Energies complémentaires

Total et le « charbon propre » : des atouts décisifs pour préparer l'avenir

Total dispose d’une réelle expertise de la filière charbon. Depuis plus de vingt-cinq ans, le Groupe exporte du charbon-vapeur, principalement vers l’Europe et l’Asie à partir de la production des trois mines qu’il opère en Afrique du Sud.

Le Groupe intervient également dans le commerce international et le négoce de charbon à travers ses filiales Total Gas & Power, Total Energy Resources (bassin pacifique) et CDF Énergie (France).

En termes de recherche comme au plan industriel, il peut tirer le meilleur parti des synergies entre ses différents métiers. Car les procédés de transformation thermochimique du charbon font appel à des savoir-faire très proches de ceux qu'il maîtrise dans le raffinage et la pétrochimie.

Comptant parmi les leaders mondiaux de la distribution de produits pétroliers, il connaît parfaitement les débouchés potentiels de ces nouveaux carburants et combustibles issus du charbon. Le Groupe figure par ailleurs au nombre des acteurs significatifs sur les marchés européens de l'électricité.

Compétences élargies, approche transversale, capacité d'investissement dans des filières très capitalistiques : Total est réellement en situation de jouer un rôle de premier plan dans le passage au stade industriel des nouvelles voies de transformation du charbon, associées à un captage-stockage de CO2 (CSC) rentable et performant.

La recherche des voies les plus durables

D'ici 2030, la conversion thermochimique du charbon en hydrocarbures de synthèse ou en carburants alternatifs pourrait fournir entre 2,5 et 3 millions de barils équivalent pétrole par jour.

Certains procédés de transformation thermochimique, méthanol, ammoniac, hydrogène, sont largement éprouvés. La filière Fischer-Tropsch (FT), qui permet d'obtenir des hydrocarbures de synthèse, date de la première moitié du XXe siècle. Elle est couramment utilisée en Afrique du Sud, où un tiers environ des combustibles liquides provient déjà du charbon. La Chine s'intéresse également de très près à cet éventail de techniques.

Total a créé entre autre un réseau de recherche européen sur de nouvelles voies de synthèse FT à base de gaz de synthèse issu du charbon et de la biomasse. L'objectif est l'optimisation énergétique de ces procédés pour les rendre plus compatibles avec les normes environnementales de demain.

On envisage aussi, à terme, des centrales fonctionnant sur le principe de la polygénération, c'est-à-dire produisant simultanément de l'électricité, de l'hydrogène et d'autres gaz.

Cependant, outre la question du CO2, les différentes options en présence doivent encore être optimisées à plusieurs niveaux pour apporter une réponse pertinente en matière de diversification énergétique. Il faut trouver des solutions pour qu'elles consomment moins de ressources et deviennent plus efficientes. A l'heure actuelle, l'investissement nécessaire pour produire un baril/jour via un procédé de ce type peut dépasser les 100 à 150 000 dollars.

C'est sur ces objectifs que se concentrent les efforts de Total, en partenariat avec d'autres industriels et de nombreux organismes de recherche.

Par exemple, pour la production d'électricité, un nouveau procédé thermo-chimique pourrait permettre un captage beaucoup moins énergivore du CO2. Total travail en partenariat avec l'IFP sur le développement de la technologie de combustion en boucle chimique avec diverses sources d'énergie comme le charbon ou le fioul lourd.


Capter et stocker le carbone : un enjeu central, une priorité stratégique pour Total

Le CSC (captage-stockage de CO2) regroupe une gamme de technologies permettant de séparer le dioxyde de carbone des effluents d'installations industrielles, de le transporter puis de l'injecter et de le confiner dans des structures géologiques profondes et stables sur de très longues durées.

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le CSC pourrait traiter, d'ici à 2030, de 20 % à 40 % des émissions mondiales de CO2.

Piéger le dioxyde de carbone de manière efficace et sûre est l'une des priorités absolues de Total en matière de recherche. Il s'agit de fiabiliser cette solution prometteuse, d'en réduire les coûts et d'en assurer la pérennité, en contribuant à l'élaboration d'un cadre réglementaire adéquat.

Déjà partenaire, en Norvège, sur deux sites de production d'hydrocarbures qui ont recours à l'injection de CO2, le Groupe participe à de nombreux projets internationaux sur tous les volets de cette problématique.

Dans le bassin de Lacq (France), il pilote aujourd'hui l'expérimentation de la première chaîne complète de CSC reposant sur la technique d'oxycombustion, avec injection dans un gisement dont l'exploitation s'est achevée.