Gaz naturel

Le gaz naturel, dans tous ses états

Quatrième compagnie internationale productrice de gaz naturel, Total n'a eu de cesse, depuis les années 50, d'apporter les preuves de ses capacités à découvrir et produire des champs gaziers. À la clé, des premières technologiques mondiales, et un portefeuille gazier très diversifié.


Des sources de gaz très diverses 

À l'instar du pétrole, le gaz naturel est le produit de la décomposition de matières organiques (micro-organismes, végétaux) piégées, il y a des millions d'années, dans des roches sédimentaires. Ce long processus de transformation, souvent mouvementé, a généré, notamment selon les conditions de pression et de température, du gaz ou du pétrole, et la plupart du temps, un mélange des deux au sein d'un même gisement. Ainsi, la production de pétrole va de pair, le plus souvent, avec celle de gaz, qualifié alors de « gaz associé ».

En revanche, de nombreux réservoirs ne contiennent que du gaz, parfois couplé avec des condensats, hydrocarbures gazeux dans le sous-sol mais qui se condensent en sortie des puits de production, devenant alors liquides. Essentiellement composé de méthane, le gaz naturel peut également être mêlé à des gaz dits acides, tels que le dioxyde de carbone (CO2) et le sulfure d'hydrogène (H2S). Si le premier est l'un des principaux responsables du réchauffement climatique, le second, mortel à très faible dose, permet de produire du soufre. 


Exploration et production gazières 

Le gaz bénéficie des mêmes technologies d'exploration et de production que le pétrole. La découverte des gisements s'appuie sur l'alliance des expertises géologiques et géophysiques. Sa production, quant à elle, peut s'avérer plus aisée que celle du pétrole, car le gaz se déplace plus facilement dans les réservoirs que l'or noir.

De fait, sa remontée jusqu'en surface ne nécessite qu'assez rarement le recours à des dispositifs de soutien à la production, telle que l'injection d'eau dans les réservoirs, mise très couramment en œuvre pour « booster » la remontée du pétrole. En revanche, une fois sorti du puits, le gaz, selon sa composition, appellera des modes spécifiques de traitement pour se conformer aux normes requises par sa commercialisation. 


Une gestion responsable des gaz associés 

Que faire du gaz associé à la production de pétrole ? Longtemps, faute de débouchés commerciaux à proximité des sites de production, la seule solution possible a été celle de son brûlage en torchères. L'engagement de Total à limiter ses émissions de gaz à effets de serre ont radicalement changé la donne. Depuis plusieurs années, l'E & P a développé une stratégie de valorisation de ces gaz associés. Le brûlage est ainsi exclu de tous ses nouveaux développements en conditions normales de production. Lorsque la géologie le permet, ils sont réinjectés sous pression dans les réservoirs, où, agissant comme un piston, ils poussent le pétrole jusqu'aux puits de production.

De plus, la très forte implication de Total dans la filière du gaz naturel liquéfié (GNL) offre également à l'E & P une voie majeure pour valoriser les gaz associés à ses productions, qui approvisionnent de nombreuses usines de liquéfaction de par le monde. 


Maîtriser les gaz atypiques

À l'instar des gisements pétroliers, les réservoirs gaziers développés en priorité ont été les plus simples à produire : autrement dit, les plus riches en méthane, et les plus aptes à laisser le gaz s'échapper de leur matrice rocheuse. Avec, toutefois une exception de taille, à porter au crédit de l'E & P de Total. Ses équipes ont été les premières au monde à relever le défi de la production d'un champ de gaz acide, le gisement de Lacq, exploité dans le Sud Ouest de la France dès les années 50. Leader historique de cette spécialité, Total compte aujourd'hui parmi les très rares opérateurs à disposer des technologies d'exploitation et de traitement des gaz très acides, inaccessibles jusque dans un passé récent pour des motifs tant économiques qu'environnementaux.

Les réservoirs gaziers ultra-compacts figurent aussi en bonne place des cibles à maîtriser pour répondre, demain, à la croissance continue des marchés gaziers. Ces formations rocheuses, trop « serrées » pour laisser circuler le gaz exigent expertises et technologies de pointe pour que jaillisse leur précieuse ressource.

Enfin, les gaz enfouis dans les réservoirs très profondément enfouis, au-delà de 4 000, s'inscrivent dans le paysage des hydrocarbures de l'extrême. Là encore, seuls des savoir-faire de premier ordre alliés à des technologies innovantes sont à même de relever le défi des hautes températures et des hautes pressions régnant dans les profondeurs de la Terre.


Quelques repères...

1951 : Total découvre l'immense champ de Lacq. Bien qu'il comporte des composés acides en grande quantité (15 % de SO2 et 10 % de CO2), le Groupe aura l'audace de lancer l'exploitation de ce gaz hautement corrosif, aujourd'hui produit à plus de 90 %, qui apportera une contribution majeure à l'approvisionnement de la France en gaz naturel.

2001 : Total lance la production d'Elgin/Franklin, en mer du Nord Britannique. À l'intérieur de ce gisement gazier enfoui à 5 300 mètres de profondeur règne une température de 190 °C et une pression de 1 100 bar ! Performance encore inégalée à ce jour, il s'agit du plus grand champ à haute pression et haute température du monde.

2006 : Total remporte un appel d'offres, auquel toutes les grandes compagnies internationales se confrontaient, pour concevoir le plan de développement et produire l'immense champ chinois de Sulige Sud, réservoir de gaz ultra-compact.

Total et le gaz

  • une production de 50 milliards de m3/an
  • participations dans 6 usines de liquéfaction en production, 3 en construction dont 2, Qatargas II et Yemen LNG, entreront en production en 2009
  • participation dans 12 000 km de gazoducs haute pression en Europe et 9 000 km en Amérique latine
  • 2e fournisseur de gaz aux clients industriels et commerciaux en Angleterre
  • opérateur d'un réseau de transport de 5 000 km de canalisation en France et de deux unités de stockage d'une capacité totale de 2,4 milliards de m3