Pétrole

PetroCedeño, référence mondiale des huiles extra-lourdes
Site de l'usine de traitement de PetroCedeño au Venezuela 

Site de l'usine de traitement (Upgrader)

Localisation : Venezuela

Les partenaires : à sa naissance, en 1997, Sincor est une compagnie opératrice du projet, où Total, principal partenaire (47 % des parts) est associé avec PDVSA, compagnie vénézuélienne (38 %) et Statoil, compagnie norvégienne (15 %).
En 2008, la Joint Venture Sincor devient PetroCedeño, une entreprise mixte où PDVSA, Total et Statoil sont actionnaires respectivement à hauteur de 60 %, 30,323 % et 9,677 %, PDVSA assumant le contrôle des opérations.

  • PetroCedeño Vue d'opérateurs sur le puits J481 du champ de Jusepin, dans le nord-est du Venezuela. Vue d'opérateurs en train d'effectuer une opération de coiled tubing (déploiement de tubes d'intervention enroulés), sur le puits J481 du champ de Jusepin (17000 pieds), dans le nord-est du Venezuela.
  • PetroCedeño Vue d'un opérateur sur le puits J481 du champ de Jusepin, dans le nord-est du Venezuela. Vue d'un opérateur en train d'effectuer une opération de coiled tubing (déploiement de tubes d'intervention enroulés), sur le puits J481 du champ de Jusepin (17000 pieds), dans le nord-est du Venezuela.
  • PetroCedeño Modélisation 3D de l'un des puits en étoile, dans les locaux du service de géosciences de Petrocedeno, à Caracas. Modélisation 3D de l'un des puits en étoile (avec forages horizontaux) du champ d'huiles extra-lourdes de San Diego, dans les locaux du service de géosciences de PetroCedeño, à Caracas.
  • Site de l'usine de PetroCedeño Site de l'usine de traitement de PetroCedeño au Venezuela Vue des trains de séparation des effluents huile, gaz et eau de l'unité de brut extra-lourd de San Diego de Cabrutica, située dans la zone de l'Orénoque, sur le permis de Zuata, à 500 kms au sud-est de Caracas.
  • Site de l'usine de PetroCedeño Vue d'un opérateur du site de l'usine de traitement de PetroCedeño au Venezuela Vue d'un opérateur sur l'une des passerelles de l'unité de brut extra-lourd de San Diego de Cabrutica, située dans la zone de l'Orénoque, sur le permis de Zuata, à 500 kms au sud-est de Caracas.
  • Site de l'usine de PetroCedeño Site de l'usine de traitement de PetroCedeño au Venezuela Vue de l'unité de cokéfaction (transformation des pétroles bruts lourds produisant du coke), sur le site de l'usine de traitement (Upgrader) PetroCedeño de Jose, au Venezuela.
  • Site de l'usine de PetroCedeño Vue aérienne de la jetée de chargement sur le site de l'usine de traitement de PetroCedeño au Venezuela Vue aérienne de la jetée de chargement du coke de pétrole et du soufre, sur le site de l'usine de traitement (Upgrader) PetroCedeño de Jose, au Venezuela.
  • Site de l'usine de PetroCedeño Site de l'usine de traitement de PetroCedeño au Venezuela Cluster VD et têtes de puits de forage à PetroCedeño.
  • Site de l'usine de PetroCedeño Site de l'usine de traitement de PetroCedeño au Venezuela Collecteur de torche sur le site de l'usine de traitement (Upgrader) de PetroCedeño.
  • Site de l'usine de PetroCedeño Site de l'usine de traitement de PetroCedeño au Venezuela Site de l'usine de traitement (Upgrader) de PetroCedeño.

Dès la fin des années 90, Total démontre avec ce projet audacieux, son aptitude à valoriser les gigantesques réserves de bruts extra-lourds de la ceinture de l'Orénoque, au Venezuela. Un défi qui mobilise spécialistes de la production et du raffinage du Groupe.


Un immense potentiel

PetroCedeño (nouveau nom du projet Sincor) est un projet à la hauteur de son enjeu technologique : la production et la valorisation à grande échelle des bruts extra-lourds de la ceinture de l'Orénoque du Venezuela, des réserves non conventionnelles évaluées à quelques 270 milliards de barils récupérables.

À lui seul, ce gigantesque projet est assis sur des réserves estimées à 36 milliards de barils, dont 2,4 milliards seraient récupérables par les technologies actuelles.


Un pari audacieux

Des quatre projets qui naissent sur la ceinture de l'Orenoque à la fin des années 90, PetroCedeño est le plus ambitieux et le plus audacieux. Mobilisant les savoir-faire d'extraction et de raffinage du Groupe, il est le seul à avoir fait le pari d'une intégration complète, de la production du brut extra-lourd jusqu'à sa transformation en un brut synthétique léger de haute qualité. Cette option technologique apporte en effet une incontestable plus-value au projet, car elle délivre, in fine, un brut exploitable par les raffineries traditionnelles, directement commercialisable sur le marché international.

Cette dimension globale est allée de pair avec des moyens financiers considérables. Plus gros investissement industriel alors réalisé au Venezuela, il était aussi, à l'époque de son développement, le plus important effectué par Total sur un projet.


Des technologies poussées à leurs limites

Pour initier et rentabiliser la production à grande échelle des bruts extra-lourds, PetroCedeño a dû pousser à leurs limites les techniques de récupération. L'enjeu consistait en effet à produire une huile très visqueuse, donc très peu mobile, puis à la transporter par pipeline jusqu'à une gigantesque installation de traitement, située à 220 kilomètres du site de production de Zuata. Des géosciences jusqu'aux spécialistes de l'exploitation, toute la gamme des expertises de l'E & P ont été mobilisées.

Études très poussées pour maîtriser l'architecture complexe des réservoirs, forage de longs puits horizontaux aux trajectoires optimisées en temps réel durant les percées, conception d'un dispositif innovant d'injection de diluant en fond de puits, mise au point de pompes novatrices pour aider à la remonter des fluides visqueux jusqu'à la surface... Les technologies classiques de production se devaient en effet d'être poussées jusqu'à leurs limites pour relever un défi aussi difficile.


L'une des plus grandes unités de conversion du monde

La transformation du brut extra-lourd extrait à Zuata en un brut synthétique léger, le Zuata Sweet, est opérée par une gigantesque unité de conversion, dite upgrader. Unique par sa taille, cet upgrader, implanté à Jose sur la côte des Caraïbes, fut, lors de sa construction, le plus grand chantier pétrolier du monde.

Véritable must technologique, il permet notamment de délester le brut extra-lourd de son excès de carbone, produisant du même coup quelque 6 000 tonnes de coke par jour. Recevant quotidiennement près de 200 000 barils, cet upgrader est capable de délivrer en bout de chaîne environ 170 000 barils de Zuata Sweet qui, chaque jour, s'ajoutent aux capacités d'exportation pétrolières du Venezuela.


Un management de projet exemplaire

Immense aventure industrielle, PetroCedeño a mobilisé 54 millions d'heures de travail, 34 partenaires industriels contractualisés, dix mille personnes sur son chantier de construction et dix-huit nationalités différentes. Bien que d'une envergure exceptionnelle, il a été mené dans le respect des délais et des coûts prévus lors de son lancement.

Lancé en 1998, PetroCedeño a démarré sa production de bruts extra-lourds en décembre 2000 et, en mars 2002, la première cargaison commerciale de Zuata Sweet partait pour les États-Unis.


De nouveaux défis

Le vaste éventail d'innovations déployées pour extraire les bruts extra-lourds de PetroCedeño permet aujourd'hui de récupérer environ 8 % des hydrocarbures piégés dans les réservoirs. Mais Total a l'ambition résolue d'augmenter ce pourcentage.

C'est pourquoi, il y testera, dès 2011, trois nouvelles techniques innovantes de production, dites « chaudes ». Fondées sur l'injection de vapeur dans les réservoirs afin de fluidifier les hydrocarbures, elles permettent d'envisager un doublement des taux de récupération.