Répondre aux besoins en énergie

Maximiser nos productions d’hydrocarbures

Pour assurer la croissance de ses productions, Total met continuellement de nouveaux projets en exploitation. En complément, différents procédés sont déployés afin d’optimiser les volumes collectés et d’accroître la durée de vie des réservoirs.

Lancer de nouveaux projets

En 2011, de grands pas ont été franchis, nos réserves et nos capacités de production se sont accrues.
Nous avons fait des découvertes de gisements majeurs comme en Azerbaïdjan, en Guyane française
ou en Bolivie. Nous avons lancé la production du géant Pazflor en Angola et préparé le démarrage d’Usan
– intervenu début 2012 au Nigeria –, deux gisements en eaux profondes nécessitant expertise et technologies
de pointe. Nous avons finalisé d’importants accords de partenariats pour accéder à de nouvelles
réserves de gaz, notamment en Russie avec le groupe Novatek.

Enfin, nous avons posé de nouveaux jalons dans le secteur en croissance des hydrocarbures non conventionnels, en développant
des projets ou en prenant des positions en Australie, aux États-Unis, au Canada, en Argentine et en Pologne.


Autant d’avancées qui nous permettent aujourd’hui de revoir à la hausse nos prévisions de croissance de
production, en moyenne à 2,5 % par an entre 2010 et 2015.


Optimiser la production et la durée de vie des gisements

Les techniques actuelles d’extraction permettent de récupérer environ un tiers  du pétrole contenu dans un gisement. Ce ratio est appelé « taux de récupération ». A l’échelle de la planète, une hausse de 1 % de ce taux moyen représente deux ans de consommation au rythme actuel.


Faciliter la récupération

Lorsque la production d’un champ pétrolifère décline, différents facteurs rendent l’exploitation plus difficile : baisse de la pression et du débit, diminution de la fluidité du pétrole.

Vue du FPSO Dalia (floating production storage and offloading) et du navire de forage à positionnement dynamique Pride Angola, sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola

Le FPSO Dalia (plateforme flottante de production et de stockage
d'hydrocarbures) sur le champ offshore de Dalia, au large
de l'Angola

Pour pallier ces difficultés, différentes techniques sont mises en œuvre par nos équipes techniques :

  • L’injection de fluides ou de gaz dans le gisement, afin de provoquer un effet de piston. Les hydrocarbures sont alors « poussés » vers le puits. Lorsque c’est possible techniquement, nous injectons en priorité dans les réservoirs l’eau ou les gaz associés à l’extraction du pétrole.
  • L’injection des polymères ou des tensioactifs qui rendent le pétrole moins visqueux. Plus fluide, ce dernier devient plus facile à extraire.
    Depuis 2009, après 5 ans de recherches, nos spécialistes EOR (Enhanced Oil Recovery ou récupération assistée de pétrole) testent pour la première fois au monde l’injection de polymères en offshore profond, dans les réservoirs du projet Dalia, au large de l’Angola. La généralisation du procédé à l’ensemble du champ, prévue à l’horizon 2014, devrait se traduire par une augmentation de la récupération des hydrocarbures d’environ 5 % sur 20 ans.
Nos équipes de R&D travaillent également sur d’autres procédés parmi lesquels l’EOR thermique, l’injection de CO2 ou l’injection d’eau à salinité contrôlée.

Localiser les réserves résiduelles

Les structures géologiques renfermant du pétrole ou du gaz ne sont pas uniformes. Leur perméabilité est variable, les hydrocarbures circulent différemment d’un endroit à l’autre. Pour cette raison, les puits ne drainent pas tous les fluides et laissent des zones non exploitées : les « réserves résiduelles ».

 

Pour les identifier, nous reconstituons les déplacements des fluides au sein des réservoirs en utilisant des techniques complexes qui associent l’imagerie sismique et la modélisation de la production.

 

Développer les gisements satellites

Dans certains cas, l’optimisation de la collecte de pétrole peut aussi conduire Total à rechercher des gisements dits « satellites », situés à proximité de l’exploitation existante. Leur mise en production permet de prolonger la rentabilité des installations développées pour le gisement principal.