Projet pionnier, Girassol a été un des plus grands champs pétrolifères en mer profonde (deep offshore) lors de son développement. La taille du gisement et la profondeur d’eau sous laquelle il s’étend, en ont fait l’un des chantiers les plus audacieux auxquels Total a été confronté.
Une première dans le Golfe de Guinée
Le champ de Girassol est situé à 150 kilomètres au large des côtes de l’Angola et sous une profondeur d'eau de 1 400 mètres . Son développement a été lancé en 1998. Le projet a respecté le planning imposé – trois ans et demi entre la décision d’investissement et la mise en production en décembre 2001 – et le budget prévu (2,8 milliards de dollars). Opérateur du projet, Total en détient 40 %, associé à Exxon, BP, Statoil et Norsk Hydro.
La mise en production de Girassol a été la première étape de la mise en valeur des ressources découvertes sur le Bloc 17. Plusieurs autres gisements y ont été développés, assurant ainsi une production stable pour la décennie à venir.
La conduite de ce projet hors norme a permis de mettre en place des programmes de recherche associés et de résoudre rapidement et dans des conditions économiques optimales, la problématique de l’automatisation des systèmes de production sous-marine par très grande profondeur.
Autre challenge technologique relevé : celui des risers et de la remontée des fluides produits par grands fonds, avec autant d’eau à traverser que de terrain... Innovation majeure du projet, les tours risers allient isolation thermique et flottabilité. D’une hauteur de 1 250 m, ces structures élancées ont pour fonction de remonter les effluents depuis le fond de la mer jusqu’au FPSO (Floating Production Storage Offloading), une unité flottante qui sert de centre de traitement et de stockage du pétrole, conçue pour traiter 250 000 b/j d’huile.
Des équipes internationales
Pendant la période de construction, le « chantier » flottant a compté jusqu’à 1 500 personnes de quinze nationalités différentes. En temps normal de production, ce sont environ 140 collaborateurs du Groupe qui travaillent sur le FPSO. Les actions de formation se sont effectuées à la fois sur le terrain, et sous forme de stages théoriques.
Le transfert de savoir-faire, parce qu’il constitue un élément primordial de la qualité des relations avec les pays partenaires, a constitué, sur Girassol comme ailleurs, une priorité pour le Groupe. Ainsi la construction du projet Girassol a favorisé la création de centaines d’emplois pour les membres des communautés proches des lieux d’activité. Les deux tiers du personnel employé localement aujourd’hui sont de nationalité angolaise.
Le développement local
Dans le cadre du projet Girassol, la réalisation de nombreux équipements dans le pays a été fortement encouragée par tous les partenaires. Total s’est engagé à apporter aux cadres et aux techniciens angolais tant une formation qu’une expérience de terrain, et à offrir des opportunités professionnelles au personnel local. Grâce à Girassol, l’augmentation significative de la production de brut de l’Angola permettra à l’industrie pétrolière locale d’entreprendre d’autres projets.
Pour le Groupe, le développement durable consiste également à renforcer l’économie des pays où il se trouve. Ainsi, sur les deux sites à terre, Lobito et Soyo, des entreprises locales ont activement participé aux travaux de préparation, de construction et d’assemblage, y compris pour la logistique et le transport. La préférence était donnée aux entrepreneurs locaux chaque fois qu’ils étaient concurrentiels ; de cette manière, des centaines d’emplois ont pu être créées pour les membres des communautés avoisinantes.
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