Les mesures anti-pollution : anticiper et réagir

Démonstration par les marins-pompiers des moyens de lutte contre la pollution des hydrocarbures. Démonstration par les marins-pompiers des moyens de lutte contre la pollution des hydrocarbures.

Avant tout, nous misons sur la prévention pour faire face aux risques de pollution. L’anticipation nous permet de pouvoir réagir rapidement et à tout moment face à une situation d’urgence. Nous sommes engagés dans une démarche d’amélioration fondée sur l’analyse des accidents, le partage d’expériences et la réalisation d’exercices en conditions réelles.

Pourquoi c’est important

Les activités pétrolières et gazières comportent des risques environnementaux spécifiques. Une pollution accidentelle peut avoir un impact fort, tant sur l’environnement que sur l’activité économique des entreprises. Dès lors, la réactivité est clé pour atténuer les conséquences environnementales et sociétales. Chez Total, nous faisons de la protection des personnes et des écosystèmes présents dans les zones où nous opérons une priorité absolue. Il en va de la confiance que nous accordent les communautés riveraines de nos sites, indispensables pour nous permettre de continuer à opérer.

Au cœur de nos activités : la prévention des risques

La prévention du risque est centrale dans nos activités. Elle passe d’abord par l’évaluation précise des risques de pollution propres à chacun de nos sites.
Pour les minimiser, nous déployons des dispositifs qui visent à réduire le risque d’accident et à en limiter l’impact environnemental. Ils incluent notamment :

  • la conception d'équipements plus sûrs, fiables et performants ;
  • l'inspection et la maintenance des installations ;
  • l'usage d'équipements de contrôle et de surveillance permettant la détection rapide des dysfonctionnements et notamment des fuites ;
  • le choix de modes de transport et d'itinéraires minimisant les risques d'accidents.

Enfin, nous sensibilisons tous nos collaborateurs au risque industriel. Cette culture sécurité partagée par tous, est notamment renforcée par la mobilisation de l’ensemble de nos équipes lors d’exercices de crise en temps réel.

Pour tenir compte de ces progrès et assurer la meilleure prévention, nous avons créé le Comité Risques qui réunit les représentants des directions concernées. Cette instance analyse pour chacun de nos projets, les risques environnementaux et ceux relatifs à la santé des riverains, tout en tenant compte des aspects sociétaux. Une fois étudiés par le Comité Risque, ces projets peuvent être soumis pour approbation au Comité Exécutif du Groupe.

Lula : un exercice de simulation au service de la prévention

En novembre 2013, nous avons mené en Angola un exercice de crise de grande ampleur simulant une fuite massive d’hydrocarbures en offshore profond. Cet exercice, baptisé Lula, a nécessité une année de préparation avec les autorités locales et les partenaires industriels. Mobilisées durant trois jours, les équipes locales et internationales ont déployé des moyens d’intervention considérables. Image satellite, bouées dérivantes, plusieurs bateaux, un avion, des hélicoptères et des équipes, à Luanda (Angola) et à Paris (France).
L’exercice Lula nous a permis d’évaluer en conditions réelles, les capacités d’intervention du groupe et de tester pour la première fois des technologies innovantes.

Lula, un exercice de crise de grande ampleur
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    Collaborateur de Total participant à l’exercice Lula
    En novembre 2013, Total organise un exercice de crise baptisé « Lula » au large de l’Angola. Son objectif : se préparer pour réagir au mieux en cas de pollution majeure en mer
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    Collaborateur de Total participant à l’exercice Lula
    L’exercice simule la fuite d’un puits sous-marin d’hydrocarbures à 1000m de profondeur. Mobilisant nos experts, nos partenaires et les autorités angolaises, plus de 400 personnes prennent part à l’exercice durant 3 jours
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    Collaborateur de Total participant à l’exercice Lula
    Tout au long de l’exercice, des cellules de crise sont mises en place en France et en Angola, en lien direct avec les autorités angolaises
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    Technologies utilisées pendant l’exercice Lula
    Survol aérien, imagerie satellite, bouées dérivantes, modélisation de dérive : différentes technologies nous permettent d’évaluer la nappe, son évolution et d’adapter notre action
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    Ballon d’observation pendant l’exercice Lula
    Avec l’accord des autorités, un ballon d’observation équipé de caméras visible/infrarouge est par exemple déployé pour surveiller nuit et jour la petite nappe d’hydrocarbures déversée
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    Collaborateur de Total participant à l’exercice Lula
    Mobilisés en mer, nos experts supervisent l’installation d’un kit d’injection sous marine de dispersant affrété de Norvège jusqu’à la base angolaise
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    Contrôle du puits à distance pendant l’exercice Lula
    Une fois installé à 1000m de profondeur, le kit d’injection permet de sécuriser en surface les opérations de reprise de contrôle du puits et de nettoyage, mais aussi de réduire l’impact environnemental de la fuite
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    Confinement et récupération durant l’exercice Lula
    La réponse antipollution prévoit en parallèle des actions en surface : le confinement et la récupération des hydrocarbures, avec l’aide de navires, de barrages flottants et de pompes
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    Traitement par dispersion pendant l’exercice Lula
    Les zones de plus grande concentration d’hydrocarbures en surface sont aussi traitées par dispersion : le produit pulvérisé avec précision favorise ainsi le processus naturel de dégradation de la nappe d’hydrocarbures
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    Collaborateur de Total participant à l’exercice Lula
    Pendant toutes les opérations, des analyses physico-chimiques sont régulièrement prises pour assurer la sécurité du personnel impliqué
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    Exercice Lula
    Lula est un exercice réussi. Total a renforcé ses capacités d’intervention en cas de pollution en mer et partagé ses enseignements dans l’industrie pétrolière
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Nos plans et moyens d’action pour réagir en cas de problème

En cas de crise, pour assurer la réponse adaptée, nous mettons en œuvre des plans d’urgence pour tous nos sites qui présentent un risque de pollution. Ceux-ci prévoient les procédures à suivre et l’utilisation de matériel validé par les spécialistes et experts en sécurité industrielle de notre Groupe ainsi que par des experts externes.

Dans le cadre de ces plans d’urgence, nous renforçons nos capacités de réaction grâce à des conventions d'assistance avec des organismes spécialisés dans la lutte antipollution comme OSRL, le CEDRE ou le Clean Caribbean & Americas. Ils nous apportent leur expertise, les ressources et les équipements nécessaires dans toutes les zones où nous opérons.

FOST : notre base d’intervention pour l’Europe et l’Afrique de l’Ouest

Depuis 1991, nous disposons de notre propre base d’intervention située à proximité de Marseille, dans le sud de la France. La FOST (Fast Oil Spill Team), constituée des meilleurs techniciens détachés du Bataillon des marins-pompiers de Marseille, a la capacité d’intervenir en urgence dans les eaux européennes et d’Afrique de l’Ouest. Elle peut y déployer le matériel de première intervention pour lutter contre une pollution. Son niveau d’excellence en fait l’interlocuteur idéal des équipes locales auprès desquelles elle diffuse son savoir-faire, par des formations et des exercices pratiques.

Capitaliser sur les retours d’expériences

Chaque accident est unique et présente une opportunité de renforcer nos capacités à prévenir sa répétition et mieux réagir. Son analyse permet d’en identifier les causes et comprendre son déroulement. Notre objectif : mettre en œuvre les moyens nécessaires pour éviter qu’il ne se reproduise et en limiter les conséquences. Cette analyse en profondeur ne se limite pas au périmètre du Groupe. Nous étudions également les accidents et incidents à hauts potentiels de toute notre industrie. Nous collaborons avec les autres acteurs du secteur pour déterminer les leçons à retenir pour définir et adopter les bonnes pratiques correspondantes.

Deepwater Horizon : retour d’expérience

Après l’explosion de la plateforme pétrolière Deep Water Horizon, sur le puits Macondo opéré par la société BP, dans le Golfe du Mexique en 2010, nous avons pris des mesures pour prévenir l’occurrence d’un tel accident sur nos installations. Pour analyser les risques et mieux les réduire, nous avons monté trois groupes de travail : sur la sécurité des opérations de forage en offshore profond, le développement de systèmes de captage de pétrole dans les profondeurs et la lutte contre les déversements accidentels. Ces travaux, aujourd’hui finalisés, nous ont permis de mettre en place différentes solutions pour limiter les risques. Pour le forage en offshore profond, nous avons réévalué notre référentiel technique et multiplié les formations ciblées. Pour le captage, nous avons développé de nouveaux moyens de fermeture d’un puits et de capture des effluents en surface. Enfin, face aux déversements accidentels, nous avons fait évoluer lorsque cela est apparu nécessaire nos méthodes d’intervention sur puits, notre connaissance de l’injection de dispersants dans des conditions sous-marines, la modélisation de la dérive des nappes d’hydrocarbures ou encore notre organisation de la gestion de crise.

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