Gaz de schiste
Vous êtes ici :AccueilDossiersGaz de schisteTotal : un déploiement international Europe : Danemark, France et Pologne
Gaz de schiste
En Europe : le Danemark, la France et la Pologne
Si le gaz de schiste est exploité de longue date en Amérique du Nord, il s’agit en Europe d’une ressource inédite. Tandis qu’en France, les permis d’exploration ont été abrogés, les phases d’étude se poursuivent activement au Danemark et en Pologne.
L’exploration d’un sous-sol : une activité très encadrée en Europe.
Les activités de Total s’inscrivent dans une recherche de sécurité environnementale maximale et, bien sûr, un respect absolu des réglementations en vigueur.
Le gaz de schiste au Danemark
Le Danemark possède une longue expérience dans le domaine de la production d’hydrocarbures en mer du nord. Cette production offshore est en déclin et les énergies renouvelables ne seront pas suffisantes dans les années à venir pour répondre aux besoins énergétiques du pays. Le Danemark se met donc à la recherche d’hydrocarbures à terre, dont le gaz de schiste.
Les études récentes de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) montrent que le Danemark figure parmi les pays d’Europe dont le potentiel en gaz de schiste serait significatif.
Le Ministère du Climat et de l’Energie danois à accordé en 2010 à Total deux permis d'exploration en tant qu'opérateur dans le cadre d’un partenariat avec la compagnie pétrolière nationale Nordsøfonden. Localisés dans les régions de Nordjylland et Nordsjælland, ils représentent une superficie totale de 5 261 km2. Sur l’un des deux, un puits d’exploration est prévu à l’été 2013.
La phase d’exploration débutée en 2010 se poursuivra jusqu’en 2016. Les études menées durant cette période permettront de confirmer la présence de gaz dans le sous-sol danois et de s’assurer de la faisabilité technique et économique de son exploitation. Total s’engage, durant ce processus de validation, à prendre en compte les aspects environnementaux et sociétaux en cohérence avec le contexte national et local.
La situation en France
En 2010, le ministère de l'Écologie a délivré à Total le « permis de Montélimar », d'une durée de 5 ans. Il fait partie des trois permis d'exploration du sous-sol délivrés en France pour rechercher du gaz de schiste. Localisé dans le Sud-Est, il s'étend sur 4 327 km2, du sud de Valence à la région de Montpellier.
Le 13 octobre 2011, dans un contexte d'opposition croissante à l'exploitation du gaz de schiste et malgré le dépôt auprès de l’administration française d’un programme de travail conforme à la loi, notamment car il ne prévoyait pas le recours à la technique de la fracturation hydraulique, le gouvernement annonçait l’abrogation du permis d'exploration dit « de Montélimar ».
Total a déposé le 12 décembre un recours devant le tribunal administratif de Paris dans le but de clarifier la situation alors que le Groupe estime avoir respecté la loi du 13 juillet 2011 sur laquelle se base l’abrogation de ce permis.
Toutefois, ce sont plus les techniques actuelles d'extraction que la ressource elle-même qui sont remises en question. Aussi la voie de la recherche pour le développement d'autres technologies reste-t-elle ouverte.
A l’occasion de l’ouverture de la conférence environnementale le 14 septembre 2012, le Président Hollande a exprimé de façon explicite sa position relative aux gaz de schiste en France.
- Pour Total, le sujet des gaz de schiste paraît mériter un vrai débat national. Il est dommage de le clore avant même de l’ouvrir. Dans tous les cas, le gaz fera partie de la transition énergétique. Dans 10, 20 ans et plus, la France continuera à consommer du gaz parce que nous aurons besoin de toutes les énergies, fossiles et renouvelables.
- En octobre 2012, tirant les leçons des récentes polémiques sur le lobbying de Total en faveur des gaz de schiste, Christophe de Margerie déclarait qu’il n’était plus question pour le Groupe d’être «le fer de lance de l’aventure » des gaz de schiste en France : « nous ne demandons plus rien, c’est aux responsables politiques et gouvernementaux » de savoir quoi faire sur le sujet.
Par ailleurs, la réforme du Code minier lancé en 2011 et poursuivie en 2012 s’inscrit également dans le cadre de ce sujet sur les gaz de schiste. En novembre 2012, le rapport Gallois mentionne la nécessité de mener les recherches sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste.
Apportant sa contribution au débat, l’UFIP a publié le 6 février 2013 un livre blanc intitulé « Et si la France avait à la fois du pétrole, du gaz et des idées. Contribution au débat sur les hydrocarbures de schiste ».
L'évaluation du potentiel en Pologne
De nombreux permis ont déjà été accordés par les autorités polonaises pour explorer les bassins identifiés comme potentiellement riches en gaz de schiste. La Pologne posséderait les plus importantes réserves de gaz de schiste en Europe.
En 2011, Total a signé un accord avec ExxonMobil lui permettant d’entrer à hauteur de 49 % dans les deux concessions d’exploration Chelm et Werbkowice. ExxonMobil en est l’opérateur avec 51 % des intérêts. Ces licences d'exploration, attribuées pour une durée de cinq ans à compter de décembre 2008 pour la concession de Werbbkowice et mars 2009 pour celle de Chelm, s'étendent respectivement sur des surfaces de 995 km² et 1 162 km2 au sud-est du pays dans le bassin de Lublin. Le programme de travaux sur chacune des concessions comporte :
- de l’acquisition sismique,
- le forage d’un puits d’exploration,
- un test de production si les résultats du forage sont encourageants.
A ce jour, ont été effectués des travaux d’acquisition sismique, le forage d’un puits d’exploration ainsi que des tests de production sur la concession de Chelm. Dans le cadre de leur partenariat, ExxonMobil et Total travaillent sur la suite des programmes d’études.
L’accord a été définitivement signé en janvier 2012. Un puits a été foré et un test de production effectué sur Chelm ; des données sismiques ont été acquises sur les deux concessions. Une fois le retrait d’ExxonMobil – annoncé en mai 2012 – devenu effectif, Total deviendra opérateur d’une des deux licences. L’autre licence ne sera pas conservée.
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