Le gisement d’Amenam-Kpono est aujourd’hui l’un des plus grands développements de l’offshore classique jamais entrepris en Afrique de l’Ouest. Dès 2003, la production du pétrole sans torchage du gaz associé démarre avec cinq ans d’avance sur la législation nigériane, qui en 2008, interdira le torchage de gaz. Amenam-Kpono s’affiche comme une référence environnementale.
Objectifs huile et gaz
Baptisé AKOGEP (Amenam Kpono Oil and Gas Project) ce projet a été dès l’origine conçue en deux phases. La première, déjà achevée, a permis l’entrée en production d’Amenam-Kpono le 13 juillet 2003, conformément aux engagements pris par le Groupe, qui, un an plus tard, a atteint son plateau de 125 000 barils d’huile par jour. La seconde phase, entièrement dévolue à la valorisation du gaz associé à cette production d’huile, devrait quant à elle être opérationnelle dès le début 2007. Elle sera alors la source d’une exportation de 10 millions de m3 de gaz vers l’usine de liquéfaction de Bonny, dont Total détient 15 %.
Le gisement d’Amenam/Kpono est un gisement offshore situé au sud du Nigeria, à 30 kilomètres de la côte, par 40 mètres de profondeur d’eau. Ce gisement est opéré par la filiale du Groupe EPNL (Elf Petroleum Nigeria Limited) en association avec ExxonMobil et NNPC (Nigerian National Petroleum Corporation), la compagnie nationale nigériane. Au terme du développement de ces deux phases, ce champ doublera la production du Groupe au Nigeria.
Une référence environnementale
Amenam-Kpono, parce qu’il allie récupération optimale du brut et parfaite maîtrise des émissions de gaz à effet de serre, s’affiche comme une véritable référence environnementale. Durant la première phase du projet de 2003 à 2007, le gaz associé est totalement réinjecté dans les réservoirs afin d’optimiser les taux de récupération. À compter du début de 2007, les deux tiers du volume de gaz produit alimenteront les trains de l’usine de liquéfaction de Bonny. La chute consécutive du volume de gaz disponible pour la réinjection sera compensée par une injection d’eau au rythme de 300 000 barils par jour.
Ce schéma de développement, qui permet d’éviter le torchage de gaz lors des conditions normales d’opérations, a permis d’anticiper de quelque cinq années la décision des autorités nigérianes d’interdire tout recours au torchage à la fin de 2008. En s’imposant des seuils plus drastiques que ceux de la réglementation en vigueur aujourd’hui, le Groupe inscrit sa responsabilité d’opérateur au Nigeria sur le long terme. Amenam-Kpono apporte ainsi une contribution significative à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la valorisation du gaz évitant un rejet annuel estimé de 15 millions de tonnes équivalent CO2 dans l’atmosphère.
En parallèle, conformément aux engagements du Groupe, toutes les mesures ont été prises pour réduire l’empreinte de ce nouveau site industriel sur son environnement : recyclage de tous les déchets du quartier-vie selon les normes les plus sévères, traitement des rejets de forage, diminution des émissions polluantes des turbines d’alimentation en électricité...
Une attention première aux performances sécurité
Exemplaire au regard du respect de l’environnement, le développement d’Amenam-Kpono veut aussi l'être en matière de sécurité. Le Groupe, en coopération étroite avec ses fournisseurs et ses contractants, a placé l’objectif « zéro accident » au cœur des priorités stratégiques du projet. Ce management omniprésent de la sécurité a porté ses fruits, avec moins d’un accident ayant entraîné un arrêt de travail par million d’heures/hommes travaillées.
Un projet sous le signe de l’intégration...
L’approbation du schéma de développement, en juillet 1998, a signé l’entrée en scène d’une équipe projet résolument placée sous le signe de l’intégration. Les équipes ont travaillé en étroite collaboration avec les partenaires nigérians. Un investissement relationnel qui a permis d’instaurer une véritable relation de confiance sur le long terme, faisant du transfert de savoir-faire et de compétences un axe fort de ce développement de grande envergure.
... du transfert de savoir-faire
Gisement, forage, procédés, ingénierie, construction, essais... De nombreux professionnels nigérians ont été étroitement associés aux travaux dans tous les domaines, acquérant ainsi une expérience irremplaçable pour prendre rapidement en charge des postes à responsabilité.
Lors de la phase 1, les 40 opérateurs nigérians chargés d’assurer le démarrage de la production ont bénéficié d’une formation théorique et pratique à Lacq, sur des simulateurs conçus spécialement à cet effet, avant de rejoindre Dubaï pour participer à la mise en ligne de la plate-forme. De même durant la 2ème phase ,40 opérateurs ont été formés en Malaisie sur le chantier de la nouvelle plate-forme de "process".
Des compagnies nigérianes ont été retenues aussi souvent que possible dans le cadre des appels d’offres du projet, participant ainsi au développement du tissu industriel et économique local. Des pièces majeures du dispositif technique ont ainsi été entièrement fabriquées dans le pays (trois plates-formes têtes de puits, jacket de la plate-forme abritant le quartier de vie, ponts entre les plates-formes, bouée d’exportation d’huile pour les tankers...).
Aide au développement social
Enfin, pour soutenir l’effort de développement économique et social local, et contribuer au mieux vivre des populations vivant à proximité des installations, le Groupe travaille en étroite collaboration avec les ONG pour mettre en place des programmes de développement des communautés locales. Au-delà de la construction de nouvelles infrastructures (adduction d’eau, réseaux électriques...), la démarche a pour objectif premier d’aider les populations à accroître durablement leurs revenus, notamment par l’optimisation des techniques de pêche ou de culture des sols.
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