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Produire et valoriser les huiles extra lourdes
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15 Dec. 06

La production des bruts lourds et extra-lourds a longtemps été considérée comme non rentable : bien que présents en très grandes quantités, ces hydrocarbures sont difficiles à produire, à traiter, à transporter et à valoriser. Pourtant, tout comme le pétrole des grands fonds, les progrès technologiques permettent désormais d’envisager le développement de ces ressources, qui constituent l’une des voies d’avenir de l’industrie pétrolière.

Des ressources pour l’avenir

Les ressources d’huiles extra-lourdes, à peine entamées aujourd’hui, constituent les réserves du futur. Représentant en Athabasca et au Venezuela des volumes équivalents à ceux de l’Arabie Saoudite, elles sont un pôle clé du renouvellement des réserves mondiales.

La terre contient d’énormes dépôts de pétrole extra-lourd particulièrement difficile à exploiter, car sa viscosité élevée freine son écoulement naturel. Les bassins de l’Orénoque, au Venezuela, et de l’Athabasca, dans l’ouest du Canada, recèlent de grandes quantités de ces huiles, très peu mobiles même dans le réservoir.

Avec les technologies actuelles, les estimations de réserves sont très faibles comparées aux énormes quantités d’huile en place : ainsi au Venezuela, les taux de récupération sont de l’ordre de 7 à 11%
À l’avenir, les progrès technologiques devraient permettre de réduire les coûts d’exploitation et d’augmenter la récupération, d’où une amélioration de la rentabilité des développements.

Une expérience unique : Sincor

Depuis 1997, le Groupe est leader du projet Sincor, au Venezuela. Quelques 200 000 barils par jour d’un produit visqueux sont extraits de réservoirs sableux par les techniques classiques de « production froide » poussées à leur limites. Diluée à l’aide de naphta, l’huile est transportée par un oléoduc de 200 km vers l’usine de traitement située à José, sur la côte. Là, une unité de conversion profonde, ou "upgrader", transforme le brut extra-lourd en un brut synthétique léger de très bonne qualité et à très faible teneur en soufre, le "Zuata Sweet".
Inauguré en mars 2002, ce projet a mobilisé jusqu’à 13 000 personnes au plus fort de la construction et coûté près de 4,2 milliards de dollars.

La valorisation des sables bitumeux de l’Athabasca

Conscient de l’importance de l’enjeu et fort du savoir-faire acquis sur Sincor, le Groupe a pris en 2003 une participation dans le permis de Surmont, en Athabasca, dans la province canadienne de l’Alberta où il est présent depuis 1998. Contrairement aux bruts de l’Orénoque, qui conservent une certaine mobilité dans le réservoir, ceux de l’Athabasca sont quasi solides, nécessitant de fait la mise en œuvre de méthodes de récupération thermiques ou « production chaude ».
Sur le permis minier de Surmont, un pilote permet de tester l’une de ces technologies, fondée sur l’injection de vapeur dans le réservoir, avec un premier objectif de production de 27 000 barils/jour.
 

 

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  Sincor au Venezuela : l'un des deux grands projets d'exploitation d'huiles lourdes dans le monde
  Publications :
 Bruts extra lourds et bitumes : des réserves pour demain
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