Avenir de l’énergie : Patrick Pouyanné présente l’ambition de Total

Fournir en énergie une population mondiale en croissance, limiter l’impact du changement climatique et répondre à l’évolution des attentes des clients : trois défis que Total, acteur majeur de l’énergie, doit relever.
Lire le transcript: 
La population mondiale va croître, de 7 à 9 milliards d'habitants.
 
Aujourd'hui, 1,5 milliard d'humains n'ont pas accès à l'énergie.
 
Et on peut espérer que dans 30 ou 40 ans, les 9 milliards d'habitants de cette planète auront accès à l'énergie.
 
L'essentiel, c'est que l'énergie est au cœur du développement économique.
 
Le défi d'une entreprise pétrolière et gazière, c'est de fournir aux habitants de cette planète une énergie au meilleur coût, disponible et propre.
 
Le deuxième défi pour dessiner l'avenir de l'énergie, c'est le changement climatique.
 
C'est un défi mondial qui concerne tout le monde.
 
Une population qui croît, une demande en hausse,  et d'autre part, la nécessité de gérer le changement climatique sont les deux facteurs clés de l'avenir de l'énergie.
 
La technologie est d'une importance cruciale.
 
Souvenons-nous de l'histoire de l'énergie.
 
Il y a 300 ans, on brûlait du bois, puis on est passé au charbon, du charbon au pétrole, du pétrole au gaz, du gaz au nucléaire, puis aux renouvelables.
 
Tout cela s'accomplit grâce aux progrès technologiques.
 
Il reste des progrès à accomplir pour tracer l'avenir de l'énergie : la révolution digitale, le stockage d'énergie,les renouvelables, le captage-stockage et la valorisation du CO₂.
 
Ce sont des domaines technologiques où nous devons avancer, progresser.
 
Nous menons une quête incessante pour proposer une énergie au meilleur coût, plus disponible, plus propre.
 
Tout cela ne serait pas possible sans progrès technologiques.
 
Total étant une major du pétrole, du gaz et de l'énergie, sa capacité à progresser techniquement est au cœur de son avenir.
 
Le client veut en priorité une énergie au meilleur coût.
 
Il peut avoir d'autres attentes, par exemple, des services digitaux, du renouvelable...
 
Si vous couplez les deux, vous pouvez imaginer que demain, notre client sera lui-même un fournisseur d'énergie : mettez des panneaux solaires sur le toit de votre maison, reliez-les à une solution de stockage, à un logiciel, et vous pouvez devenir un fournisseur.
 
Cela pourrait transformer la relation existante entre les clients et les fournisseurs d'énergie, comme Total.
 
Il y a de nombreuses tendances, et les clients jouent un rôle central, car c'est pour eux que nous produisons de l'énergie.
 
Le mix énergétique va évoluer, mais si vous considérez le scénario de 2 degrés de l'AIE, celui qui sert de référence dans les réflexions stratégiques de Total, vous observerez que les hydrocarbures continuent d'y jouer un rôle.
 
Le pétrole et le gaz pèseront 40 % du mix énergétique contre 60 % aujourd'hui.
 
Total restera donc une major du pétrole et du gaz dans 35 ans.
 
Mais on assistera à une forte croissance des renouvelables, qui passeront de 10 ou 15 % à plus de 30 % du mix.
 
Ne les opposons pas, nous aurons besoin de toutes ces énergies.
 
Le principal défi, une énergie au meilleur prix à l'humanité.
 
L'avenir de l'énergie consiste à combiner toutes les énergies et c'est le cœur de notre ambition chez Total.
 
Dans 20, 35 ans, nous serons toujours une major du pétrole et du gaz,
 
mais nous espérons que Total se sera développé dans de nouveaux domaines.
 
Le gaz est la seule énergie fossile dont la part de marché va progresser et passer de 20 à 25 % du mix énergétique mondial.
 
Parce que le gaz est abondant et c'est de loin l'énergie fossile la plus propre.
 
Une centrale tournant au gaz émet deux fois moins de CO₂ qu'une centrale tournant au charbon.
 
Pour générer de l'électricité, c'est très clair : le gaz est l'énergie de l'avenir.
 
De plus, il est flexible et offre un bon complément aux renouvelables, le défi du stockage n'ayant pas encore été entièrement surmonté.
 
Le gaz, c'est l'avenir idéal du mix énergétique.
 
C'est pour ça que Total se positionne de plus en plus sur le gaz.
 
J'ai la conviction que dans 35 ans, Total produira et distribuera plus de gaz que de pétrole.
 
L'âge de pierre ne s'est pas terminé faute de pierres.
 
L'âge du pétrole ne se terminera pas faute de pétrole.
 
On continuera de produire le pétrole le plus compétitif.
 
La demande va évoluer.
 
On verra progresser les énergies nouvelles.
 
Dans 20, 25 ans, on verra de plus en plus de voitures électriques dans les grandes villes.
 
La demande de pétrole cessera peut-être donc de progresser.
 
Dans le scénario de 2 degrés, la demande aura faibli dans 25 ans.
 
Donc chez Total, nous prenons position sur des champs de grande taille, des champs où l'on peut produire du pétrole à un coût compétitif.
 
C'est le pétrole compétitif qui a de l'avenir.
 
Le pétrole cher en a sans doute moins.
 
Avant tout, nous sommes une major du pétrole et du gaz.
 
Notre ambition est de le demeurer, d'être dans 25 ans encore une major de l'énergie.
 
Nous serons une major du pétrole et du gaz, j'en suis convaincu.
 
Mais la révolution énergétique offre de nombreuses opportunités à saisir.
 
Oui, notre ambition, dans 25 ans, est de tirer 20 % des profits et du chiffre d'affaires de Total des nouveaux secteurs de l'énergie.
 
Nous avons pris des initiatives dans le solaire, dans le stockage, et nous voulons allouer une partie des revenus du pétrole et du gaz à ces nouveaux secteurs.
 
Il faut voir cette évolution comme une opportunité, pas comme une menace.
 
L'avenir est radieux pour une major du pétrole et du gaz comme Total, préparons-le !

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