Maîtriser nos impacts

Préserver la biodiversité

Au même titre que le changement climatique, la conservation des espèces et la protection du vivant imposent une mobilisation coordonnée. Nous y prenons part, notamment en renforçant notre management des questions de biodiversité, mieux intégré à notre stratégie et à la conduite de nos opérations, de la conception des projets au démantèlement des sites.

Préservation des espèces et des écosystèmes : un enjeu mondial, une priorité pour Total

Vue d'une installation sur le champ pétrolier onshore d'Atora, au cœur d'une lagune.

Les équipes du Groupe, spécialement dans l'Amont, sont au contact de milieux naturels d'une grande variété : régions tempérées, zones humides, lagunes et sites côtiers, mangroves, déserts, paysages de toundra ou de taïga, forêts boréales ou tropicales, récifs coralliens, Arctique, grands fonds marins, etc. Autant d'écosystèmes vulnérables, qui demandent une approche spécifique à chaque contexte. Total exploite aussi des installations au coeur de zones industrielles très denses. Celles-ci recèlent, en leur sein ou à leurs marges, une diversité biologique souvent méconnue, à protéger avec la même attention.

L'empreinte exercée sur les milieux se traduit de différentes manières : occupation du sol, émissions, mais aussi intensification de la présence humaine à proximité de nos sites, susceptible de perturber davantage des équilibres fragiles. Ces risques, nous avons pour responsabilité de les maîtriser et de les minimiser, autour des unités opérationnelles de longue date comme sur nos nouveaux territoires d'implantation, en particulier dans le cadre du développement des ressources non conventionnelles.

Des progrès à consolider

Total s'engage en faveur de la préservation de la diversité biologique depuis près de trente ans. Après avoir constitué en 1980 un Comité des dunes (Saint-Fergus, en Écosse), le Groupe s'est doté dès 1992 d'une Fondation pour la biodiversité et la mer. La Fondation a contribué, au-delà des projets de préservation ou de restauration du vivant, et avec l'appui d'un réseau d'ONG, d'institutions et de scientifiques, à renforcer la connaissance autour de ces sujets.

Puis, dans le respect des principales conventions internationales telle la CDB, le Groupe travaille notamment avec le PNUE, l'UICN ou encore l'Ipieca, sur les sujets directement liés aux métiers des hydrocarbures afin de progresser dans la formalisation des pratiques.

Une politique formalisée au niveau du Groupe

Depuis plusieurs années le Groupe agit pour adapter les référentiels et procédures internes ; des analyses « point zéro » et des études d'impact préalables au lancement de ces projets sont également systématiques réalisées.

Total a formalisé son engagement en publiant en 2005 une Politique Biodiversité ainsi qu'une Feuille de Route. La politique du Groupe vise à :


  • minimiser l'impact de ses activités sur la biodiversité ;
  • intégrer la préservation de la biodiversité dans son Système de management environnemental ;
  • porter une attention plus particulière à certaines régions dans lesquelles la biodiversité est riche ou vulnérable ;
  • contribuer à la recherche scientifique et au progrès des connaissances.

Ainsi, nous oeuvrons, depuis quatre ans, à la mise en place d'un véritable management de la biodiversité, considéré comme un élément de notre stratégie d'ensemble.

Trois étapes d'une démarche plus volontariste : le Guide pratique Biodiversité

Couverture du guide Biodiversité

Pour faciliter la mise en application pratique de cette politique sur le terrain, Total a élaboré un manuel interne. Diffusé en 2007, le Guide pratique Biodiversité développe une démarche basée sur un triple impératif : connaître, protéger, aller plus loin.

Cette démarche passe d'abord par une analyse approfondie du site, des écosystèmes et des enjeux locaux. Il ne s'agit pas seulement de connaître la biodiversité du site, mais également de mesurer l'impact éventuel des activités sur celle-ci.

La protection repose ensuite sur des plans d'action définis en amont, une compensation pertinente des dommages avérés et un suivi documenté de l'efficacité des mesures prises au cas par cas (réserver des couloirs de circulation pour la faune, réduire l'emprise au sol, limiter les nuisances de toutes sortes, prévenir l'introduction d'espèces invasives, etc.).

Pour progresser encore, le Groupe privilégie plusieurs pistes, dont l'amélioration de la fiabilité des indicateurs de suivi, la mise à jour des Systèmes d'information géographiques (SIG) permettant de situer les installations par rapport aux aires protégées définies par l'UICN, l'ONU ou l'Unesco, la poursuite de partenariats scientifiques et de travaux de recherche. Il entend surtout développer le partage des informations recueillies sur les sites et inviter toutes les parties prenantes qui le souhaitent à les exploiter pour réfléchir et agir ensemble.