Respecter l'environnement

Protéger la biodiversité

Lagunes, grands fonds marins, forêt tropicale ou boréale, mangrove, toundra, paysages arctiques, désertiques ou littoraux… Partout où nous opérons, nous nous imposons de protéger les écosystèmes.

Nous agissons en faveur de la préservation de la diversité biologique depuis près de trente ans.
En 1980, nous avons constitué le Comité des dunes de St Fergus en Écosse. À la suite de la conférence de Rio en 1992, nous avons créé une Fondation d’entreprise dédiée à la protection de la biodiversité qui a soutenu plus de 200 projets de recherche consacrés à l’amélioration des connaissances en vue de préserver les espèces et les écosystèmes.

Publiée en 2005, notre Politique Biodiversité formalise les objectifs qui guident notre action depuis longtemps :

- minimiser l'impact de nos activités sur la biodiversité ;
- intégrer la préservation de la biodiversité dans notre système de management environnemental ;
- porter une attention plus particulière à certaines régions dans lesquelles la biodiversité est riche ou vulnérable ;
- contribuer à la recherche scientifique et au progrès des connaissances.

Pour faciliter la mise en application pratique de cette politique sur le terrain, nous avons élaboré un Guide pratique de la Biodiversité, diffusé depuis 2007.

Minimiser nos impacts

La biodiversité est intégrée dans l’état des lieux environnemental de référence et l’étude d’impact environnemental préalables à chaque projet.

L’objectif : connaître et comprendre les écosystèmes des zones – très variées – où nos opérons, évaluer leur sensibilité, cerner les enjeux environnementaux et/ou socio-économiques associés, pour développer les approches techniques les plus adaptées.

Les études que nous réalisons définissent aussi, au cas par cas, les mesures de protection (mise en place de couloirs de circulation pour la faune, réduction de l'emprise au sol, prévention de l'introduction d'espèces invasives, etc.) qu’il convient de mettre en place et mesurent les indicateurs spécifiques pour s’assurer de leur efficacité.

Au Yémen, par exemple, des récifs coralliens ont été découverts dans le cadre d’une étude environnementale préalable à notre projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel Yemen LNG. Cette découverte a conduit les équipes projet à revoir une partie du design des infrastructures de l’usine et à modifier les travaux prévus dans la zone portuaire de Balhaf pour réduire leur impact sur les courants marins, les coraux et les poissons. La digue de protection du rivage a ainsi été reprofilée et des rideaux flottants mis en place pendant les travaux pour protéger les coraux des sédiments liés au chantier. Les eaux de refroidissement de l’usine sont quant à elles rejetées au large pour permettre un brassage optimal et préserver les coraux à proximité.

1 500 colonies de coraux situées dans des zones exposées ont enfin été déplacées de 600 à 800 m, retrouvant des conditions similaires à leur habitat d’origine. Une transplantation sans équivalent dans le monde à cette échelle.
Depuis, scientifiques et experts des coraux observent leur état de santé. Le suivi se poursuivra tout au long de la phase de production de l’usine. A noter que Yemen LNG a établi un partenariat avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) pour la mise en place d’un observatoire de la biodiversité marine. Yemen LNG travaille également avec l’autorité locale en charge de la protection de l’environnement, à la mise en place d’un plan global de gestion de la zone côtière.


Améliorer les connaissances

Nous participons à la recherche scientifique et au progrès des connaissances au travers de nos centres de recherches, de la Fondation Total et de multiples programmes de recherche avec des organismes tiers ; Ifremer, World Conservation Monitoring Centre, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), etc.

La Fondation Total accompagne ainsi le Census of Marine Life qui est un réseau de chercheurs de plus de 80 nations engagées dans une expérience de 10 ans (2000-2010) pour recenser la vie marine. La Fondation soutient six des dix-sept projets de ce programme international unique au monde et portant sur les marges continentales, les écosystèmes profonds, la vie marine en Antarctique, la classification des espèces par code barres, ou la création d’une base de données sur les grands fonds marins : le bilan de ce gigantesque inventaire sera présenté à Londres en Octobre 2010.

Signalons aussi que nous soutenons, depuis 2008, la Fondation (française) de Recherche sur la Biodiversité.

Par ailleurs, nous avons, entre autres actions, mis en place des observatoires de la biodiversité sur plusieurs sites représentatifs de la diversité de nos métiers : projet gazier récent au Yémen, raffinerie en service à Feyzin, site chimique réhabilité à Prémont…
Nous souhaitons ainsi :

  • favoriser les échanges avec toutes les parties concernées (experts, ONG, autorités et communautés locales…);
  • disposer de données plus fiables dans la durée pour mieux cibler nos plans d’action;
  • apporter une contribution significative à la connaissance scientifique.

Un système d’information géographique pour préserver la biodiversité autour de nos sites

Nous travaillons sur l’élaboration d’un système d’information géographique (SIG) situant l’ensemble de nos installations par rapport aux zones protégées définies par l’UICN , l’Unesco (programme Man and the Biosphere) et la convention RAMSAR(1) sur les zones humides (lagunes, tourbières, etc.). Grâce à un accord passé avec le World Conservation Monitoring Centre, nous disposons de données régulièrement actualisées. Ce SIG devrait être finalisé fin 2010. Les informations qu’il délivrera permettront aux managers de faire évoluer, si nécessaire, les mesures de protection de la biodiversité sur leurs sites, et de développer, en partenariat avec les acteurs locaux, des plans de protection de la biodiversité adaptés au contexte.

(1) La Convention sur les zones humides d’importance internationale, appelée Convention de Ramsar (du nom de la ville iranienne où le traité a été adopté), est un traité intergouvernemental destiné à encadrer la conservation et l’utilisation des zones humides et de leurs ressources.