Répondre aux besoins en énergie

Valoriser les gisements high-tech

L’ère de la production « facile » est révolue. Il faut désormais aller chercher les hydrocarbures dans des environnements moins connus ou sous des formes moins classiques.

Il reste d’énormes quantités d’hydrocarbures à mettre à jour, mais elles sont de plus en plus difficiles à valoriser. Pour développer ces ressources « technologiques », nous mobilisons des capitaux importants, des moyens humains et une Recherche & Développement de premier plan. Nous mettons tout en œuvre pour limiter leur impact environnemental et déployons aussi une démarche sociétale. Autant d’éléments qui correspondent à notre modèle économique et à notre conception de la responsabilité.

Les gisements de l'extrême

Réservoirs très enfouis

Situés à 4 000 mètres et plus sous terre, ils rendent l’exploration, le forage et la production particulièrement complexes étant donné les très hautes pressions et très hautes températures qui peuvent y régner.

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Grands fonds marins (500 mètres de profondeur et plus)

Total est devenu l'un des plus grands experts mondiaux de ce domaine frontière.
Pionnier des grands fonds, nous en sommes un acteur majeur par le nombre d’installations sous marines en production. À l’horizon 2015, avec 400 puits sous-marins, nous opérerons plus de 10% de la production mondiale issue des grands fonds.

En savoir plus sur les grands fonds marins

Grands froids

A notre actif, depuis 10 ans, l’extraction du pétrole de Kharyaga à 100 km au nord du cercle polaire russe. Nous sommes aussi partenaires de l’usine de gaz naturel liquéfié de Snøhvit en Mer de Barents et du développement du gisement de Kashagan dans le nord de la mer Caspienne. Nous avons par ailleurs signé en 2007 avec Gazprom un accord portant sur la première phase de développement du gisement géant de gaz de Shtokman, en mer de Barents. Les défis sont sans précédent : éloignement des côtes, rigueur du climat, présence d’icebergs… Les études d’ingénierie sont en cours.
En octobre 2011, TOTAL (20 %) et Novatek ont signé les accords définitifs en vue de développer conjointement le projet gazier Yamal LNG situé en zone arctique dans la péninsule de Yamal.

En savoir plus : l'exploration-production en conditions de froid extrême

Les « gaz acides »

Extraire et valoriser ces gaz nécessite des installations résistant à la corrosion et des procédés spécifiques de traitement.

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Les hydrocarbures « non-conventionnels »

Les bruts extra-lourds et bitumes

Les quantités de pétrole extra-lourd et de bitume (pétrole très visqueux voire quasi solide) en place dans le sous-sol sont considérables. Inégalement réparties sur la planète, elles se concentrent principalement au Venezuela et au Canada.

Au Venezuela, nous travaillons sur le projet PetroCedeño, pour le développement de technologies d’exploitation de bruts extra-lourds par production froide à l’échelle industrielle.

En savoir plus sur les bruts extra-lourds

Au Canada, nous avons des participations dans plusieurs projets d’exploitation des sables bitumineux de l’Athabasca.
En mars 2011, Total a finalisé un partenariat stratégique avec Suncor Energy Inc.

Le Groupe dispose désormais d’une participation de 39,2% dans le projet minier de Fort Hills et d’une participation de 38,25% dans le projet minier de Joslyn, dont il est opérateur. Il détient en outre 49% dans le projet d’upgrader Voyageur, une unité nécessaire pour convertir le bitume en pétrole synthétique pouvant être raffiné.

Total détient par ailleurs une participation de 50% dans le projet SAGD (Steam Assisted Gravity Drainage ou drainage par gravité au moyen de vapeur)  de Surmont, dont la phase 1 est entrée en production en 2007 et la phase 2 lancée en janvier 2010. Le Groupe est enfin opérateur du projet minier  Northern Lights, dont il détient 50%.

En savoir plus sur les sables bitumineux canadiens


Les réservoirs gaziers ultra-compacts (« tight gas »)

Expertises et technologies de pointe sont nécessaires pour extraire le gaz de ces formations rocheuses trop peu perméables pour le laisser circuler.

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Les gaz de schistes (« shale gas »)

Il s’agit là de ressources de gaz naturel contenues dans des roches mères argileuses et très peu perméables. La combinaison de plusieurs techniques (forage horizontal, fracturation hydraulique) permet de créer artificiellement la perméabilité nécessaire pour produire le gaz. Les récents progrès ont conduit à une baisse des coûts des techniques utilisées, rendant ainsi cette approche économique, en particulier en Amérique du Nord.

Partenaire de la compagnie américaine Chesapeake sur l’ensemble de ses permis dans le bassin du Barnett Shale (Etats-Unis) depuis 2009, nous avons étendu nos positions sur les gaz de schiste (shale gas) par l’acquisition de  permis d’exploration en Europe et en Argentine.

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Le gaz de charbon (ou coal bed methane)

Les ressources sont ici emprisonnées dans les gisements de charbon. La plus grande partie du gaz est adsorbée sur la surface du charbon. Excellent "stockeur" de gaz, le charbon peut contenir de deux à trois fois plus de gaz par unité de volume de roche que les gisements gaziers classiques.
Nous sommes entrés dans ce secteur d’activité avec une prise d’intérêts de 27,5% dans le projet Gladstone LNG, en Australie, dont la ressource consiste en gaz de charbon.


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Des outils d'analyse renforcés

Aujourd’hui, environ la moitié de notre potentiel d’exploration s’étend sur des zones géologiques difficiles à apprécier. Nous travaillons sur des outils permettant d’améliorer la fiabilité des représentations du sous-sol afin de mieux cerner les contours de ces nouveaux « objets » pétroliers ou gaziers.