| De nouvelles analyses viennent de confirmer que la cargaison de l'Erika est un fioul lourd n°2 tout à fait classique et qu'en particulier aucun additif " chloré " (chlorure de benzalkonium) n'a été ajouté dans ce produit.
Au cours des opérations de pompage des cuves de l'épave de l'Erika, des échantillons de la cargaison ont été prélevés et analysés par l'Institut Français du Pétrole (IFP) et le laboratoire du Centre Européen de Recherche et de Technique (CERT) de TotalFinaElf.
Leurs conclusions sont concordantes et confirment :
- que les caractéristiques des échantillons issus de l'épave sont équivalentes à celles du fioul chargé par la raffinerie des Flandres et conformes aux spécifications d'un fioul n°2 ;
- que la présence d'ions chlorure est tout simplement liée à celle du sel de l'eau de mer résiduelle susceptible d'être dispersée de manière très variable au sein des échantillons prélevés ;
- que toute recherche d'ions benzalkonium dans les échantillons prélevés s'est révélée négative.
Rappelons que de nombreuses expertises avaient déjà levé toute ambiguïté sur la nature de la cargaison de l'Erika. Malgré ces expertises, la polémique semblant persister, TotalFinaElf a pris l'initiative, fin mai, de soumettre au juge du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Brest une demande de prélèvements d'échantillons dans les cuves de l'épave, sous contrôle d'huissiers, demande accueillie favorablement par ce tribunal.
Cette procédure officielle ordonnée par le TGI de Brest complète une procédure d'analyse ordonnée par le TGI des Sables d'Olonne. Ces deux procédures sont actuellement en cours, conformément aux protocoles de prélèvement et d'analyse définis par l'expert judiciaire désigné de manière commune par les deux TGI, Richard Flaugnatti.
Si TotalFinaElf attend sereinement l'issue de ces analyses, le Groupe ne peut laisser se propager des allégations mensongères qui remettent gravement en cause le sérieux de ses méthodes de fabrication et la qualité de ses produits. |