Respecter l'environnement

Protéger la biodiversité

Lagunes, grands fonds marins, forêt tropicale ou boréale, mangrove, toundra, paysages arctiques, désertiques ou littoraux… Total s’impose de protéger les écosystèmes partout où il intervient.

Mosaïque  montrant différents écosystèmes : désert du Yémen, Arctique, océan au large du Congo, forêt tropicale au Gabon, mangrove en Indonésie

Publiée en 2005, notre Politique Biodiversité formalise les objectifs qui guident notre action :

  • minimiser l'impact de nos activités ;
  • intégrer la biodiversité dans notre système de management environnemental ;
  • porter une attention particulière aux régions dans lesquelles la biodiversité est riche ou vulnérable ;
  • contribuer à la recherche scientifique et au progrès des connaissances.

Pour faciliter la mise en application pratique de
cette politique sur le terrain, nous avons élaboré
un Guide pratique de la Biodiversité,
diffusé depuis 2007.

Total agit en faveur de la préservation de la diversité biologique depuis de nombreuses années. La Fondation d’entreprise dédiée à la protection de la biodiversité a soutenu plus de 200 projets de recherche depuis sa création en 1992.

Minimiser nos impacts

La biodiversité est intégrée dans l’état des lieux environnemental de référence et dans les études d’impact que nous menons avant chaque projet. Ce travail nous permet de :

  • connaître et comprendre les écosystèmes des zones où nous opérons ;
  • évaluer leur sensibilité ;
  • cerner les enjeux environnementaux et/ou socio-économiques associés, pour développer les approches techniques les plus adaptées ;
  • définir les mesures de protection adéquates (couloirs de circulation pour la faune, réduction de l'emprise au sol, prévention de l'introduction d'espèces invasives…) ;
  • identifier, au cas par cas, les indicateurs qui nous permettront de mesurer l’efficacité de nos actions.

En Indonésie, Total replante la mangrove avec la communauté locale

Total Exploration-Production (EP) Indonésie s’engage dans la préservation de l’écosystème riche et complexe du delta de la Mahakam. Dans cette zone de production et d’acheminement d’hydrocarbures, Total a mis en place depuis 2000 un vaste programme de replantation de la mangrove. Plus de 10,6 millions de graines de palétuviers, principale espèce végétale constituant la mangrove, ont été plantées sur une superficie de plus de 2 600 hectares. En 2013, le programme s’intensifie et l’objectif est désormais de replanter 1 million de palétuviers par an. Total implique la communauté locale dans cette démarche : les populations autochtones participent activement au semis et au repiquage. Et depuis quelques années, le programme a été élargi à l’accompagnement de ces populations dans une gestion durable de leur activité d’élevage de crevettes.

Au Yémen, par exemple, une barrière de corail riche de près de 80 espèces a été mise en évidence dans le cadre d’une étude environnementale préalable à notre projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel Yemen LNG. Une donnée qui a conduit les équipes projet à :

  • revoir une partie du design de l’usine et à modifier les travaux prévus dans la zone portuaire de Balhaf, pour réduire leur impact sur les courants marins, les coraux et les poissons ;
  • reprofiler la digue de protection du rivage et mettre en place des rideaux flottants pendant les travaux, pour protéger les coraux des sédiments liés au chantier ;
  • prévoir le rejet des eaux de refroidissement au large de l’usine, pour préserver les coraux à proximité ;
  • déplacer 1 500 colonies de coraux situées dans des zones exposées. Une transplantation sans équivalent dans le monde à cette échelle !

 

Le suivi des coraux par des scientifiques se poursuivra tout au long de la phase de production de l’usine. Sur ce projet, notre filiale Yemen LNG a par ailleurs établi un partenariat scientifique avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Son objet : la mise en place d’un observatoire de la biodiversité marine.

 

Biodiversité en France : l’exemple de TIGF

Spécialisé dans le transport et le stockage du gaz naturel dans le Sud-Ouest de la France, TIGF a signé en juillet 2010 une charte de la Biodiversité. Celle-ci se décline en différents projets et actions : développement de partenariats avec les acteurs (privés, publics, associatifs) de la biodiversité, signature d’une convention pluriannuelle avec le Conservatoire régional d’espaces naturels d’Aquitaine, création d’une base de données floristiques et faunistiques…

 

En septembre 2010, TIGF a également signé une convention de mécénat avec le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, en vue du reboisement d’une parcelle de 15 hectares. Un mois plus tard, la société organisait son premier colloque sur la biodiversité… Un événement qui a obtenu le label « 2010, année internationale de la biodiversité » du ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie.

 

Améliorer les connaissances

Total participe à la recherche scientifique et au progrès des connaissances à travers ses centres de recherche, sa Fondation et de multiples programmes avec des organismes tiers : Ifremer, World Conservation Monitoring Centre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), etc.

 

Total soutient aussi, depuis sa création, la Fondation (française) pour la recherche sur la biodiversité (FRB). Lancée par les ministres en charge de l’Écologie et de la Recherche en mars 2008, elle a pour mission de favoriser le développement, le soutien, l’animation et la valorisation des activités de recherche sur la biodiversité. En 2010, Total a choisi de soutenir l’étude « Valeurs de la biodiversité » initiée par la FRB. Depuis 2011, nous sommes partenaires du programme phare « Modélisation et scénarios de biodiversité ».

Découvrir les actions et l’actualité de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité

 

Par ailleurs, Total a mis en place des observatoires de la biodiversité sur plusieurs sites représentatifs de la diversité de nos métiers, en France comme à l’étranger : usine de liquéfaction de gaz naturel au Yémen, raffinerie de Feyzin (France), site chimique réhabilité à Prémont (France). Par ce type d’action, nous souhaitons :
  • favoriser les échanges avec toutes les parties concernées (experts, ONG, autorités et communautés locales…) ;
  • disposer de données fiables dans la durée, pour mieux cibler nos plans d’action ;
  • apporter une contribution significative à la connaissance scientifique.

 

Mieux connaître la biodiversité pour mieux la protéger

En juin 2010, une campagne de monitoring environnemental de large envergure a été menée au large de N’Kossa, l’un de nos champs pétroliers offshore au Congo. Elle a fait intervenir des chercheurs et des laboratoires reconnus (l’Ifremer, l’Université d’Angers, IRIS*, le centre de recherche de Total Petrochemicals...)

 

L’objectif ? Évaluer différents instruments innovants de mesure de l’état des fonds marins (analyses de micro-organismes, utilisation de biomarqueurs, tests écotoxicologiques…) Les résultats de cette étude sont en cours d’évaluation. À court terme, les méthodes les plus pertinentes feront l’objet d’un déploiement industriel. Elles contribueront ainsi à une maîtrise accrue de l’impact environnemental de nos activités pétrolières.

 

* IRIS : Institut de recherches internationales et stratégiques

 

Un système d’information géographique pour préserver la biodiversité sur nos sites et autour

Nous finalisons actuellement un système d’information géographique (SIG) situant l’ensemble de nos installations par rapport aux zones protégées, comme par exemple celles définies par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’UNESCO (programme « Man and Biosphere », Convention du patrimoine mondial), la convention Ramsar*, etc.

 

Grâce à un accord passé avec le World Conservation Monitoring Centre (Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature), agence du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) en charge de la biodiversité, nous disposons de données régulièrement actualisées.

 

Les informations délivrées par le SIG permettront à nos managers de :

  • faire évoluer les mesures de protection de la biodiversité sur leurs sites ;
  • développer des plans de protection de la biodiversité adaptés au contexte, en partenariat avec les acteurs locaux.

 

* La Convention sur les zones humides d’importance internationale, appelée Convention de Ramsar (du nom de la ville iranienne où le traité a été adopté en 1971), est un traité intergouvernemental destiné à encadrer la conservation et l’utilisation des zones humides (lagunes, tourbières, etc.) et de leurs ressources.