzin, sur les plateformes pétrochimiques de Carling et Gonfreville, et sur l’usine d’engrais de Grand-Quevilly. Le premier bilan est celui d’un accomplissement de très grands progrès sur ces sites depuis 2009, en particulier dans la gestion des plans d’actions HSE et dans le rapprochement de l’encadrement avec le terrain.


Le retour d’expérience (REX)


L’un des facteurs d’amélioration les plus efficaces en matière de sécurité consiste à organiser la remontée d’information sur les accidents et à en partager les enseignements : c’est le processus de retour d’expérience (REX).

Après chaque accident grave ou « presque accident » significatif, en interne ou hors du Groupe, des fiches sont rédigées, qui en décrivent les circonstances et conséquences, l’analyse des causes et formulent des recommandations pratiques. Il s’agit d’en tirer des enseignements concrets, de les faire connaître et de s’assurer que toutes les entités concernées en tirent le bénéfice attendu.

La richesse et l’importance des enseignements tirés de certains accidents peut également conduire à la mise en place de plans d’action qui peuvent, selon les cas, toucher une partie ou l’ensemble des activités du Groupe.