Respecter l'environnement

Développer le captage et le stockage de CO2

Selon le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), le captage-stockage de CO2 pourrait permettre de réduire d’un tiers les émissions de dioxyde de carbone liées à l’énergie à horizon 2050.
Total s’est fixé comme objectif de maîtriser cette technologie.

Qu’est-ce que c’est ?

Le captage stockage géologique de CO2 (CSC) consiste à récupérer le dioxyde de carbone (CO2 ) dès sa source de production et à le stocker dans le sous-sol, de façon pérenne, pour éviter son rejet dans l’atmosphère.

Les technologies de captage du CO2 sont plus particulièrement adaptées aux sources d’émissions importantes et concentrées, telles que les centrales électriques ou les grosses installations industrielles : cimenteries, raffineries, usines sidérurgiques, pétrochimiques, de production d’engrais… Avec différents procédés, le CSC est potentiellement applicable à 7 000 sites industriels dans le monde, Il peut également apporter une contribution importante demain à l’exploitation responsable d’hydrocarbures non conventionnels.

Plusieurs difficultés restent cependant encore à surmonter avant une extension industrielle de ce procédé.

Un axe de recherche essentiel

Nous testons depuis début 2010 à Lacq, dans le sud-ouest de la France, une chaîne complète de captage stockage de CO2 industriel : extraction, traitement et oxycombustion du gaz naturel, récupération et traitement du CO2, puis transport et enfin stockage à plus de 4 000 m de profondeur dans un réservoir de gaz épuisé. Une des premières mondiales.

Ce démonstrateur doit permettre en 2010 et 2011 de capter et piéger 120 000 tonnes de CO2.

Sa mise en service a été précédée d’une large concertation avec les parties prenantes locales : riverains, élus et acteurs économiques, sociaux et associatifs de la région, scientifiques... Des procédures de suivi ont été mises en place sous le regard d’experts indépendants, afin d’évaluer les résultats et les impacts du projet.

En savoir plus sur le pilote de Lacq

Une technologie potentiellement prometteuse

Au niveau du captage, trois grandes voies coexistent : postcombustion, précombustion et oxycombustion.

À Lacq, nous avons retenu cette dernière.

Le principe ?
Remplacer l’air par de l’oxygène pur dans les chaudières qui produisent de la vapeur utilisé sur le site industriel. Les raisons de ce choix ?

  • Des émissions très concentrées en CO2 en sortie de chaudière, ce qui facilite le captage ;
  • Un rendement énergétique amélioré ;
  • L’évaluation à plus grande échelle d’une solution particulièrement adaptée aux installations existantes, dans de multiples secteurs.

Associés à de nombreux projets opérationnels et de recherche à travers le monde, nous mettons à profit notre expérience pour concourir à l'émergence et à la maîtrise de cette technologie.
Nous explorons toutes les options, en vue de contribuer à l’industrialisation des plus performantes et pérennes. Nous étudions dès maintenant la faisabilité de leur mise en œuvre dans les sables bitumineux au Canada, dans les usines GNL ou sur des champs à forte teneur en CO2.

Nous participons également au projet « France Nord », dans le cadre d’un partenariat entre acteurs publics, entreprises et organismes de recherche.

Objectif : identifier des sites de stockage sûrs en aquifères salins dans le sous-sol profond du centre nord de la France, capables d’accueillir une part significative des émissions de zones fortement industrialisées.