Respecter l'environnement

Réhabiliter les sites

Même en étant respectueuses des réglementations de leur époque, nos installations ont été dans le passé la cause de pollutions des sols. Total remet systématiquement en état les sites et sols pollués. L’objectif : permettre la poursuite de l’exploitation ou le développement de nouvelles activités, sans risque pour la santé et l’environnement.

Prévenir et maîtriser les pollutions

Notre approche repose sur :

  • la prévention des fuites, grâce à la mise en œuvre de standards de haut niveau, tant en engineering qu’en opération ;
  • des opérations très régulières d’entretien pour détecter les points faibles et conserver les installations à leur capacité nominale ;
  • une surveillance globale du milieu, pour identifier une augmentation éventuelle de la pollution des sols ;
  • la maîtrise de l’extension des pollutions résultant d’activités passées, via des opérations visant à les confiner ou à les réduire.

 

Depuis plusieurs années déjà, nous avons mis en place une organisation intégrant un pôle d’experts de la réhabilitation des sites et des sols.
Cette organisation :

  • assure la coordination de notre politique de prévention et de réhabilitation des sols et des eaux ;
  • pilote la remise en état des sites (lorsque l’exploitation se poursuit) ou la mise en adéquation avec leur usage futur (après fermeture) ;
  • favorise le partage d’expériences entre nos différentes entités.

 

Depuis 2008, nous disposons d’un référentiel et d’outils très élaborés de management des sites et sols pollués, dans une optique de prévention, de gestion et de réduction des risques. Ce document est composé de six guides méthodologiques diffusés en interne, et réalisés dans le cadre d’un partenariat avec le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).

 

En 2009, nous avons formalisé notre engagement dans un plan de prévention spécifique. Celui-ci couvre trois thématiques : la pollution des sols et des eaux, ainsi que le pilotage de la remise en état des sites. Nous avons également renforcé notre plan d’actions global pour optimiser la remise en état des sites et sols concernés.

 

Dépolluer, remettre en état

Usines chimiques, stations-service, bourbiers ou lagunes résultant de nos activités d’extraction d’hydrocarbures, friches de raffineries, mines… Les chantiers de dépollution et de réhabilitation sur lesquels nous travaillons sont nombreux.

 

En fonction de l’état du sol et de l’usage envisagé pour le terrain (nouvelle usine, parking, retour à l’état naturel…), nous apportons la réponse la plus adaptée sur le plan social, environnemental, sanitaire, technique et économique, en accord avec les pouvoirs publics et les parties prenantes.

Notre démarche s’articule autour :

 

  • d’une évaluation approfondie des pollutions des sols, des eaux souterraines et des risques pour la santé et l’environnement qui y sont liés ;
  • de la définition des objectifs de traitement visant à éliminer ces risques et permettre l’utilisation du site pour l’usage qui lui a été attribué, par Total ou par un tiers dans le cas d’une cession ;
  • de l’identification des  stratégies de réhabilitation et de la sélection des techniques de traitement adaptées.

 

Vendin-le-Vieil : un traitement biologique pour réhabiliter des sols pollués aux hydrocarbures

Total a développé de fortes compétences techniques dans le domaine de la réhabilitation des terrains pollués aux hydrocarbures, et notamment aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

 

A Lacq (Pyrénées-Atlantiques), le Groupe dispose d’un centre de recherche dédié au traitement des sols. Ces dernières années, plusieurs actions de remédiation très significatives ont été mises en place, en particulier sur les HAP.

 

Ainsi, à Vendin-le-Vieil, site de distillation de goudron de houille (32 hectares) fermé en 1997, Total mène  une dépollution basée sur une méthode inédite de traitement biologique à l’aide de micro-organismes endogènes. Elle est couplée à un procédé de phytoremédiation consistant en la plantation de saules, dont les racines créent un milieu favorable au travail de dégradation (environ 700 000 tonnes traitées à ce jour). Cette méthode de dépollution et de restauration des sols  a été identifiée comme un moyen efficace pour favoriser la suppression de certains polluants organiques particulièrement difficiles à traiter. Les résultats sont probants : la toxicité initiale des polluants a disparu et la fonction biologique des sols est retrouvée.

 

Ertvelde : une réhabilitation en trois étapes

Vue aérienne du site d’Ertvelde

L’usine d’Ertvelde (Belgique) produisait des lubrifiants et des huiles blanches (huiles minérales naturelles). Opérationnel de 1923 à 1977, ce site présentait une particularité : il était parsemé de bombes non explosées datant de la Seconde Guerre mondiale. Chantier complexe, sa dépollution a été organisée en trois étapes.

Après plus de cinq ans de travaux, l’année 2009 a vu l’achèvement de la première phase : la remédiation des lagunes qui contenaient les  déchets de production, des boues acides d’hydrocarbures. Ces boues ont  été neutralisées et stabilisées, les terres polluées excavées. Un total de 230 000 m3 de matériau a été traité et encapsulé sur site.  159 000 m3 d’eaux (souterraines ou des lagunes) ont également été pompés et traités.

La seconde phase - le traitement du  sol sous les anciennes installations de l’usine - a été réalisée de septembre 2009 à février 2010. 35 000 m3 de terres ont été excavées, 16 000 m3 d’eaux souterraines ont été pompés.

Actuellement, les équipes du pôle de Recherche & Développement de Mont-Lacq et du Raffinage & Marketing Belgique travaillent conjointement sur la troisième et dernière phase de l’assainissement : la définition d’un plan de rémédiation des eaux souterraines.