Pétrole

Dalia, un géant en plein océan
Schéma de Pazflor 

Schéma de développement de Dalia.

Localisation : au large de l'Angola, dans le Golfe de Guinée

Les partenaires : Six compagnies partagent les investissements et les bénéfices de l'exploitation.
La compagnie pétrolière angolaise, Sonangol est concessionnaire du champ. Total, qui en est l'opérateur, en détient 40%, Esso 20%, BP 16,67% et StatoilHydro 23,33%.

  • FPSO du champ offshore de Dalia FPSO du champ offshore de Dalia Vue du FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola.
  • FPSO du champ offshore de Dalia FPSO du champ offshore de Dalia Vue du FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola.
  • Navire de forage "Pride Africa" Vue aérienne du navire de forage Navire de forage à positionnement dynamique Pride Africa, spécialement construit en Corée du Sud pour le développement des champs offshore en eaux profondes du bloc 17, au large de l\'Angola, et ici situé entre les champs Dalia et Girassol.
  • FPSO du champ offshore de Dalia FPSO du champ offshore de Dalia Logo du FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola.
  • FPSO du champ offshore de Dalia FPSO du champ offshore de Dalia Unité de production d'électricité et de compression du gaz sur le FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola.
  • FPSO du champ offshore de Dalia FPSO du champ offshore de Dalia Coursive du FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola.
  • FPSO du champ offshore de Dalia FPSO du champ offshore de Dalia Antenne de transmission du FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola.
  • FPSO du champ offshore de Dalia FPSO du champ offshore de Dalia Opérateurs sur une passerelle du FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola.
  • Navire de forage Vue aérienne du navire de forage Pride Africa Navire de forage à positionnement dynamique Pride Africa, spécialement construit pour le développement des champs offshore du bloc 17, au large de l'Angola, et ici situé entre les champs Dalia et Girassol.
  • FPSO du champ offshore de Dalia Héliport du FPSO du champ offshore de Dalia Décollage d'un hélicoptère de l'héliport du FPSO Dalia (unité flottante de traitement, stockage et expédition) sur le champ offshore en eaux profondes de Dalia, au large de l'Angola. Au premier plan, un pompier.

La mise en production par Total de ce gisement dans les grands fonds du Golfe de Guinée a nécessité le déploiement d'une ingénierie titanesque, un des plus grands développements pétroliers sous-marins profonds du monde. Huile visqueuse, grandes profondeurs d'eau, réservoirs peu consolidés et de structures géologiques complexes, Dalia multiplie défis et innovations, franchissant de nouveaux seuils technologiques.


Une « fleur » du Golfe de Guinée

Ce champ d'huile off-shore, situé à 135 kilomètres au large de l'Angola, dans le Golfe de Guinée, appartient au bloc 17 qualifié de « bloc en or » (golden block) par les spécialistes en raison de ses nombreuses découvertes successives (Girassol, Pazflor, Rosa ...)


Des conditions extrêmes

Enfoui sous plus de 700 mètres de sédiments instables, le gisement de Dalia s'étend sur plus de deux cents kilomètres carrés et près de 1500 mètres de profondeur d'eau. Le pétrole est piégé dans de nombreux réservoirs formés il y a quelque 20 millions d'années. Charriés par le fleuve Congo, les sédiments, riches en débris organiques se sont alors répandus en larges chenaux sur les grands fonds. C'est là que cette matière organique s'est peu à peu transformée en une huile visqueuse et acide.

Autant de caractéristiques qui la rendent aujourd'hui corrosive pour les installations et difficile à extraire, particulièrement dans le froid des grands fonds.


Une usine flottante high-tech

71 puits longs en moyenne de 3 500 mètres dont 1 000 mètres de drains horizontaux ont été ou seront forés d'ici 2013 : 37 pour la production de pétrole brut, 31 pour la réinjection de l'eau et 3 pour la réinjection du gaz. Tous ont été équipés de « têtes » automatisées. Celles-ci contrôlent le débit en permanence et peuvent fermer le puits en cas d'urgence.

Enfin, le gigantesque FPSO est relié au dispositif de production déployé sur le fond par un réseau tentaculaire de conduites des fluides et de câbles de commandes électro-hydrauliques, appelés « ombilicaux ».

L'huile brute est remontée par 8 énormes conduites protégées du froid et de la pression des grandes profondeurs. Chacune pèse plus de 800 tonnes !

L'homme ne peut intervenir directement à 1 500 mètres de profondeur. Les manœuvres sont effectuées grâce à des robots, téléguidés depuis la surface, au mètre près ! Depuis le FPSO, 17 000 points sont contrôlés en continu sur l'ensemble de l'installation via les 75 kilomètres d'ombilicaux sous-marins.


Développement durable et sécurité en priorité

Sécurité et protection de l'environnement sont au cœur de cette titanesque architecture industrielle : recherche de la meilleure efficacité énergétique dans la production, réinjection du gaz dans l'attente d'une future exploitation et de l'eau de forage pour réduire la pollution, éloignement de la bouée de chargement à plus de 2 kilomètres des cuves de stockage afin d'éviter tout risque d'incendie ou de collision lors des manoeuvres des navires, etc.

Partenaire de l'Angola, Total assure la formation de jeunes angolais sur ses sites industriels, délocalise une partie de la fabrication sur place, alloue des budgets à la reconstruction d'infrastructures angolaises et au financement d'actions sociales, participant ainsi au développement du pays.



Dalia en chiffres


  • Le champ pétrolifère s'étend sur 230 km2, par 1200 à 1500 mètres de fond. Il pourrait contenir près d'1 milliard de barils. Mis en production le 13 décembre 2006, il fournit actuellement 250 000 barils par jour et sa durée de vie est estimée à environ 20 ans.
  • Le FPSO fait 300 mètres de long, 60 mètres de large et 32 mètres de haut. Son poids n'est pas moins impressionnant : 416 000 tonnes, dont près de 30 000 tonnes de matériel fixé sur le pont. Sa base de vie peut accueillir jusqu'à 190 personnes.
  • Quelque 175 kilomètres de conduites et de câbles sous-marins serpentent sur le plancher de l'océan. 71 puits sont en cours, ils nécessiteront près de 3 000 jours de forage.
  • Les éléments de ce puzzle géant ont été fabriqués par près de mille fournisseurs différents, aux quatre coins du monde : la coque en Corée du Sud, les têtes de puits en Norvège, les conduites isolées en France, les piles d'ancrages, les câbles sous-marins et la bouée de chargement en Angola, etc.
  • L'installation de cette architecture industrielle complexe a nécessité plus de 15 millions d'heures de travail/homme pour un coût global d'environ 4 milliards de dollars.

Dalia en dates


  • Septembre 1997 : découverte du champ.
  • Avril 2003 : lancement du projet de développement.
  • Janvier - août 2004 : construction de la coque du FPSO en Corée du Sud.
  • Février 2005 : début de la campagne de forage effectuée par navires foreurs.
  • Mai 2005 : début de l'installation du matériel sur le pont de la barge.
  • Décembre 2005 : début d'installation des éléments sous-marins.
  • Septembre 2006 : arrivée du FPSO sur le site.
  • Décembre 2006 : début de la production.