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Pétrole
Localisation : au large du Congo
Les partenaires : les investissements et les bénéfices de l'exploitation (après partage de la production avec l'Etat, conformément au Contrat de Partage de Production qui régit la fiscalité applicable au Congo) sont partagés entre trois compagnies : Total est l'opérateur du projet et détient 53,5% des parts, Chevron, 31,5% et SNPC, la compagnie nationale congolaise, 15%.
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Champ de Nkossa au Congo
Vue d'opérateurs en train de participer au retrait des outils de sismique de l'un des puits d'exploration du rig de forage West Menang, sur la plate-forme de production NKF2.
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Chantier naval d'Ulsan pour le champ offshore de Moho-Bilondo
Opérateurs travaillant aux opérations de levage et pose du module M31B, pendant la construction de la plate-forme de production FPU (unité flottante de production).
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Chantier naval d'Ulsan pour le champ offshore de Moho-Bilondo
Chantier du constructeur Hyundai Heavy Industries, à Ulsan en Corée du Sud : levage et pose du module M21B sur la plate-forme de production FPU (unité flottante de production) destinée au champ de Moho-Bilondo, au large du Congo.
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Barge Polaris
Opérateur supervisant le levage d'une structure d'attache de manifold, pendant la pose par la barge Polaris des premières structures sous-marines de production.
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Héliport du FPU Alima du champ offshore Moho-Bilondo
Dans le champ offshore en eaux profondes de Moho-Bilondo, au large du Congo, Héliport du FPU (unité flottante de production) Alima dont la production sera évacuée par pipeline vers le terminal de Djeno.
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Barge Polaris
Portrait de deux femmes travaillant sur la barge Polaris pendant la pose des premières structures sous-marines de production : fondations de caissons fermés, pipes, manifolds et leurs structures d'attache.
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Barge Polaris
Pose par la barge Polaris des premières structures sous-marines de production : fondations de caissons fermés, pipes, manifolds et leurs structures d'attache.
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Barge Polaris
La barge Polaris est utilisée, ici, pour la pose des premières structures sous-marines de production du champ offshore en eaux profondes de Moho-Bilondo, au large du Congo.
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Transport du FPU Alima pour le champ offshore de Moho-Bilondo
Transport du FPU (unité flottante de production) Alima sur une barge, au départ de Port-Gentil au Gabon, avant sa mise à l'eau et son trajet jusqu'au champ de Moho-Bilondo.
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Transport du FPU Alima pour le champ offshore de Moho-Bilondo
Portrait d'opérateurs devant le FPU Alima arrimé à une barge, pour son transport depuis Port-Gentil au Gabon, et avant sa mise à l'eau pour son trajet jusqu'au champ de Moho-Bilondo.
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FPU Alima
Vue en contre-plongée de la structure supportant la torchère du FPU Alima.
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Champ offshore Moho-Bilondo
Treuillage du pipeline reliant le FPU (unité flottante de production) du champ offshore de Moho-Bilondo au terminal pétrolier de Djeno.
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Champ offshore Moho-Bilondo
Des opérateurs travaillant sur la barge Orion à la pose du pipeline reliant le FPU (unité flottante de production) de Moho-Billondo au terminal de Djeno.
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Champ offshore Moho-Bilondo
Deux opérateurs de dos regardent des manifolds destinés au champ de Moho-Bilondo sur la base industrielle de Total E&P Congo de Pointe-Noire.
Avec le champ de Moho Bilondo, situé au large du Congo, le groupe Total contribue à la relance de la production du pays dont il est le partenaire historique. En outre, en valorisant des réservoirs de taille moyenne par grande profondeur d'eau, le Groupe ouvre la voie à une nouvelle optimisation économique des projets.
Rentabiliser le gisement
Situé à quelque 80 kilomètres des côtes congolaises et sous 540 à 660 mètres d'eau, le champ off-shore Moho Bilondo est le premier de ce type à entrer en production au Congo. Seuls deux des quatre réservoirs découverts ont pour l'instant été mis en production : Mobim et Bilondo, qui s'étendent sur 72 kilomètres carrés. Les volumes d'huile sont modérés mais la proximité d'installations mises en œuvre par Total, tant en mer qu'à terre, et l'expérience du Groupe dans le domaine des grandes profondeurs permettent une meilleure rentabilisation du gisement.
Des réservoirs hétérogènes et des huiles différentes
Les réservoirs de Mobim et Bilondo sont enfouis sous 1 100 à 1 200 mètres de sédiments instables. Ils se sont formés voici environ 20 millions d'années : le fleuve Congo déchargeait alors quantité de sédiments riches en débris organiques. Lesquels se répandaient par vagues successives sur les grands fonds. Peu à peu, la matière organique s'est transformée en une huile visqueuse. Celle de Bilondo est piégée dans une succession de petits chenaux de sables. Celle de Mobim est retenue pour sa part dans deux réservoirs séparés. Ce type de géométrie, avec des poches discontinues et composites, est un casse tête pour les géologues qui estiment mal la façon dont les fluides peuvent circuler lors de la production.
En outre, alimentés par des roches-mères différentes, les pétroles de Mobim et Bilondo n'ont pas la même maturité, le second étant sept fois plus visqueux que le premier. Total a pu, grâce à des modèles géologiques à très fine échelle et son expérience dans le Golfe de Guinée, surmonter en grande partie ces difficultés.
Des architectures sur mesure
On comprend mieux, dans un tel contexte, l'enjeu pour les architectes du projet qui devaient garantir un drainage optimal, récupérer un maximum d'hydrocarbures tout en forant un minimum de puits ! A Bilondo, de longs drains proches de l'horizontale perforent l'ensemble des chenaux sableux. A Mobim, le choix a été de stimuler la productivité en fond de puits afin d'améliorer la circulation des fluides : des fractures ont été ouvertes puis remplies de graviers.
Dans les deux cas, pour limiter les infrastructures sous-marines, les puits ont été fortement déviés et ce, dès les premières centaines de mètres malgré l'instabilité du sédiment. En cours de forage, les trajectoires ont été ajustées en temps réel, grâce à l'analyse des roches traversées.
Une organisation rationnelle
Les champs de Moho Bilondo et de Nkossa distant de 18 kilomètres fonctionnent en synergie. L'eau extraite de Nkossa est réinjectée dans les réservoirs de Bilondo. En retour, le gaz excédentaire de Mobim et Bilondo est acheminé vers Nkossa. Une unité flottante de production - FPU (pour Floating Production Unit) - est amarrée au fond par douze ancres.
Cette sorte de barge - usine contrôle, réceptionne, traite la production. Le gaz excédentaire est envoyé vers le champ de Nkossa où il est réinjecté. Le pétrole brut est envoyé vers le terminal de Djeno, situé sur le continent. La FPU est raccordée au système de production sous-marin par un ensemble de conduites souples isolées du froid et de câbles « ombilicaux » de contrôle et de commande.
Des flux contrôlés
Comme à chaque fois que l'on travaille dans les grands fonds océaniques, le froid est un risque majeur. L'isolation est indispensable pour empêcher que l'huile brute ne se fige dans les conduites. Outre les techniques déjà utilisées par le Groupe dans le Golfe de Guinée, des coques isolantes (ou dog houses) ont été spécialement conçues pour protéger toutes les connexions de conduites.
Avec ce système, la production peut s'arrêter jusqu'à 8 heures sans risque de « bouchon ». Un laps de temps suffisant pour permettre aux techniciens d'intervenir.
Injecter du gaz en fond du puits
Il est classique dans l'industrie pétrolière d'injecter du gaz pour accroître la pression au fond des puits afin d'améliorer la remontée des fluides. Mais ce procédé n'avait jamais été appliqué en off-shore profond. A Moho-Bilondo, il a permis d'améliorer le taux de récupération de 20% environ.
Toutefois ce procédé refroidit les fluides produits. D'où à nouveau un risque de « bouchon » dans les conduites. Le volume de gaz envoyé pour maîtriser le processus doit donc être précisément contrôlé. Comprendre ces phénomènes d'échanges thermiques et les chiffrer ont été parmi les défis les plus complexes relevés par Total sur ce projet.
Partage d'expérience
En République du Congo, comme partout où il opère, le Groupe s'emploie à soutenir durablement des actions de développement local sous la forme de campagnes de prévention et de dépistage du VIH au sein de l'entreprise, avec une prise en charge des traitements, mais aussi des actions d'appui aux structures locales d'aide à la création d'entreprises ou encore d'appui matériel et financier à des organismes de formation supérieure... Moho-Bilondo contribuera aux nombreuses réalisations initiées par Total dans le pays. Alliant performance technologique, sécurité et respect de l'environnement, le projet Moho-Bilondo sera aussi un vecteur de formation aux technologies des grands fonds pour les équipes congolaises appelées à travailler sur le site.
- Le champ produira en plateau (2010) 90 000 barils de pétrole par jour.
- 14 puits dont 9 dédiés à la production (4 sur Bilondo et 5 sur Mobim) et 5 injecteurs d'eau.
- Près d'une centaine de kilomètres de conduites et de câbles de contrôle et de commande.
- L'unité Flottante de Production fait 188,5 mètres de long, 34 mètres de large et 12,5 mètres de haut. Elle est conçue pour traiter quotidiennement 90 000 barils de pétrole brut et 75 000 barils d'eau. Son quartier de vie accueille 80 personnes.
Moho-Bilondo en dates
1998 : Découverte de Bilondo
2004 : Découverte de Mobim
2005 : Lancement de l’ingénierie de détail
2006 : Début de la construction de la coque
2007 : Début des travaux des installations sous-marines, des forages et arrivée du FPU
2008 : Mise en production
2009 : en mai, nouvelle découverte (puits Moho Nord Marine 4)
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