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La parole à... Françoise Barré-Sinoussi

Chercheuse en virologie, responsable de l’unité Régulations des infections rétrovirales à l’Institut Pasteur de Paris, prix Nobel de médecine 2008

Portrait du docteur Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008

Quelle est la particularité du partenariat qui lie l’Institut Pasteur et Total ?

Au-delà du soutien de la recherche, nous participons ensemble, avec nos partenaires locaux respectifs, à des projets de santé publique dans des pays aux ressources limitées. Centrées sur une pathologie et/ou sur une population donnée, ces actions pourront ensuite être reproduites ailleurs et/ou étendues à d’autres maladies. Les Instituts Pasteur implantés dans ces pays apportent leur expertise et Total s’implique aux côtés des communautés. Ensemble, nous apprenons à mieux identifier les facteurs de succès dans la prévention et l’accès aux soins.

Quel autre intérêt voyez-vous à ce partenariat ?

Il nous permet d’intervenir dans des pays où les ressources humaines et les infrastructures de santé demeurent souvent des maillons faibles. Or, il n’est pas dans la vocation de l’Institut Pasteur d’investir financièrement dans ces champs. La complémentarité joue alors à plein, avec l’apport financier de Total.

Quelle est meilleure manière pour les entreprises de s’impliquer dans la lutte contre le paludisme ou le VIH/Sida ?

Les multinationales présentes en Afrique sont confrontées depuis longtemps à ces pandémies qui affectent leurs salariés. Progressivement, elles se sont efforcées de partager leurs bonnes pratiques entre elles et avec des acteurs scientifiques, publics ou associatifs. Il n’y a ni modèle unique, ni recette simple. Mais sur le terrain, on voit émerger de réels co-investissements, grâce notamment à l’action du Fonds mondial.