Développer les voies les plus prometteuses pour valoriser la biomasse

Collaborateur dans le laboratoire de recherche d’Amyris à Emeryville, en Californie (États-Unis). Collaborateur dans le laboratoire de recherche d’Amyris à Emeryville, en Californie (États-Unis).

Fermentation, thermochimie, micro-algues : ce sont les trois voies de transformation de la biomasse que nous étudions actuellement. Pour cela, nous nous appuyons sur de nombreux partenariats stratégiques avec des start-up et des laboratoires de recherche internationaux.

Nous innovons pour construire l’avenir des bioénergies

Biologie, génétique, chimie, agronomie… la recherche sur les bioénergies mobilise un large spectre de compétences techniques et scientifiques. Nous avons donc adopté une stratégie de recherche en open innovation. Partenariats internationaux avec des laboratoires universitaires ou privés, prises de participation dans des start-up innovantes : nous partageons avec eux efforts, données et résultats. Avec pour objectif d’identifier les voies de transformation les plus performantes et développer une gamme de produits pour le transport et la chimie.

 

Valoriser l’énergie des sucres grâce à la voie de la fermentation

Des micro-organismes (levures ou bactéries) transforment, par fermentation, le sucre issu de la biomasse en molécules utilisables pour les carburants et la chimie. Nous cherchons donc à optimiser ces micro organismes afin d’obtenir des souches industrielles efficaces et robustes. Pour cela, nous avons noué des partenariats universitaires d’excellence et pris des participations dans des sociétés et start-up prometteuses en Europe et aux États-Unis, comme par exemple : un partenariat phare avec Amyris, plateforme de biologie synthétique capable de modifier des micro-organismes pour produire diverses molécules, dont le farnésène, utilisé dans la formulation d’une grande variété de produits (cosmétique, chimie, biocarburants…).

Au-delà de ce partenariat majeur, nous travaillons également sur cette voie avec des partenaires académiques ou privés (Joint BioEnergy Institute, Futurol, Toulouse White Biotechnology et nous avons pris des participations dans des start-up prometteuses, comme Novogy, Gevo ou encore Renmatix avec laquelle nous avons également un accord de développement conjoint (joint development agreement).

Amyris : une plateforme biotechnologique de pointe

Opérateurs devant le site de production de biomolécules d'Amyris à Brotas, au Brésil.

Notre partenaire américain dispose d’une plateforme de biologie synthétique avancée. Elle permet de construire et sélectionner des micro organismes aptes à transformer du sucre en diverses molécules d’intérêt, dont le farnésène. Ce dernier est une molécule-clé dans la composition de nombreux produits cosmétiques et chimiques. Pour nous, ces recherches pourraient également offrir des débouchés dans les domaines du biodiesel et des biocarburants pour l’aviation.

 

Transformer la biomasse par la voie thermochimique cellulosique

La thermochimie permet de produire un large choix de molécules pour la chimie ou les carburants. Pour cela, nous nous appuyons d’une part sur nos connaissances en procédés éprouvés de raffinage et de pétrochimie, d’autre part sur notre recherche ainsi que sur nos partenariats. Les projets en cours visent à améliorer d’avantage la fiabilité et la rentabilité économique de cette voie pour rendre une industrialisation possible.

  • Notre projet phare dans cette voie est BioTfueL, un partenariat consacré à la mise au point d’une technologie de production du biodiesel et du biokérosène à partir de biomasse lignocellulosique.
    Nous y travaillons également via une activité de capital développement dans Elevance Renewable Sciences Inc.
  • Atol TM, une technologie qui vise à déshydrater le bioéthanol en bioéthylène, ouvrant la voie à la production de polymères d’origine renouvelable.

 

Des micro-algues aux biocarburants, la voie des phototrophes

Certaines molécules créées par les micro-algues, grâce à la photosynthèse notamment, sont utilisées pour la production de carburants ou de lubrifiants. Produites sur des terres non arables, sans interférer avec les cultures alimentaires, ces micro-algues pourraient offrir un rendement bien supérieur à celui des plantes actuellement utilisées pour produire des biodiesels. Autant d’atouts que nous valorisons dans différents projets de recherche avec nos partenaires afin d’évaluer la faisabilité de ces technologies à long terme. Avec AlgaePARC par exemple, nous cherchons à concevoir et à industrialiser un modèle de réacteur et un procédé de culture plus performant que les technologies traditionnelles d’un point de vue technologique, économique et énergétique. Nous travaillons également avec le CEA et le CNRS et l’institut chinois « Qingdao Institute of Bionenergy and Bioprocess Technology » sur cette thématique.

Zoom sur les micro-algues
Zoom sur les micro-algues
Zoom sur les micro-algues

Les micro-algues, véritables usines, produisent directement par photosynthèse des lipides  pouvant être transformés en carburants ou en lubrifiants.