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Le pétrole brut n’est pas utilisable en l’état. Il doit être raffiné pour donner naissance à des produits commerciaux : gaz de pétrole liquéfié, carburants pour automobiles ou pour avions, lubrifiants, fiouls, bitumes,...
Les raffineries mettent en oeuvre des procédés de plus en plus complexes. Les défis de cette activité sont multiples : fiabiliser les sources d’approvisionnement, développer de nouvelles qualités de produits et, globalement, se conformer à des exigences environnementales de plus en plus strictes.
Dans le domaine du raffinage, la stratégie du Groupe consiste à poursuivre l’amélioration de son positionnement selon trois axes prioritaires : l’optimisation du portefeuille de ses raffineries en Europe, le projet de conversion profonde dans sa raffinerie de Port Arthur en Amérique du Nord, ainsi que la croissance au Moyen-Orient avec le projet de la raffinerie de Jubail.
Des positions clés
Au 31 décembre 2007, le Groupe détient des participations dans 25 raffineries (dont 12 opérées directement) situées en Europe, aux États-Unis, aux Antilles françaises, en Afrique et en Chine.
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L’Europe de l’Ouest représente plus de 85% de la capacité de raffinage du Groupe, ce qui fait de Total le premier raffineur dans cette zone (1). Onze raffineries y sont exploitées par le Groupe. Six d’entre elles sont situées en France, une en Belgique, une en Allemagne, une au Royaume-Uni, une en Italie et une aux Pays-Bas. Total détient par ailleurs des intérêts minoritaires dans la raffinerie allemande de Schwedt. Enfin, le Groupe est présent dans quatre raffineries en Espagne, par l’intermédiaire de sa participation dans Cepsa (2).
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Aux États-Unis, Total exploite la raffinerie de Port Arthur (Texas).
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En Afrique, Total dispose de participations dans six raffineries au 31 décembre 2007.
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En Chine, Total, Sinochem et Petrochina sont associés depuis plus de dix ans dans la raffinerie WEPEC de Dalian. Un programme de modernisation concernant cette raffinerie a été lancé en 2006 pour répondre aux évolutions du marché domestique et international.
L’année 2007 a été marquée par une très forte activité de maintenance. En 2007, dix raffineries (3) ont été concernées par des grands arrêts de maintenance de manière partielle ou totale, contre respectivement trois en 2006 et six en 2005. Ces arrêts ont principalement permis de renforcer la sécurité et la fiabilité des opérations, de moderniser les installations, d’accroître leurs performances, et de réduire l’impact des unités sur l’environnement.
En 2008, les grands arrêts devraient concerner huit raffineries exploitées par le Groupe selon un programme échelonné sur la totalité de l année.
Production des raffineries (en millers de barils par jour)
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2007 |
2006 |
2005 |
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| Essences |
501 |
532 |
534 |
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| Carburants pour l'aviation |
186 |
179 |
191 |
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| Kérosène et gasoil |
705 |
660 |
639 |
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| Fiouls et combustibles |
536 |
582 |
593 |
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| Autres produits |
411 |
455 |
406 |
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| Total (*) |
2339 |
2408 |
2363 |
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| (*) Y compris la part du Groupe dans Cepsa
Investissements majeurs
Sur la période 2008-2012, Total prévoit d’investir plus d’un milliard d’euros par an en moyenne dans le raffinage, hors grands arrêts de maintenance.
- Près de 30% de ces investissements devraient être consacrés à deux projets majeurs de développement.
- Aux États-Unis, Total a décidé en février 2008 la construction d’une unité de conversion profonde ou coker dans sa raffinerie de Port Arthur. Ce projet permettra de traiter davantage de bruts lourds et soufrés et d’augmenter la production de produits légers, en particulier de distillats à basse teneur en soufre. - En Arabie Saoudite, Total et Saudi Arabian Oil Company (Saudi Aramco) ont signé un protocole d’accord qui porte sur un projet de construction et d’exploitation d’une raffinerie à Jubail. Le schéma très convertissant de cette raffinerie lui permettrait de traiter des bruts lourds (Arabian Heavy) et de produire des produits légers essentiellement destinés à l’exportation et répondant aux spécifications les plus strictes.
Près de 30% de ces investissements devraient être consacrés à des projets d’amélioration de la performance, notamment dans le domaine de la désulfuration, afin d’adapter le raffinage européen de Total aux évolutions de l’environnement pétrolier : demande croissante de gazole en Europe, évolution des spécifications sur les carburants et offre de bruts plus soufrés. En juin 2007, la raffinerie de Lindsey (Royaume-Uni) a démarré la construction d’unités de désulfuration (HDS) et de production d’hydrogène (SMR (4) afin de traiter des bruts soufrés et d’accroître sa production de gazole à très basse teneur en soufre. La construction d’une nouvelle unité de désulfuration dans la raffinerie de Leuna (Allemagne) a été décidée en 2007. Cette unité sera destinée à l’approvisionnement du marché allemand en fioul domestique à basse teneur en soufre.
Enfin, il est prévu que près de 40% de ces investissements soient consacrés à la modernisation de l’outil de raffinage, au renforcement de la sécurité, ainsi qu’à l’amélioration de l’efficacité énergétique et à la réduction des impacts environnementaux. Chaque raffinerie répond à des exigences strictes en matière de sécurité et de respect de l’environnement. Tous les équipements nécessaires sont mis en œuvre pour limiter l’impact écologique des activités. Les eaux utilisées sont analysées en continu ; elles sont systématiquement traitées et épurées avant rejet. La qualité de l’air est également surveillée en permanence, des mesures préventives s’enclenchant dès l’approche d’une situation d’alerte. Enfin, les nuisances liées à l’activité du site font l’objet de mesures spécifiques, régulièrement améliorées grâce à un dialogue étroit avec les riverains et les collectivités locales.
(1) Sources : données sociétés sur la base des capacités de raffinage. (2) Part du Groupe dans Cepsa : 48,83 % au 31 décembre 2007. (3) Y compris la raffinerie de Milford Haven (Royaume-Uni) dont la participation de 70 % du Groupe a été cédée en décembre 2007. (4) SMR : Steam Methane Reformer.
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