Pétrole

La raffinerie de Normandie
Vue aérienne de la raffinerie de Normandie à Gonfreville l'Orcher

Vue aérienne de la raffinerie de
Normandie à Gonfreville l'Orcher.

Localisation : France

Le DHC en dates :
Printemps 2004 : Début du chantier
Novembre 2006 : Mise en service
Printemps 2007 : Inauguration

  • Raffinerie de Normandie Vue de la nouvelle unité d'hydrocraqueur de distillats (DHC) Vue de la nouvelle unité d'hydrocraqueur de distillats (DHC) qui convertit les fractions lourdes de pétrole en distillats (gazole moteur et kérosène notamment) à très basse teneur en soufre.
  • Raffinerie de Normandie Vue de lignes de transfert de l'hydrocraqueur de distillats (DHC) à la raffinerie de Normandie. Vue de lignes de transfert de l'hydrocraqueur de distillats (DHC) sur le site de la raffinerie de Normandie.
  • Raffinerie de Normandie Opérateur passant à vélo devant l'hydrocraqueur de distillats (DHC) de la raffinerie de Normandie. Vue de nuit d'un opérateur passant à vélo devant l'hydrocraqueur de distillats (DHC) de la raffinerie de Normandie.
  • Raffinerie de Normandie Vue de nuit de l'hydrocraqueur de distillats (DHC) de la raffinerie de Normandie. Vue de nuit de l'hydrocraqueur de distillats (DHC) de la raffinerie de Normandie.
  • Raffinerie de Normandie Vue d'un échangeur de chaleur de l'unité de l'hydrocraqueur de distillats Vue d'un échangeur de chaleur de l'unité de l'hydrocraqueur de distillats (DHC) de la raffinerie de Normandie
  • Raffinerie de Normandie Vue partielle de l'unité de l'hydrocraqueur de distillats. Au premier plan, un opérateur. Vue partielle de l'unité de l'hydrocraqueur de distillats (DHC) de la raffinerie de Normandie. Au premier plan, un opérateur.
  • Raffinerie de Normandie Vue de trois opérateurs travaillant à la raffinerie de Normandie Vue de trois opérateurs travaillant à la raffinerie de Normandie
  • Raffinerie de Normandie Vue de la salle de chimie de la raffinerie de Normandie à Gonfreville l'Orcher. Vue de la salle de chimie de la raffinerie de Normandie à Gonfreville l'Orcher.
  • Raffinerie de Normandie Vue de l'unité d'ETBE de la raffinerie de Normandie, à Gonfreville. Vue de l'unité d'ETBE de la raffinerie de Normandie, à Gonfreville. Cette unité permet, grâce au procédé d'éthérification, d'obtenir un produit à très haut indice d'octane : l'éthyl tertio butyl éther.

Pour répondre aux nouveaux standards de consommation, Total s’est engagé dans l’amélioration de l’efficacité et de la compétitivité de ses raffineries françaises. Dans ce cadre, le DHC construit par Total dans sa raffinerie de Normandie, et inauguré en mars 2007, a permis d’accroître la production de gazole propre. C’est le plus grand projet de ce type en France depuis vingt ans.


S’adapter aux nouveaux modes de consommation

Avec 30 millions de tonnes, la France est le plus gros consommateur de gazole d’Europe et la production nationale - 20 millions de tonnes - est insuffisante. En outre, les normes européennes fixant la teneur maximale en soufre se sont considérablement durcies : dorénavant, les carburants gazoles ne doivent pas contenir plus de 10 ppm (parties par million) de soufre, contre 2 000 ppm il y a dix ans. Ces évolutions imposent de nouvelles installations. D’où l’intérêt du DHC (Distillate HydroCracker) qui équipe près du Havre, la Raffinerie de Normandie appartenant au groupe Total. Une installation qui permet, à partir de la même quantité de brut, d’accroître la production de gazole « propre » de 8%. Le tout pour un investissement global de l’ordre de 550 millions d’euros.


Le DHC, alléger le pétrole grâce à l’hydrogène

Qu’est ce que le DHC ? Un four, un réacteur et une colonne de distillation. Les distillats lourds d’un premier raffinage sont chauffés dans le four, en présence d’hydrogène, avant d’être introduits dans le réacteur. C’est là que les grosses molécules d’hydrocarbures sont craquées en molécules plus petites. Mais le mélange de sortie, plus léger, doit encore être « raffiné » pour séparer les différents constituants. Un passage dans un séparateur le débarrasse du soufre, récupéré dans une unité appelée SRU (Sulfur Recovery Unit). La colonne de distillation permet ensuite de séparer les composants restants : GPL, naphtas pour la pétrochimie, kérosène pour les réacteurs des avions, gazole « propre » pour les moteurs Diesel, bases de très haute qualité pour les lubrifiants et les fluides spéciaux, sans oublier les résidus.


Quant à l’hydrogène nécessaire au processus, il est extrait du gaz naturel dans une unité particulière selon le procédé connu pour être le moins émetteur en CO2 à ce jour : le SMR pour Steam Methane Reformer.


L’ensemble est bien sûr raccordé aux unités préexistantes de la raffinerie.

DHC



Protection de l’environnement et sécurité

Le DHC a été installé au cœur même de la raffinerie pour éviter d’étendre le périmètre de sécurité du complexe. Durant toute la période des travaux, l’exploitation de la raffinerie s’est poursuivie sous sécurité renforcée.


Dans ce grand projet, tout a été fait pour minimiser l’impact environnemental : émissions réduites de dioxyde de soufre, d’oxyde d’azote et de poussières, séparation des eaux de pluies et des eaux polluées, installation d’un bassin d’observation des eaux avant rejet, neutralisation des odeurs du DHC par récupération des vapeurs, isolation phonique des gros équipements…




La raffinerie de Normandie en chiffres


  • 360 hectares soit 360 terrains de football
  • 500 réservoirs totalisant 4 millions de m3 de stockage
  • 70 km de routes et 22 km de voies ferrées
  • 40 000 km de tuyauterie
  • 1 million de points de contrôle de sécurité
  • 1 100 collaborateurs
  • 200 produits différents
  • Elle produit 350 000 barils par jour. Soit environ 20 % de l’approvisionnement du pays et 40% de celui de la région parisienne.

Le DHC - Distillate HydroCracker - en chiffres


Le chantier : 9 hectares, 2 000 km et 5 000 tonnes de tuyauterie, 12 000 tonnes d’acier, 20 000 m3 de béton, 4 millions d’heures chantier, réalisées pour moitié par des entreprises normandes, auront été nécessaires pour mener à bien ce vaste chantier ; l’équivalent de 1 000 personnes pendant 2 ans.