Gaz naturel
Vous êtes ici :AccueilNos énergiesGaz naturelExplorer et produireNos savoir-faire Management des gaz résiduels
Gaz naturel
Si les émissions de gaz à effet de serre, en particulier de CO2, se poursuivent à un rythme supérieur ou égal à celui d'aujourd'hui, les experts prévoient une augmentation de la température moyenne mondiale de 4 °C d'ici la fin du siècle. Résolument engagé dans la lutte contre ce réchauffement, Total innove en déployant l'un des plus grands projets au monde de captage et de stockage géologique du CO2.
Agir contre le réchauffement climatique
Le CO2, issu de la consommation d'énergie fossile, est la source la plus importante des gaz à effet de serre (GES). Trois secteurs en constituent les plus gros émetteurs : le transport, le chauffage et l'industrie. Or, toutes les prévisions s'accordent sur une poursuite de l'augmentation de la consommation mondiale d'énergie primaire, qui passerait de 10,5 Gtep (milliards de tonnes équivalent pétrole) aujourd'hui à 16 voire 18 Gtep à l'horizon 2030. Dans ce contexte, la réduction des GES s'affirme comme un défi pour tous.
Total, un industriel responsable
L'industrie pétrolière dans son ensemble est responsable de 5 % de ces émissions, Total y contribuant pour 1/50e. S'inscrivant dans l'esprit du protocole de Kyoto, le groupe s'est engagé, dès 2001, à réduire ses émissions de GES. Son objectif : une baisse de 30 % en 2005 par rapport à 1990, qui sera, de fait, atteint dès 2004. Cette réduction significative, témoin de l'efficience de son engagement, a principalement été obtenue par la diminution du brûlage des gaz associés à la production de pétrole et l'amélioration de l'efficacité énergétique de ses procédés industriels.
Mais comment concilier, demain, poursuite de la diminution des émissions de GES et nécessité de valoriser des ressources non conventionnelles, émettrices d'importantes quantités de CO2, pour faire face à la croissance de la demande énergétique mondiale ? Ainsi les gaz très acides, riches en CO2, ou les huiles extra-lourdes et les bitumes, dont les techniques d'exploitation sont très productrices de CO2. Pour y réussir, Total s'est engagé dans une stratégie volontariste, en s'investissant dans la voie du captage et du stockage géologique du CO2. Une véritable rupture technologique qui, au-delà de ses propres émissions, concerne l'ensemble du secteur industriel et de la génération électrique au charbon et au gaz.
Pilote industriel à Lacq
Captage, transport, stockage. Trois étapes clés pour enrayer le rejet croissant du CO2 dans l'atmosphère. Trois étapes qui structurent le projet pilote conduit par Total à Lacq et en font une chaîne complète. Pour capter le CO2, une des cinq chaudières de vapeur existantes sur le site de Lacq est transformée : la combustion, classiquement obtenue avec de l'air, est assurée par de l'oxygène.
Cette technique, dite oxycombustion, permet d'obtenir une fumée concentrée en CO2, ce qui facilite son captage. Récupéré et comprimé, il est ensuite transporté sur 27 kilomètres par un gazoduc et injecté à 4 500 mètres de profondeur, dans un réservoir en fin de vie du gisement de gaz de Rousse. Au total, quelque 150 000 tonnes de CO2 seront ainsi captées et stockées durant cette phase pilote, initiée en 2009 pour deux ans.
Deux ans pour aboutir
Parce que l'oxycombustion n'a jamais été validée industriellement à une telle échelle, l'étape du pilote de Lacq est cruciale. Elle est en effet un préalable indispensable à son déploiement sur de futurs sites de production. Les équipes de Total disposent donc de deux ans pour prouver la faisabilité de cette option innovante, avec, parmi ses objectifs majeurs : la validation du procédé du point de vue industriel et la démonstration qu'elle permet de réduire de 50 % le coût du captage par rapport aux procédés déjà existants. Les spécialistes développent une méthodologie et des outils de surveillance pour apporter la preuve de la fiabilité et de la pérennité du stockage du CO2 pour des applications à long terme et à plus grande échelle.
Et l'enjeu est important : le captage et le stockage de CO2 notamment via l'oxycombustion pourraient traiter, d'ici à 2050, de 20 à 40 % des émissions industrielles de CO2.
Deux autres procédés de captage :
- La postcombustion : au stade du développement, cette technologie est aujourd'hui la mieux maîtrisée. Elle consiste à séparer le CO2 dilué dans les fumées de combustion par l'usage, le plus souvent, d'un solvant chimique. Elle peut s'adapter aux installations existantes, mais son coût est élevé et sa consommation énergétique relativement importante.
- La précombustion : elle consiste à traiter le combustible avant sa combustion, avec de la vapeur d'eau et de l'air, ou avec de l'oxygène. Est ainsi obtenu un gaz de synthèse essentiellement constitué de monoxyde de carbone et d'hydrogène. Mis en présence d'eau, le monoxyde de carbone produit du CO2, très concentré, alors destiné au stockage. Déjà mise en œuvre industriellement, notamment dans les raffineries pour la fabrication d'hydrogène et d'ammoniac, cette technologie, moins coûteuse que la postcombustion, est en revanche beaucoup plus lourde à mettre en œuvre.
Nos enjeux
Accès à la santé
Œuvrer à l'amélioration des dispositifs de soin ou de l'état sanitaire des populations.



