Gaz naturel

Yemen LNG, catalyseur du développement du pays
Vue aérienne d'un navire amarré à la jetée de l'usine de liquéfaction de Balhaf en construction.

Vue aérienne

Localisation : Yémen

Les partenaires : Total (39,62 %, leader technique), Hunt (17,22 %), Yemen Gas Company (16,73 %), SK Corporation (9,55 %), Korea Gas Corporation (6 %), Hyundai Corporation (5,88 %), GASSP(1) (5 %)


(1) The General Authority for Social Security and Pensions, la plus importante structure de protection sociale du Yémen

  • Pipes au Yemen Gazoduc du projet Yemen LNG au Yémen Forage des tranchées et placement des pipes. Ce gazoduc de 325 km alimentera en gaz, depuis le bloc 18, l'usine de liquéfaction située dans la zone portuaire de Balhaf, au Yémen.
  • Usine Yemen LNG Pipe rack de l'usine de Balhaf au Yemen Dessus du pipe rack central des trains de liquéfaction n°1 et 2, pendant la construction du site de l'usine de Balhaf. Cette usine sera alimentée en gaz à partir du bloc 18 par un gazoduc de 325 km.
  • Usine Yemen LNG Portrait d'un opérateur sur le site de stockage des pipelines de Yemen LNG Portrait d'un opérateur sur le site de stockage des pipelines qui vont être utilisés pour le gazoduc.
  • Gazoduc du projet Yemen LNG Opérateurs travaillant à la pose du gazoduc de Yemen LNG Opérateurs travaillant à la pose du gazoduc du projet Yemen LNG (YLNG).
  • Méthanier Marib pour le projet Yemen LNG Portrait de l'équipe effectuant une inspection du méthanier Marib pour le projet Yemen LNG Chantiers navals Samsung, sur l'île de Geoje en Corée du Sud : portrait de l'équipe effectuant une inspection du méthanier Marib en construction.
  • Usine Yemen LNG Vue aérienne de l'usine Yemen LNG Vue aérienne de la construction de l'usine de liquéfaction de Balhaf. Cette usine sera alimentée en gaz à partir du bloc 18 par un gazoduc de 325 km.
  • Usine Yemen LNG Vue aérienne d'un navire amarré à la jetée de l'usine de liquéfaction de Balhaf en construction. Vue aérienne d'un navire amarré à la jetée de l'usine de liquéfaction de Balhaf en construction.
  • Pose du gazoduc Yemen LNG Portrait d'un opérateur sur le chantier de pose du gazoduc du projet Yemen LNG Portrait d'un opérateur sur le chantier de pose du gazoduc du projet Yemen LNG (YLNG).
  • Centre de formation pour le projet Yemen LNG Portrait détudiants du centre de formation pour le projet Yemen LNG Portrait d'étudiants d'un centre de formation pour le projet Yemen LNG, à Sana'a, capitale du Yémen.
  • Site de construction de l'usine Yemen LNG, à Balhaf Site de construction de l'usine Yemen LNG, à Balhaf Pose des tôles d'isolation du bac de stockage n°2, pendant la construction de l'usine de liquéfaction du projet Yemen LNG (YLNG).
  • Site de construction de l'usine Yemen LNG, à Balhaf Site de construction de l'usine Yemen LNG, à Balhaf Coucher de soleil sur les trains 1 et 2 (au premier plan) et les réservoirs 1 et 2. Site de construction de l' usine de liquéfaction du projet Yemen LNG (YLNG), située dans la zone portuaire de Balhaf.
  • Site de construction de l'usine Yemen LNG, à Balhaf Techniciens sur le site de construction de l'usine Yemen LNG, à Balhaf Techniciens au travail sur le site de construction de l' usine de liquéfaction du projet Yemen LNG (YLNG), située dans la zone portuaire de Balhaf.

Le Yémen produit du pétrole depuis 1986 mais ses importantes ressources en gaz demeuraient jusqu'à présent inexploitées par faute de débouchés commerciaux. Elles le sont aujourd'hui, grâce au projet Yemen LNG piloté par Total. Ce projet dont les revenus viendront compenser en partie ceux du pétrole en déclin, apportera une contribution significative et durable à l'essor de ce pays de près de 24 millions d'habitants.


Les autorités yéménites ont approuvé en août 2005 le plan de développement proposé par Total et ses partenaires pour valoriser la grande majorité des 260 milliards de m3 de réserves prouvées de gaz que recèle le Bloc 18 (situé dans la région de Marib à l'est de Sana'a, la capitale), Le projet qui est intégré comprend trois éléments principaux: les installations de production et de traitement du gaz sur le Bloc 18, un gazoduc long de 325 km pour acheminer le gaz à travers le désert jusqu'à la côte sud du pays et un complexe industriel complet érigé à Balhaf, comprenant une usine de liquéfaction de gaz d'une capacité de 6,7 Mt/an avec des stockages et un terminal d'export de GNL vers les marchés mondiaux.


Environ quatre ans de travaux auront été nécessaires pour mener à bien les différents chantiers et aboutir, en 2009, au chargement des premières cargaisons de GNL.


Avec un investissement global d'environ 4,5 milliards de dollars, Yemen LNG constitue, de très loin, le projet le plus important jamais entrepris dans ce pays.


Un projet aussi stratégique pour Total que pour le Yémen

Au confluent de la Mer rouge et de l'océan indien, l'un des grands carrefours de la circulation maritime internationale, l'usine Yemen LNG est idéalement située pour desservir les principaux marchés consommateurs de gaz naturel liquéfié, dans le bassin Asie Pacifique comme des deux côtés de l'Atlantique. Le développement du projet Yemen LNG s'appuie sur des contrats de vente de GNL à long terme signés dès 2005 avec des compagnies gazières de premier plan telles que GDF Suez, Kogas et Total Gas & Power. A noter que le contrat Total Gas & Power nécessite l'affrètement de quatre méthaniers pour une durée de 20 ans.


Une partie du gaz extrait du Bloc 18 sera réservée pour la consommation intérieure yéménite, essentiellement de la génération électrique, et pour cela sera acheminé grâce à un gazoduc secondaire vers la ville de Ma’bar.


De son côté, le Groupe consolide ses positions dans la filière GNL, dont il est déjà l'un des trois leaders mondiaux. Yemen LNG et Qatargas 2, autre projet mis en service en 2009, viennent augmenter de 50 % les productions de GNL de Total. Le gaz naturel liquéfié représente désormais plus d'un sixième de ses ventes d'hydrocarbures.


Un plan global de maîtrise des impacts, préparé très en amont

Pour piloter un projet de cette envergure en l'absence de toute infrastructure préexistante, en traversant des environnements naturels sensibles, dans un pays où les compétences techniques sont rares, les communautés souvent très démunies et les tensions communautaires non négligeables, aucune place n'a pu être laissée à l'improvisation.


Complétant une première analyse datant de 1997, une seconde étude d'impact environnementale et sociétale très détaillée a été réalisée en 2005 afin de prendre en compte, conformément au référentiel édicté par la Banque mondiale, l'ensemble des enjeux soulevés par le projet.


Etablir le dialogue, identifier et compenser équitablement les nuisances ou les préjudices avérés, minimiser les éventuels impacts négatifs mais maximiser les retombées positives pour les populations. C'est sur la base de ces principes que Total et ses partenaires de la société Yemen LNG ont traité les questions interdépendantes d'appui au développement local, de relations avec les communautés riveraines, de sûreté, de communication, de recrutement, de formation et de conditions de travail.


Développer les compétences locales dans les métiers de l'énergie

Avec une dizaine de milliers d'emplois créés pendant la phase de construction, Yemen LNG a soutenu l'économie du pays et amélioré le quotidien des personnels concernés et de leurs familles. Pour préserver la sécurité de tous, Yemen LNG et ses sous traitants ont accordé une attention extrême à l'apprentissage, la transmission et à l'appropriation des règles et procédures de travail indispensables à ce type de chantiers.


Un autre défi était de réussir, dans un délai court, à sélectionner puis former les futures équipes de techniciens chargées d'exploiter l'usine de liquéfaction (environ 700 postes permanents et autant de postes contractés). A terme, 90 % de l'effectif sera composé de professionnels yéménites, dans toutes les fonctions: opérations, administration, support, management. Création de centres de formation à Sana'a et à Balhaf, construction de programmes pédagogiques etc. C'est une véritable ingénierie du transfert de compétences qui a été mise en place dans cette perspective, à l'intention des centaines de personnes déjà recrutées.


Depuis 2006, près de 300 opérateurs et techniciens ont ainsi suivi un cursus échelonné sur 18 à 24 mois, articulé en quatre temps: matières fondamentales (anglais, maths, physique, chimie), technologies du pétrole et du gaz, spécificités de Yemen LNG, formation pratique sur différents sites à l'étranger.


En outre, Yemen LNG a recruté et envoyé en formation environ 50 élèves marins appelés à rejoindre les équipages des méthaniers armés par les compagnies APMM (AP Moller-Maersk) et MISC (Malaysian International Shipping Corporation).


A l'écoute et au service des communautés riveraines

La politique de développement durable de Yemen LNG qui vise à améliorer très concrètement les conditions de vie des riverains des opérations repose sur l'implication des communautés concernées, l'écoute et la compréhension des besoins exprimés. Elle se traduit par une série de projets et d'initiatives à caractère durable: promotion de l'artisanat local, réfection d’écoles et de logements pour les enseignants, projets liés à la fourniture d’eau potable et à l’irrigation, aide aux activités existantes (pêche, agriculture) etc.


Pour aider certains villageois à se procurer un supplément de revenu par la production d'un miel de haute qualité, Yemen LNG a par exemple sollicité des experts apicoles français. Leur mission est de former quelque 400 apiculteurs locaux aux techniques les plus efficaces, superviser la plantation de plus de 30 000 jujubiers et l'approvisionnement en matériel permettant aux intéressés de lancer leur propre activité.


Préserver l'intégrité des milieux naturels

Esquissé sur la base des études d'impact préalables pour réduire au minimum l'empreinte sur l'environnement naturel et humain, le tracé du gazoduc a été modifié en plusieurs endroits pour éviter des zones agricoles ou sensibles pour les communautés locales.


Le site de Balhaf, préféré à huit autres, présentait de multiples atouts pour la construction de l'usine et le trafic des méthaniers: port naturel avec une profondeur d'eau suffisante, protection naturelle contre les vagues en période de mousson etc. Le design des installations côtières n'en a pas moins été revu pendant la construction pour protéger la barrière de corail riche d'environ 80 espèces et de spécimens vieux de quatre siècles, un écosystème essentiel à toute la vie sous-marine. Les eaux de refroidissement, en particulier, sont rejetées très au large pour permettre un brassage optimal et affecter le moins possible la température de l'eau.


De plus, 1 500 colonies de coraux les plus exposées aux mouvements des navires ont été déplacées de 600 à 800 m vers des zones plus tranquilles. Une transplantation réussie, sans équivalent dans le monde à cette échelle, qui fait l'objet d'une surveillance régulière de la part des experts de Creocean.


Partenariat avec l'Union internationale de conservation de la nature, élaboration avec les autorités d'un plan de gestion globale de la zone côtière, formation des pêcheurs locaux à des méthodes qui préservent la longévité de la ressource halieutique: Yemen LNG figure parmi les six sites pilotes retenus par Total pour développer une politique toujours plus ambitieuse en matière de protection de la biodiversité.



Yemen LNG en chiffres


  • Le projet le plus important jamais entrepris au Yémen, avec 4,5 milliards de dollars d'investissement
  • Une usine GNL de rang mondial, avec deux trains de liquéfaction d'une capacité totale de 6,7 Mt/an
  • 10 millions de km parcourus à travers villages et désert pour implanter un gazoduc long de 325 km
  • Près de 10 000 emplois créés et 70 millions d'heures travaillées au cours des trois ans de la phase de construction
  • 90 % des postes occupés par des professionnels yéménites pour exploiter les installations pendant plus de 20 ans