A la suite du naufrage du pétrolier Erika, le 12 décembre 1999, une instruction judiciaire est ouverte depuis janvier 2000. Des extraits d'un nouveau rapport versé au dossier du juge d'instruction ont été rendus publics. Les appréciations de ce rapport qui concernent TotalFinaElf ne s'appuient ni sur des règles de droit ni sur les usages maritimes et ne constituent que des interprétations manifestement erronées ou tendancieuses des faits et des éléments du dossier.
Aussi, le Groupe souhaite apporter les précisions suivantes :
- Concernant l'Erika, TotalFinaElf s'est comporté en affréteur au voyage et n'a jamais cherché à outrepasser ce rôle. L'affréteur au voyage n'intervient en effet qu'en qualité de locataire et n'a aucune autorité pour interférer dans la gestion nautique et la sécurité du navire et de son équipage. Ceci est d'ailleurs confirmé par le fait que TotalFinaElf a été prévenu des difficultés du navire bien après les autres parties concernées, comme il se doit.
- TotalFinaElf demande à ses transporteurs de l'alerter en cas de problème concernant sa cargaison. Ces échanges ne se substituent en aucun cas aux procédures normales d'alerte des responsables de l'armement du navire et des autorités en charge de la sécurité maritime. On ne peut déduire de ce légitime souci d'information qu'il existe un lien de subordination entre TotalFinaElf et l'équipage d'un navire ou que le Groupe exerce un quelconque contrôle sur un navire qu'il affrète.
- La première information parvenue à TotalFinaElf en provenance de l'Erika date très exactement du samedi 11 décembre 1999 à 18 h 34. Dans un message téléphonique enregistré, le commandant faisait état d'un simple problème de gîte et manifestait son intention de poursuivre normalement son voyage. Un second contact téléphonique a eu lieu le même jour vers 21 h 30. Le commandant a alors indiqué qu'une fissure était apparue sur le pont, qu'aucune pollution n'était toutefois constatée et que le navire se déroutait vers le port de Donges.
- Enfin, confronté à une confusion sciemment entretenue, TotalFinaElf rappelle que ses règles d'affrètement sont à la fois simples et rigoureuses. Tout d'abord, TotalFinaElf n'affrète que des navires qui détiennent un certificat de navigabilité - celui de l'Erika, décerné par le RINA, était valable jusqu'en 2003. Ensuite, parmi ces navires, le Groupe n'affrète que ceux qui ont été inspectés dans l'année écoulée par ses équipes ou par celles d'une autre compagnie pétrolière qui utilise les mêmes critères.
|