Avec une superficie de plus de 1 300 km2, le champ de South Pars est l’un des plus importants gisements de gaz naturel au monde. Son exploitation a nécessité tout le savoir-faire du Groupe, pour construire un ensemble industriel dans une région sans infrastructures adaptées. La mise en œuvre de solutions techniques inédites a permis de mettre en service des installations à terre comme en mer en un temps record et dans le budget imparti.
Une performance humaine et technique
En 1997, dans le cadre d’un développement conçu en plusieurs phases, les autorités iraniennes ont confié les phases 2 & 3 d’exploitation du gisement gazier à Total South Pars, filiale de Total, associée à deux partenaires, Gazprom et Petronas. Quatre ans et demi plus tard, sur les 14 phases de développement prévues, les phases 2 & 3 de ce champ géant ont été les premières à entrer en production. Plus de 2 milliards de dollars ont été investis par Total South Pars et ses partenaires dans ce qui est, à ce jour, le plus important projet gazier du Moyen-Orient. Ainsi, fin 2002, Total South Pars a remis les rênes d’un projet devenu opérationnel à South Pars Gas Company, filiale de la compagnie nationale du gaz iranien.
Une expérience polyphasique renforcée
South Pars a mobilisé toute l’expertise polyphasique acquise, de la mer du Nord au Qatar, par les ingénieurs de Total. Pour ce projet, le Groupe a en effet choisi de relier les plates-formes de production aux installations terrestres par des conduites polyphasiques de gros diamètre et longues de 105 km. Cette option audacieuse, inédite sur une telle distance, impliquait une parfaite maîtrise des transports polyphasiques. Cette technologie a permis d’importantes économies en infrastructures offshore et a renforcé la viabilité économique du projet.
Un complexe industriel de taille mondiale
Sur un site désertique de 150 hectares, 7 millions de mètres cubes de terre ont été déplacés, 130 000 m3 de béton ont été coulés, 2 200 km de câbles et 25 000 tonnes de tuyaux ont été posés pour accueillir 130 000 tonnes d’équipements... Les utilités nécessaires au fonctionnement des installations développent 160 t/h de vapeur, 120 MW d’électricité, 4 600 m3/h d’eau de mer pour satisfaire les besoins de l’usine... Ce chantier gigantesque, qui a nécessité pendant seulement 42 mois quelque 50 millions d’heures de travail/homme, a mobilisé plus de 50 entreprises iraniennes sous-traitantes et jusqu’à 11 000 personnes en période de pointe de 21 nationalités différentes. Établie sur 50 hectares, la surface du camp de vie s’ajoute aux 150 hectares de l’usine et aux 100 hectares de la zone industrielle.
Une approche sécurité exemplaire
Un taux de fréquence d’accidents avec arrêt de travail de 1,23 par millions d’heures travaillées a été obtenu sur l’ensemble des deux campagnes de forage, grâce à l’implication concertée et permanente des équipes de management, de supervision et des contracteurs. Au total, 6 000 exercices et sessions d’entraînement ont été organisés pour assurer le respect des procédures et sensibiliser l’ensemble des personnels.
Le transfert des savoir-faire et des compétences
Le transfert de compétences était un volet déterminant pour l’avenir du projet South Pars. Fermé aux compagnies internationales pendant une vingtaine d’années, l’Iran n’a pu bénéficier des innovations technologiques apportées au matériel de forage et d’exploitation. Aussi, dès le démarrage des études de conception, une équipe chargée de préparer les futurs opérateurs de production a mis en œuvre un programme de formation de jeunes universitaires. Depuis début 2000, 650 jeunes ont été formés. Des opérateurs confirmés, venus d’autres sites, ont eux aussi fait l’objet de formations spécifiques.
L’intégration du projet dans la vie locale
Par ailleurs, pour contribuer à l’intégration du projet dans la vie locale, Total a financé plusieurs équipements médicaux, des unités de climatisation et du mobilier pour deux cliniques et un orphelinat. Une école a été entièrement rénovée. La construction de barrages prévenant les risques de coulées de boue, menaçant de descendre des monts de Zagros, a renforcé la protection des installations et la sécurité des populations du site.
Demain, South Pars 11...
En relevant, dans un contexte difficile, ce défi technique et humain, Total a démontré sa capacité à conduire des projets de dimension mondiale dans le respect des budgets et des calendriers fixés par ses mandataires. Cette performance renforce la position du Groupe comme acteur majeur du gaz et de l’énergie en général au Moyen-Orient, région dans laquelle il est présent depuis 75 ans et partenaire dans 7 pays. Mais elle a également porté Total au premier rang des compagnies pétrolières étrangères partenaires de l’Iran. Un rôle qui pourrait se renforcer encore demain : Total a en effet conclu un accord avec la NIOC, compagnie nationale iranienne, un accord fixant le cadre du futur projet de gaz naturel liquéfié (GNL) Pars LNG. Cet accord, soumis à l’approbation des autorités iraniennes compétentes, organise notamment la relation entre Pars LNG, en charge des activités de liquéfaction, et le bloc 11 de South Pars, attribué à Total (60 %) et Petronas (40 %), appelé à alimenter l’usine de liquéfaction.
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