Pétrole
Vous êtes ici :AccueilNos énergiesPétrole Explorer et produire
Pétrole
En amont de la chaîne pétrolière, l’Exploration & Production (E & P) de Total valorise des gisements de pétrole de plus en plus complexes. Tous ces savoir-faire s’allient pour répondre à la croissance continue de la demande mondiale alors même que le pétrole se fait moins accessible et plus difficile à extraire. Un défi que seules quelques compagnies internationales sont en mesure de relever.
Une ressource encore abondante
Depuis les débuts de l’ère pétrolière, il y a un siècle et demi, quelque 1 000 milliards de barils de pétrole (équivalent à environ 159 000 milliards de litres) ont été produits. Bien que colossale, cette production est loin d’avoir épuisé l’or noir. En l’état actuel des technologies, on estime qu’autant de barils restent à extraire des gisements déjà connus : ce sont les réserves mondiales prouvées. Elles représentent environ 1/3 du pétrole enfoui dans ces réservoirs, car les techniques actuelles de production permettent d’en récupérer en moyenne 32 %. À ces réserves s’ajoutent le potentiel des découvertes futures, évalué à 1 000 milliards de barils, et celui du pétrole dit « non conventionnel ». Lourd et visqueux, il représente un immense enjeu, car il pourrait à lui seul délivrer jusqu’à 1 000 milliards de barils, soit l’équivalent des réserves prouvées de pétrole conventionnel.
Élargir le champ des possibles
Toutefois, l’ère du pétrole « facile » est révolue. Car ce sont les gisements les plus accessibles et les plus simples à produire qui ont alimenté les marchés pétroliers du 20e siècle. Dans un contexte où la demande augmente au rythme moyen de 1 % à 1,5 % par an, il est désormais indispensable de traquer cette ressource dans des environnements encore méconnus il y a quelques années. Réservoirs très profondément enfouis, au-delà de 4 000 mètres, gisements tapis sous les grands fonds marins ou formés sous des zones montagneuses difficiles d’accès, pièges pétroliers gisant sous les glaces de l’Arctique ou pétrole lourd figé dans les sols froids du Canada sont autant de cibles à conquérir pour soutenir la croissance nécessaire de la production mondiale.
Une exploration désormais frontière
On pourrait croire que l’exploration pétrolière a déjà fait le tour de la Terre. Loin s’en faut ! La géologie, à l’instar des autres sciences, ne cesse de progresser, affinant sa compréhension de la formation des pièges pétroliers. Études des roches qui donnent naissance au pétrole, des processus des dépôts sédimentaires dans les réservoirs, des structures des bassins pétroliers et des réservoirs, des micro-organismes présents dans les sédiments… : les géologues de l’E & P de Total ne conjuguent pas moins d’une vingtaine de spécialités. Et pour finir, grâce aux techniques sismiques, les géophysiciens découvrent de nouvelles cibles dans les profondeurs de la croûte terrestre. Des vibrations envoyées dans le sous-sol, en partie réfléchies vers la surface par les couches géologiques qu’elles rencontrent, livrent des millions de données qui, traitées par informatique, révèlent l’image en 3 D de la structure du sous-sol. Sophistication des méthodes d’acquisition des données et supercalculateurs de plus en plus puissants ouvrent aujourd’hui l’accès à des horizons encore invisibles dans un passé récent.
L’art d’évaluer les découvertes
Trouver du pétrole ne suffit pas. Quel volume global de pétrole renferme un réservoir ? Comment est-il distribué entre les empilements de couches du gisement ? Quelles sont ses températures et ses pressions du haut en bas du réservoir ? Est-il léger, visqueux, sa composition est-elle variable en fonction de sa position ? Quelles sont les failles qui feront obstacle ou, au contraire, faciliteront sa production ? C’est à ces questions, et bien d’autres encore, que les spécialistes des sciences de la terre de l’E & P se doivent de répondre. Laboratoires high-tech, logiciels informatiques maison et expertises aiguisées par l’expérience participent à cette étape, mystérieuse pour le profane, qui, in fine, prédira le nombre de barils qui pourront être produits au fil de la vie des champs.
Produire plus, et produire mieux
Plus difficile, le pétrole se fait aussi plus coûteux à produire. La construction de certains sites nécessite parfois un investissement de plus de 10 milliards de dollars ! L’E & P de Total est passé maître dans le développement de ces gigantesques puzzles industriels mobilisant des dizaines de chantiers de par le monde pendant plusieurs années. Puits forés sur plusieurs kilomètres visant des couches géologiques de quelques mètres d’épaisseur, équipements de production posés sur le fond des océans et contrôlés à distance via une électronique embarquée… L’innovation technologique est en marche pour repousser les frontières d’action de ses équipes, comme pour lutter contre le déclin naturel des productions des champs anciens. Des défis qui se conjuguent avec l’engagement résolu de l’E & P de limiter autant que possible l’impact de ses activités industrielles sur l’environnement, en particulier sur l’eau et sur l’air.
Quelques repères...
2000 : Sincor, immense projet vénézuélien de production d’huile lourde, livre ses premiers barils. Total, alors actionnaire majoritaire de sa compagnie opératrice (rebaptisée aujourd’hui Petrocedeño), a réussi son ambitieux pari d’extraire ce pétrole visqueux en poussant à leurs limites les techniques classiques de production.
2001 : Total lance la production de Girassol en Angola. Il ouvre ainsi la voie de la production de pétrole dans les grands fonds marins du golfe de Guinée, avec le plus grand développement jamais conduit jusqu’alors sous 1 400 mètres d’eau. Opérateur le plus dynamique au monde sur ces champs de l’extrême, Total opère aujourd’hui 11 sites, en production, en cours de développement ou en études, dans les eaux profondes du golfe de Guinée.
2009 : Total lance une offre publique d’achat de la société candienne UTS, partenaire du projet Fort Hills, gisement d’huile lourde qui sera exploité par mine à ciel ouvert. Le Groupe consolide ainsi un portefeuille de premier plan sur les huiles lourdes de l’Athabasca, province de l'Alberta, dotées d’un très fort potentiel de développement à long terme.
Nos enjeux
Accès à la santé
Œuvrer à l'amélioration des dispositifs de soin ou de l'état sanitaire des populations.
Nos enjeux
Environnement
Déployer d'importants efforts pour maitriser nos impacts sur l'environnement.
Groupe
Fondation Total
Trois axes : solidarité et santé, environnement et biodiversité, culture et patrimoine.






