Nos activités

Raffinage : des investissements pour optimiser l'outil industriel

Le pétrole brut n’est pas utilisable en l’état. Il doit être raffiné pour donner naissance à des produits commerciaux : carburants pour automobiles ou pour avions, lubrifiants, fiouls, gaz de pétrole liquéfié, bitumes...

Les raffineries mettent en oeuvre des procédés de plus en plus complexes. Les défis de cette activité sont multiples : fiabiliser les sources d’approvisionnement, développer de nouvelles qualités de produits et, globalement, se conformer à des exigences environnementales de plus en plus strictes.


Dans le raffinage, le Groupe continue d'améliorer son positionnement selon trois axes prioritaires : l'adaptation de l'outil de raffinage européen à l'évolution des marchés, la modernisation de la raffinerie de Port Arthur aux Etats-Unis avec la construction d'une unité de conversion profonde et la poursuite du projet de raffinerie de Jubail en Arabie Saoudite.


Des positions clés

Au 31 décembre 2010, le Groupe détient des participations dans 24 raffineries (dont 10 opérées directement) situées en Europe, aux États-Unis, aux Antilles françaises, en Afrique et en Chine.

En 2010, Total a poursuivi son programme d’investissements sélectifs dans le raffinage concentré sur trois grands axes :


  • les grands projets en cours (conversion profonde à la raffinerie de Port Arthur, raffinerie de Jubail),
  • l’adaptation du raffinage européen aux évolutions structurelles du
    marché,
  • le renforcement de la sécurité et de l’efficacité énergétique.

L’Europe de l’Ouest représente plus de 85% de la capacité de raffinage de Total, 2 049 kb / j à fin 2010. Total y opère onze raffineries et détient des intérêts dans la raffinerie de Schwedt en Allemagne et dans quatre raffineries en Espagne au travers de sa participation dans CEPSA(1) et dans deux raffineries en Italie au travers de sa participation dans TotalErg.


France 

En France, le Groupe poursuit l’adaptation de ses capacités de raffinage et le rééquilibrage de ses productions au profit du diesel, dans un contexte de baisse structurelle de la consommation de produits pétroliers en Europe et d’augmentation des excédents d’essence.

En octobre 2010, Total a été autorisé par une décision de justice à mettre en oeuvre son projet d’évolution de l’établissement des Flandres (raffinerie de Dunkerque d’une capacité de distillation de 7 Mt / an). L’arrêt de l’activité de Raffinage conduira à un démontage progressif des unités. Le Groupe a confirmé son projet de reconversion du site avec la création d’un centre d’assistance technique, d’une école de formation au raffinage, d’un dépôt et d’une direction administrative.

Par ailleurs, la réalisation du projet d’adaptation de l’outil de raffinage en France du Groupe, démarré en 2009, se poursuit. Il consiste à faire évoluer le schéma industriel de la raffinerie de Normandie et à adapter certains services centraux du siège parisien du Raffinage. À la raffinerie de Normandie, ce projet vise à moderniser la raffinerie et rééquilibrer les productions au profit du diesel. À cet effet, des investissements prévus sur quatre ans permettront de réduire la capacité de distillation annuelle de 16 Mt à 12 Mt à terme, d’augmenter la taille de l’hydrocraqueur de distillats et d’améliorer l’efficacité énergétique en réduisant simultanément les émissions de CO2.
 

En juillet 2010, le Groupe a finalisé la cession de sa participation minoritaire (40%) dans la Société de la Raffinerie de Dunkerque (SRD), entreprise spécialisée dans la fabrication de bitumes et d’huiles de base.

Royaume-Uni 

Au Royaume-Uni,  la mise en service de l’unité d’hydrodésulfuration (HDS) à la raffinerie de Lindsey est prévue au premier semestre 2011. Elle devrait permettre de traiter jusqu’à 70% de bruts soufrés, contre 10% actuellement, et d’accroître la production de gazole à très basse teneur en soufre. En parallèle, Total a annoncé la mise en vente de la raffinerie de Lindsey en 2010.


Allemagne 

En Allemagne, une nouvelle unité HDS dans la raffinerie de Leuna démarrée en septembre 2009 a très bien fonctionné en 2010. Cette unité est destinée à l’approvisionnement du marché allemand en fioul domestique à très basse teneur en soufre.


Italie 

En Italie, à la suite de l’accord signé en janvier 2010, la coentreprise TotalErg détiendra une participation de 100% dans la raffinerie de Rome et de 25,9% dans la raffinerie de Trecate.


Espagne  

En Espagne, CEPSA a finalisé ses investissements visant à améliorer la capacité de conversion de la raffinerie de Huelva pour répondre à la croissance de la demande du marché espagnol en distillats moyens. Une unité d’hydrocraquage, deux nouvelles unités de distillation atmosphérique et sous vide ainsi qu’une unité de désulfuration ont été inaugurées en octobre 2010. La capacité de distillation est passée de 100 kb / j à 178 kb / j. Le Groupe a annoncé en février 2011, la signature d’un accord avec IPIC pour la cession des 48,83% qu’il détient dans le capital de CEPSA. La transaction est soumise à l’obtention des approbations requises.


Etats-Unis 

Aux États-Unis, Total exploite la raffinerie de Port Arthur (Texas) dont la capacité s’élève à 174 kb/j. Total y a lancé en 2008 un programme de modernisation qui comprend la construction d'une unité de désulfuration entrée en service en juillet 2010, d’une unité de distillation sous vide, d’une unité de conversion profonde (coker) et d’autres unités associées. Ce projet permettra de traiter davantage de bruts lourds et soufrés et d’augmenter la production de produits légers, en particulier de distillats à basse teneur en soufre. La construction est terminée et le coker était en cours de démarrage en mars 2011.


Arabie Saoudite 

En Arabie Saoudite, Total et Saudi Arabian Oil Company (Saudi Aramco) ont créé en septembre 2008 une joint-venture, Saudi Aramco Total Refining and Petrochemical Company (SATORP) en vue de la construction d’une raffinerie de 400 kb/j à Jubail, détenue à hauteur de 62,5% par Saudi Aramco et de 37,5% par Total.

À terme, les parties prévoient de conserver chacune une participation de 37,5% et d’introduire en bourse sur le marché saoudien les 25% restants fin 2011, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes. Les principaux contrats de construction de la raffinerie ont été signés en juillet 2009, marquant le démarrage des travaux. La mise en service est prévue en 2013.

Le schéma très convertissant de cette raffinerie lui permettra de traiter des bruts lourds (Arabian Heavy) et de produire des carburants et autres produits légers répondant aux spécifications les plus strictes et essentiellement destinés à l’exportation.


Afrique 

En Afrique, le Groupe dispose de participations dans cinq raffineries en Afrique du Sud, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Gabon .


Chine 

En Chine, Total détient une participation de 22,4% dans la raffinerie de WEPEC, située à Dalian, aux côtés de Sinochem et PetroChina.

(1) Part du Groupe dans CEPSA : 48,83% au 31 décembre 2010.