Maîtriser nos impacts

Renforcer la sécurité du transport de nos produits

Nous transportons chaque jour, par mer ou sur la terre, des matières dangereuses : pétrole brut, gaz naturel, produits chimiques ou pétroliers... Le management de la sécurité des transports demeure plus que jamais un enjeu stratégique pour le Groupe. La maîtrise des risques liés aux transports de produits repose donc sur des principes communs qui s'accompagnent de plans d'actions adaptés à chacun des modes de transport.

Des moyens de transport divers, une attention commune

Quel que soit le moyen de transport utilisé, la maîtrise des risques repose sur des principes communs :


  • la sélection des fournisseurs (transporteurs et intervenants), laquelle fait intervenir des critères liés aux performances sécurité de l’entreprise ;
  • la mise en œuvre de programmes d’audits et d’inspections concernant entre autres les moyens de transports, en particulier avant leur sortie des sites ;
  • l’attention portée à la qualification des intervenants, via des formations réglementaires pour le transport de matières dangereuses et des stages complémentaires, portant notamment sur l’utilisation des équipements du site de chargement / déchargement ;
  • le déploiement des Systèmes de Management de la Sécurité, une attention particulière dans ce domaine étant portée à la formation des intervenants, à la vérification de l’efficacité des procédures internes, à la veille réglementaire ainsi qu’à la qualité du reporting ;
  • l’utilisation d’analyses de risques permettant d’évaluer les risques de certains trajets développés avec l’aide de systèmes d’informations géographiques ;
  • la déclaration et l’analyse des accidents ainsi que l’observation des « bonnes pratiques » pour permettre le retour d’expériences et la mise en place d’indicateurs de suivi des performances de sécurité.


Pour l’ensemble des modes de transport, une analyse globale des incidents et accidents corporels et matériels est effectuée, afin de mieux connaître les risques associés et d’orienter les programmes d’amélioration. Sont ensuite mis en œuvre des plans d’actions spécifiques dans toutes les entités.


Les transports routiers

La prépondérance, à près de 80 %, des accidents routiers dans l’ensemble des accidents de transports du Groupe justifie l’attention particulière accordée à cet enjeu.


Dans chaque zone géographique a été développé un programme d’amélioration sur le modèle de PATROM (Afrique et Moyen-Orient). Lancé en 2002, ce « programme d’amélioration des transports routiers» a visé à renforcer les partenariats entre filiales et transporteurs, rationaliser les flottes et améliorer la formation des conducteurs. POSTAL en Amérique Latine, AP TRIP en Asie, … ont ainsi permis de réelles avancées en intégrant la démarche sécurité pour les véhicules légers comme pour les poids lourds.


Un référentiel d’audit des systèmes de gestion de la sécurité des transporteurs a été établi en 2007, pour l’Europe : il s’agit de faciliter la réalisation des audits et d’intégrer des vérifications sur le terrain auprès des conducteurs.


Affiche de sensibilisation à la sécurité routière en Turquie

En complément de ses actions internes, Total s’associe à d’autres acteurs de la sécurité routière pour accroître son efficacité, mettant ainsi l’accent sur la sensibilisation. Outre son adhésion en 2005 au Global Road Safety Partnership (organisme émanant de la Banque mondiale visant à améliorer la sécurité routière dans les pays confrontés à des difficultés), le Groupe favorise des initiatives développées localement, telles que le partenariat avec le ministère turc de l’Éducation nationale et Renault pour former les jeunes élèves aux règles élémentaires de sécurité routière.

Les transports ferroviaires

En Europe, les transports ferroviaires sont effectués en grande partie par les compagnies nationales, opérateurs historiques, mais on assiste au développement de l’activité de nouveaux opérateurs privés, dans le contexte de l’ouverture du marché européen. Des règles de sécurité et d’exploitation minimales pour tous les opérateurs ferroviaires travaillant pour Total ont été définies, en se basant sur le référentiel SQAS Rail.


Les transports maritimes et fluviaux

La cartographie des routes maritimes et fluviales empruntées par tous les produits (hydrocarbures, GPL, GNL, produits chimiques, engrais, charbon) transportés par le Groupe a été dressée. Elle permet de mieux connaître les flux par région, famille de produits, mode et condition d’affrètement, à disposer d’une vue globale et à mieux évaluer les risques.



Cartographie des routes maritimes et fluviales empruntées pa


Afin de s’assurer que les navires transportant nos produits ou approvisionnant nos terminaux répondent à nos exigences en la matière, un ensemble de critères de sélection et d'acceptation ont été définis, communément appelés « vetting ». Le vetting du Groupe est actuellement parmi les plus stricts de l’industrie pétrolière.


Les transports par canalisation

Les travaux exécutés par des tiers à proximité des ouvrages constituent la principale cause d’accident sur les réseaux de pipelines. Les possibilités pour réduire ce type de risque s’étendent de la construction (choix d’un tube plus épais, par exemple) au suivi en exploitation (surveillance aérienne, etc.), en passant par la prévention. L’organisation de campagnes d’information soutenues par la diffusion de plaquettes auprès des riverains, communes, entreprises de travaux, est une mesure efficace et universellement reconnue.


Total et l’AMARIS, association nationale des communes pour la maîtrise des risques industriels, ont décidé de se rapprocher pour mener à bien des actions communes relatives à la mise en œuvre du nouveau règlement de sécurité des pipelines en France : explication et compréhension des textes et de leurs limites, édition de plaquettes de sensibilisation, participation à des actions d’information et de formation. La convention de partenariat signée en 2008 permet de concrétiser l’objectif de maîtrise du niveau de risque des canalisations de transport, objectif partagé par les élus et le groupe Total.


Chargement/déchargement : lutter contre le danger de la banalisation

Bien que répétitives, les opérations de chargement et déchargement par route ou par fer demeurent des activités à risque. Publiée en 2008, la Directive Groupe DirSec 14 a précisément pour objet de mettre en exergue les clés de la sécurité dans ce domaine.


Vue d'un camion citerne Total en cours de déchargement.

Il est nécessaire de procéder à une analyse de risque prenant en compte les conditions opératoires, les spécificités techniques et les types de produits concernés, intégrant l’accidentologie et les retours d’expérience. Les moyens de transport et les conducteurs doivent être contrôlés. La vigilance ne doit jamais se relâcher sur les opérations préalables (contrôle de sur-remplissage, accès aux postes), les équipements de sécurité et d’urgence et les consignes correspondantes. Les intervenants doivent être formés à l’utilisation de ces équipements et porter leurs équipements individuels de protection. L’accent est également mis sur les risques spécifiques aux travaux en hauteur, sur les dispositifs de supervision et d’alerte comme sur l’importance des exercices, d’un reporting fiable et d’audits périodiques.