Respecter l'environnement

Faire face au risque de pollution accidentelle

Total a pour objectif prioritaire de protéger les zones où il intervient contre les pollutions accidentelles. L’accident de la plate-forme de forage Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique en 2010 a rappelé tragiquement l’importance de se préparer aux situations d’urgence...

Anticiper et se tenir prêt en permanence

En matière de pollution accidentelle, la prévention est un volet essentiel de notre action. Elle repose notamment sur :

  • la conception d’installations toujours plus fiables, sûres et performantes ;
  • des opérations très régulières d’entretien et d’inspection ;
  • des dispositifs de détection précoce des fuites ;
  • des audits systématiques ;
  • le choix de modes de transport et d’itinéraires minimisant les risques d’accident...

 

Compte tenu des métiers que nous exerçons, nous nous devons d’être prêts à faire face à l’urgence, en toutes circonstances.

 

Dans cette perspective, nous avons mis en place des plans d’urgence sur chacun de nos sites présentant un risque de pollution marine ou fluviale. Elaborés avec l’assistance d’experts externes (le CEDRE 1 en France), ces plans sont actualisés en permanence.

 

En 2009, nous avons, en outre, déployé sur tous nos sites un outil permettant d’auto-évaluer le niveau de préparation à la lutte anti-pollution. Des formations et des exercices « grandeur nature », sont également organisés avec le concours des autorités (pompiers, capitaineries des ports, marines nationales…). En 2010, 246 exercices pratiques de déploiement d’équipement ont été réalisés dans le Groupe.

 

Enfin, afin de pouvoir intervenir rapidement partout dans le monde, nous disposons :

  • de procédures d’urgence activables 24h/24 ;
  • de conventions d’assistance avec des organismes spécialisés (en particulier Oil Spill Response et Clean Caribbean and Americas), équipés de matériel de lutte anti-pollution et pouvant intervenir dans la plupart des mers et océans du monde.

(1) Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux.

 

Consolider nos capacités à lutter contre une pollution majeure

L’explosion de la plate-forme de forage Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique, en avril 2010, et la marée noire qui l’a suivie, nous ont conduits à revisiter notre politique et notre organisation de lutte antipollution. Avec une préoccupation particulière : avoir l’assurance de pouvoir agir face à un évènement aux conséquences si désastreuses, bien que de faible probabilité.

 

Toutes nos expertises antipollution, en interne, ont été mises à contribution à travers un groupe de travail transverse, copiloté par notre direction du Développement durable et de l’Environnement,. Les travaux que nous y menons visent les plus hauts standards, applicables dans toutes les zones où nous opérons.

 

L’efficacité de nos plans d’urgence a ainsi été réévaluée au regard de leur adéquation à chaque contexte (proximité de réserves naturelles, activités économiques des côtes concernées, etc.), de nos moyens et de nos soutiens opérationnels (stocks de produits et de dispersants, capacités de transports, etc.). Nous avons en outre renforcé nos exigences en matière de formation et de fréquence d’exercices pour nos personnels, et travaillé sur des protocoles de gestion de nos intervenants potentiels.

 

Afin d’orienter au mieux les ressources et de permettre la mise à jour fréquente de nos stratégies de lutte, nous travaillons à améliorer nos capacités d’observation des nappes d’hydrocarbures en temps réel. Techniques d’imagerie satellite, modélisation de l’évolution des nappes : autant de défis complexes qui nous imposent d’innover encore et toujours.

 

Autre champ d’étude crucial : l’élargissement de la palette de nos solutions techniques d’intervention. Notre groupe de travail s’est principalement intéressé, à cet égard, à l’application de dispersants directement à la source de la pollution, ainsi qu’à la technique du brûlage contrôlé des hydrocarbures en mer. Reste à évaluer l’efficacité, l’impact environnemental et les conditions de mise en œuvre de ces procédés. C’est tout le sens des actions de recherche que nous avons lancées en interne et en partenariat avec l’industrie.

 

Le FOST (Fast Oil Spill Team)

Vue de dos d'un marin-pompier du FOST (Fast Oil Spill Team) à l'exercice,  il fait face à un barrage flottant permettant de récupérer les hydrocarbures en cas de marée noire installé sur l'Etang de Berre

Exercice antipollution mené par le FOST (Fast Oil Spill Team)

Nous disposons de notre propre base d’intervention située à proximité de Marseille. Baptisée FOST (Fast Oil Spill Team), elle est équipée de matériel antipollution et peut intervenir dans les eaux européennes et d’Afrique de l’Ouest. Le FOST est armé par des pompiers détachés du bataillon des marins-pompiers de Marseille. Accrédité pour former les équipes opérationnelles d’intervention, il intervient régulièrement auprès de nos sites pour des formations et des exercices pratiques.